Wall Street trébuche avec les droits de douane et la géopolitique
Alors que la saison des résultats se poursuit
Wall Street, fermé hier pour la Journée de Martin Luther King Jr., va reprendre en forte baisse ce mardi, suite aux dernières menaces commerciales de Trump visant huit partenaires européens et alors que le "Conseil de paix" voulu par le président américain suscite une certaine perplexité. Il n'en fallait pas plus pour provoquer un recul généralisé des indices à Wall Street, en pleine période de publication des entreprises. Le S&P 500 décroche de 1,5% en pré-séance, le Nasdaq de 1,8% et le Dow Jones de 1,4%. Sur le Nymex, le baril de brut WTI avance de 0,4% à 59,6$. L'once d'or fin s'accorde 1,2% à 4.728$. L'indice dollar cède 0,9% face à un panier de devises. Le bitcoin retombe sous les 91.000$.
Trump a confirmé sa volonté d'une prise de contrôle du Groenland et a indiqué qu'il allait rencontrer plusieurs responsables pour discuter de la question en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Il a déclaré qu'il avait eu une conversation téléphonique fructueuse avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et dit donc avoir accepté une réunion sur le Groenland à Davos, impliquant diverses parties. Le président américain maintient quoi qu'il en soit que l'île est essentielle à la sécurité nationale américaine et mondiale. Trump qui s'exprimera demain au FEM de Davos.
Sur son réseau Truth Social, Trump a publié tout de même un montage photo sur lequel on peut le voir tenir le drapeau américain aux côtés de JD Vance et Marco Rubio et laissant entendre que le Groenland deviendrait un territoire américain courant 2026. Il s'est aussi amusé à publier une photo du Bureau ovale où l'on voit une carte sur laquelle le Groenland, le Venezuela et le Canada font partie des États-Unis d'Amérique. Toujours sur son réseau social, Trump s'en est pris au Royaume-Uni : "Chose choquante, notre 'brillant' allié de l'OTAN, le Royaume-Uni, envisage de céder l'île de Diego Garcia, où se trouve une base militaire américaine vitale, à l'île Maurice, et ce, sans aucune raison. Il ne fait aucun doute que la Chine et la Russie ont remarqué cet acte de faiblesse flagrant. Ce sont des puissances internationales qui ne reconnaissent que la FORCE, raison pour laquelle les États-Unis d'Amérique, sous ma direction, sont désormais, après seulement un an, respectés comme jamais auparavant. Que le Royaume-Uni cède un territoire aussi important est un acte d'une GRANDE STUPIDITÉ et s'ajoute à la longue liste des raisons de sécurité nationale justifiant l'acquisition du Groenland. Le Danemark et ses alliés européens doivent faire ce qui est justifié".
Les exigences de Trump concernant le Groenland sont montées d'un cran ces derniers jours. Le président américain a rappelons-le annoncé son intention d'imposer des droits de douane à huit pays européens jusqu'à ce qu'un accord sur la souveraineté américaine sur le Groenland soit conclu. Dans un message publié samedi sur Truth Social, Trump a annoncé que les droits de douane américains sur les produits des pays concernés (Royaume-Uni, France, Danemark, Norvège, Suède, Allemagne, Pays-Bas et Finlande) débuteraient à 10% le 1er février et atteindraient 25% le 1er juin en l'absence d'accord. Les responsables européens ont rapidement condamné cette menace, la qualifiant d'inacceptable, et prépareraient notamment des tarifs douaniers de représailles frappant 108 milliards de dollars de produits américains. L'Europe pourrait également déployer un instrument anti-coercition susceptible d'alimenter les ventes d'actifs américains, avec des retombées potentielles bien plus importantes...
Trump a aussi menacé plus spécifiquement la France hier, affirmant qu'il pourrait contraindre Emmanuel Macron à rejoindre le Conseil de paix en utilisant les tarifs douaniers : "S'ils se sentent hostiles, j'imposerai une taxe de 200% sur ses vins et champagnes, et il se joindra à nous". Le Conseil de la paix proposé par Trump a donc connu, comme l'indique Bloomberg, des débuts difficiles : remis en question par l'Europe, critiqué par Israël et salué par les alliés du Kremlin. Le président français Emmanuel Macron a immédiatement décliné l'invitation, qui avait également été adressée, note l'agence, à des dirigeants autoritaires comme Alexandre Loukachenko, le dirigeant biélorusse. Plusieurs démocraties libérales étaient mal à l'aise, ne sachant comment réagir et soucieuses de ne pas froisser Trump. Irrité par le refus du président français, Trump a donc menacé d'imposer une taxe de 200% sur les vins et champagnes. D'après des sources de Bloomberg proches du dossier, Trump souhaite que la constitution et le mandat complets du comité soient signés à Davos jeudi. Mais certains points du texte auraient suscité l'inquiétude de plusieurs invités. Le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas, l'Allemagne et le Canada devraient rejoindre la France en refusant de prendre part à la cérémonie, selon des sources de Bloomberg proches du dossier. Trump exige des pays le versement d'un milliard de dollars pour un siège permanent au conseil. "Cette annonce a pris de court les dirigeants mondiaux et en a laissé plus d'un perplexe", toujours selon des sources de Bloomberg proches du dossier.
Trump a confirmé quoi qu'il en soit avoir invité le président russe Vladimir Poutine à rejoindre le Conseil de paix pour Gaza. Le président argentin Javier Milei et le Premier ministre canadien Mark Carney devraient devenir des membres fondateurs du comité. Parmi les autres invités figurent le président turc Erdogan et le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva. Une grande partie des inquiétudes porte sur la formulation de la charte du conseil, consultée par Bloomberg, qui semble conférer le pouvoir de décision ultime à Trump. "Cela soulève de nombreuses questions, notamment quant à la destination des indemnités versées pour les membres de longue durée", ont indiqué les sources de l'agence.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que le président Donald Trump ne renoncerait pas à l'acquisition du Groenland, arguant que l'Europe est trop faible pour assurer sa propre sécurité. Dans une interview accordée à l'émission Meet the Press de NBC, Bessent a balayé d'un revers de main les menaces de l'UE concernant les droits de douane et a affirmé que Trump utilisait les pouvoirs d'urgence comme moyen de pression stratégique. Bessent a déclaré que la volonté de Trump était motivée par la concurrence dans l'Arctique, les projets de défense antimissile et la dépendance passée de l'Europe à l'égard de l'énergie russe. Il a rejeté les affirmations selon lesquelles cela nuirait à l'OTAN, affirmant que les dirigeants européens finiraient par accepter le leadership américain en matière de sécurité... L'UE envisagerait selon le Financial Times de relancer un package de représailles de droits de douane frappant 93 milliards d'euros de produits importés des États-Unis.
Bessent a estimé par ailleurs qu'il était peu probable que la Cour suprême annule les droits de douane imposés par le président Trump, les qualifiant de politique économique fondamentale. Il a déclaré que la Cour suprême éviterait de provoquer un chaos économique et a comparé la situation à des décisions antérieures ayant validé des lois importantes. Il a ajouté que l'Europe était inondée de produits chinois et qu'elle finirait par adopter la politique commerciale des États-Unis.
Bessent a ainsi affirmé qu'il était peu probable que la Cour suprême annule les droits de douane imposés par Trump en vertu de la loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux (IEEPA). La plus haute juridiction du pays pourrait se prononcer sur la légalité du recours à l'IEEPA par Trump pour imposer ces droits de douane dès cette semaine, mais cette perspective ne semble pas inquiéter dans le clan Trump. "Je pense qu'il est très improbable que la Cour suprême invalide une mesure phare de la politique économique d'un président", a affirmé M. Bessent dans l'émission Meet the Press de télévision politique de NBC. "Ils n'ont pas invalidé l'Obamacare. Je crois que la Cour suprême ne souhaite pas créer de chaos", a remarqué Bessent. En juin, la Cour suprême avait confirmé en effet une disposition clé de l'Affordable Care Act (le fameux "Obamacare") qui avait institué un comité chargé de recommander les services de soins préventifs que les assureurs doivent fournir gratuitement aux patients.
La Cour suprême doit se prononcer sur l'utilisation par Trump de l'IEEPA pour imposer ces droits de douane avant la fin de son mandat, mais une décision pourrait être rendue dès cette semaine, croit savoir CNBC, rappelant que l'IEEPA confère au président une grande latitude pour utiliser des outils en réponse à une crise économique.
La prochaine réunion monétaire de la Fed, celle des 27 et 28 janvier, approche par ailleurs, et il est bien possible que soit annoncé auparavant le nom du successeur du patron de la banque centrale américaine, Jerome Powell, dont le mandat expire en mai. Scott Bessent, secrétaire au Trésor, a déjà indiqué que la décision concernant la succession de Powell serait révélée avant ou après le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, programmé du 19 au 23 janvier. Compte tenu de ces éléments, une annonce du nom de l'heureux élu aurait lieu dans un timing pour le moins surprenant, entre le forum et la décision monétaire de la Fed, tout cela alors que la question de l'indépendance de la Fed préoccupe de plus en plus suite aux récentes attaques contre Powell, menacé de poursuites pénales par le ministère de la Justice suite aux dépassements de coûts liés à rénovation du siège de la banque centrale...
Kevin Warsh, ancien haut responsable de la Fed, fait désormais figure de favori pour cette nomination à la tête de la Fed, suite aux déclarations de Trump à Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national du président et autre candidat sérieux à la nomination, lors d'un événement vendredi, où il a indiqué préférer ce dernier à son poste actuel. Les candidats retenus sont, rappelons-le, Kevin Hassett, l'ancien membre du conseil des gouverneurs Kevin Warsh, le directeur des investissements 'fixed income' de BlackRock, Rick Rieder, et le gouverneur Christopher Waller... Notons également que Trump a relancé les attaques sur Truth Social contre la gouverneure Lisa Cook, accusée de fraude sur des dossiers d'emprunts. Powell pourrait assister à l'audience de la Cour suprême concernant la tentative de limogeage par Trump de la gouverneure...
Il n'y aura, quoi qu'il en soit, sans doute pas de surprise le 28 janvier à l'issue de la réunion FOMC. L'outil CME FedWatch fait ressortir une probabilité de statu quo monétaire de 95%, soit un maintien du taux des fed funds entre 3,50 et 3,75%. Le même outil penche pour l'hypothèse d'une reprise de la baisse des taux en juin.
Sur le front économique cette semaine à Wall Street, les opérateurs suivront demain les mises en chantier de logements et permis de construire, les dépenses de construction, ainsi que l'indice des promesses de ventes de logements, puis jeudi les chiffres finaux du PIB du 3e trimestre, les inscriptions au chômage, les revenus et dépenses des ménages, ainsi que le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques ou encore que l'indice manufacturier de la Fed de Dallas. Le PMI composite américain, l'indice des indicateurs avancés et l'indice du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan, seront dévoilés vendredi.
Dans l'actualité des entreprises, Netflix (après bourse), 3M, US Bancorp, Fastenal, United Airlines et D.R. Horton, publient notamment ce jour. Johnson & Johnson, Prologis, Charles Schwab, Halliburton, Truist Financial ou The Travelers Companies, annonceront demain. Procter & Gamble, GE Aerospace, Abbott, Intel, Intuitive Surgical ou Capital One Financial, dévoileront leurs derniers chiffres jeudi. SLB (ex-Schlumberger) sera de la partie vendredi.
Les valeurs
3M a annoncé pour son 4e trimestre des ventes de 6,1 milliards de dollars en croissance de 2,1%, une marge opérationnelle de 13% en retrait de 510 points de base et un bénéfice par action de 1,07$ en baisse de 20%. Sur une base ajustée, les revenus ont progressé de 2,2% en organique à 6 milliards de dollars, pour une marge de 21,1% en hausse de 140 points de base et un bpa ajusté en croissance de 9% à 1,83$. Le cash flow opérationnel se situe à 1,6 milliard sur le trimestre et le free cash flow ajusté à 1,3 milliard. Sur l'exercice, les revenus ajustés atteignent 24,3 milliards, en croissance organique de 2,1%, pour une marge opérationnelle ajustée de 23,4% améliorée de 200 points de base et un bpa ajusté de 8,06$. Les comptes sont ainsi supérieurs aux attentes de marché.
Le groupe aux marques Scotch ou Post-it envisage pour 2026 une croissance des ventes ajustées de 4% environ reflétant une progression organique de 3%, une marge opérationnelle ajustée en expansion de 70 à 80 points de base, ainsi qu'un bénéfice ajusté par action allant de 8,50 à 8,70$. Le cash flow opérationnel ajusté est anticipé entre 5,6 et 5,8 milliards de dollars.
US Bancorp, la banque régionale américaine, a publié pour le trimestre clos des revenus record de 7,36 milliards de dollars comprenant une hausse de 7,6% des revenus de commissions, pour un bénéfice net de 2,04 milliards de dollars en progression de 23% en comparaison de l'an dernier et un bpa dilué en hausse de 18% à 1,26$.
"Au quatrième trimestre, le bénéfice par action dilué s'est établi à 1,26$, soit une hausse d'environ 18% par rapport à l'année précédente, après ajustement. Nous avons réalisé une solide rentabilité des capitaux propres tangibles de 18,4% et un effet de levier opérationnel positif de 440 points de base, après ajustement, grâce à un chiffre d'affaires net record ce trimestre. Les dépôts de la clientèle, eux aussi records, et la restructuration efficace de notre bilan ont contribué à la croissance du revenu net d'intérêts et à l'amélioration de nos marges. Les revenus de commissions ont dépassé notre objectif de croissance à un chiffre et ont été soutenus par la bonne performance de nos activités diversifiées génératrices de commissions. Nos niveaux de crédit et de capital demeurent solides : notre ratio de pertes nettes sur créances s'est amélioré à 0,54% et notre ratio de fonds propres CET1 a clôturé l'année à 10,8%".
Fastenal, acteur américain des fournitures industrielles, corrige assez lourdement avant bourse à Wall Street. Le groupe a publié pour son 4e trimestre fiscal un bénéfice net de 294 millions de dollars (+12%) et un bénéfice par action tout juste en ligne avec les attentes à 26 cents, pour des revenus de 2,03 milliards de dollars également "conformes" (+11%). Sur l'exercice, le bénéfice net a atteint 1,26 milliard de dollars (+9%) pour des revenus de 8,2 milliards de dollars (+9%).
D.R. Horton, le promoteur immobilier américain, a publié au titre de son premier trimestre fiscal un bénéfice de 595 millions de dollars et un bénéfice par action de 2,03$, supérieur aux attentes de marché, pour des revenus de 6,9 milliards de dollars également meilleurs que prévu. Les ventes de logements ont totalisé 6,5 milliards de dollars pour 17.818 unités. Les commandes unitaires ont progressé de 3% sur la période à 18.300 logements, pour une valeur de 6,7 milliards de dollars. Le groupe envisage désormais pour l'exercice des revenus allant de 33,5 à 35 milliards de dollars, un cash flow consolidé des opérations d'au moins 3 milliards de dollars et des rachats d'actions de 2,5 milliards de dollars.
Fifth Third Bancorp a publié pour son 4e trimestre fiscal des comptes inférieurs aux attentes de marché, affichant un bénéfice par action de 1,04$ et des revenus de 2,15 milliards de dollars, pour un bénéfice net de 699 millions de dollars. Le revenu net d'intérêt a représenté 1,53 milliard de dollars, sensiblement comparable à celui du trimestre antérieur. "Des années d'exécution rigoureuse de nos initiatives stratégiques nous permettent d'assurer une rentabilité durable lors de l'intégration de Comerica. Les approbations des actionnaires et des autorités réglementaires étant obtenues, nous prévoyons la finalisation de la transaction le 1er février 2026. Nous restons confiants dans notre capacité à réaliser les synergies financières attendues de cette acquisition", ajoute le PDG Tim Spence.
KeyCorp a annoncé des revenus T4 de 2 milliards de dollars et des revenus annuels de 7,5 milliards de dollars, un record, en croissance de 16% sur une base ajustée. Le bénéfice net des opérations poursuivies attribuable aux actionnaires a atteint 474 millions de dollars et 43 cents par action, ou bien 458 millions de dollars et 41 cents par action sur une base ajustée.
Nvidia. Le fabricant taïwanais de serveurs Inventec a déclaré selon Reuters que la décision concernant l'autorisation de Nvidia à vendre sa puce d'IA H200 en Chine semblait "bloquée du côté chinois". Les États-Unis ont officiellement autorisé l'exportation de la puce vers la Chine la semaine dernière, sous conditions. Reuters a rapporté la semaine dernière que les autorités douanières chinoises avaient informé leurs agents que la puce H200 n'était pas autorisée à entrer en Chine, sans préciser s'il s'agissait d'une interdiction formelle ou d'une mesure temporaire. Inventec est un sous-traitant de fabrication d'ordinateurs portables et serveurs d'IA utilisant des produits Nvidia, dont la puce H200 dans certains de ses produits, et produit des serveurs pour des clients chinois sur son site de Shanghai. "Tout dépend de l'orientation politique, car la question se résume en fin de compte à savoir si la Chine l'autorise", a déclaré Jack Tsai, dirigeant d'Inventec, cité par Reuters.
Netflix vient de modifier son offre pour le rachat de Warner Bros. Discovery, avec comme attendu une proposition désormais entièrement en numéraire. Le plan amendé de rapprochement entre le géant du streaming et WBD intervient six semaines après le deal initial, face à une offre rivale de la firme Paramount Skydance menée par David Ellison, fils de Larry. Netflix a donc opté pour une offre entièrement en numéraire pour les studios et les activités de streaming de la société, comme l'avait indiqué déjà il y a quelques jours l'agence Bloomberg. Ces modifications visent à accélérer une vente qui devrait prendre plusieurs mois et qui se heurte à l'opposition de personnalités politiques et de son concurrent, Paramount Skydance Corp. Selon l'accord initial, les actionnaires de Warner Bros. devaient recevoir 23,25$ en cash et 4,50$ en actions ordinaires Netflix, avec certains ajustements prévus si le cours de l'action du géant du streaming descendait en dessous de 97,91$. Mais depuis le début des négociations, le titre Netflix a souffert en bourse.
Le groupe de streaming leader propose maintenant 27,75$ par action WBD pour les actifs de son studio de cinéma et de sa plateforme de streaming, qui seraient scindés en une nouvelle société cotée en bourse appelée Warner Bros. plus tard cette année. CNN et les autres chaînes appartenant à WBD rejoindraient une société distincte nommée Discovery Global. Netflix prévoit de financer le deal par trésorerie, facilités de crédit existantes et financements déjà engagés. Cette solution simplifierait la structure de l'opération, offrant une plus grande visibilité en termes de valeur pour les actionnaires de WBD, ce qui accélèrerait potentiellement le processus de vote des actionnaires.
Bloomberg rapportait la semaine dernière que Netflix avait obtenu un financement de 59 milliards de dollars auprès de banques de Wall Street pour soutenir son projet d'acquisition sous la forme de "l'un des plus importants prêts-relais jamais accordés". Environ 25 milliards de dollars avaient déjà été refinancés par des emprunts à plus long terme. Selon Stephen Flynn, analyste de crédit senior chez Bloomberg Intelligence, Netflix disposerait de la capacité financière d'emprunter davantage tout en conservant sa solide notation de crédit.
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