Mi-séance Paris : les 8.000 points se rapprochent pour le CAC 40
Les publications de Sanofi et CapGemini soutiennent la tendance.
LA TENDANCE
En légère hausse de 0,2% en fin de matinée à 7.985 points, le CAC 40 reste aux portes du seuil symbolique des 8.000 points après sa hausse de plus de 1% hier. Les publications du troisième trimestre se poursuivent et continuent de soutenir la tendance, en particulier Sanofi qui a relevé ses objectifs 2026.
Comme attendu, la Banque centrale européenne a laissé hier ses taux directeurs inchangés, une décision prise à l'unanimité après le relèvement précédent pour juguler l'inflation, sans exclure une nouvelle hausse des coûts d'emprunt en décembre. La surprise a davantage eu lieu quelques heures plus tôt, avec la démission de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, qui quittera ses fonctions le 7 février prochain, alors que son mandat de présidente devait se terminer en octobre 2027. Tout comme la BCE et la Réserve fédérale américaine avant elle, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu aujourd'hui ses taux d'intérêt inchangés.
VALEURS EN HAUSSE
Sanofi pointe en tête du CAC40 en cette fin de semaine à la faveur d'un gain de 5% à 80 euros, sa plus forte hausse depuis octobre 2025. Le laboratoire pharmaceutique a relevé ses objectifs de croissance pour 2026 pour la deuxième fois cette année. Il table désormais sur une croissance du chiffre d'affaires et du bénéfice par action respectivement à un pourcentage à deux chiffres dans le bas et le milieu de la fourchette, grâce aux ventes soutenues de Dupixent et à la maîtrise des coûts. Sur le troisième trimestre, le groupe a vu ses ventes grimper de 14,3% à taux de change constant à 14,44 milliards d'euros (contre 13,25 MdsE de consensus) tandis que le bénéfice par action des activités a atteint 3,55 euros (+19,6% à TCC). Les ventes de Dupixent ont bondi de 34,8% à 5,7 milliards d'euros, dépassant pour la deuxième fois la barre des 5 milliards d'euros sur un trimestre. Sanofi est prêt à conclure des transactions de plus grande envergure afin de reconstituer son portefeuille de médicaments expérimentaux sous la direction de sa nouvelle directrice générale, Belen Garijo. Cette dernière, qui a pris la tête de l'entreprise en mai, est chargée de tracer la trajectoire de croissance de Sanofi au-delà du début des années 2030, lorsque son médicament phare contre l'asthme, le Dupixent, perdra son exclusivité de brevet. Lors de la conférence de présentation des résultats, le directeur financier, François Roger, a déclaré que la société s'intéressait de plus en plus aux opérations lui permettant d'accéder à des médicaments en phase avancée de développement ou à des produits déjà commercialisés, et qu'elle envisagerait des acquisitions d'une valeur supérieure à sa fourchette habituelle de 2 à 5 milliards de dollars.
Capgemini s'adjuge 1,7% à 125 euros, logiquement recherché après l'annonce d'une activité meilleure que prévu au troisième trimestre et le relèvement de sa guidance annuelle. L'entreprise de services informatiques a réalisé sur les trois mois clos fin septembre un chiffre d'affaires de 6,073 milliards d'euros, en hausse de 12,6% à taux de change courants et de 11,7% à taux de change constants. Les prises de commande ont atteint 5,401 milliards d'euros, en hausse de 3,4% à taux de change constants. La direction anticipe désormais une croissance à taux de change constants comprise entre 9% et 9,5%, contre 8,5% à 9% précédemment, une marge opérationnelle comprise entre 13,6 et 13,8% (inchangée) et une génération de free cash-flow organique d'environ 1,8 à 1,9 milliard d'euros (inchangée).
Vivendi s'adjuge 7% ce matin à 1,63 euro, tandis qu'Universal Music Group s'adjuge plus de 10% sur Euronext Amsterdam. UMG, dont Vivendi détient environ 10% du capital, a agréablement surpris par ses chiffres à neuf mois. La croissance des revenus issus des abonnements s'est accélérée, les marges opérationnelles se sont améliorées et l'intégration de Downtown a permis à UMG d'élargir ses capacités en matière de services aux artistes et aux labels. UMG a fait état d'une croissance du chiffre d'affaires portée par la dynamique fondamentale et la contribution de Downtown Music - société américaine de services musicaux acquise en février. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 3,394 milliards d'euros au 3e trimestre, en vive hausse de 12,3% (+11,7% à taux de change constants). Hors Downtown, la croissance du chiffre d'affaires s'établit à 5,3% à taux de change constants sur le trimestre. L'entreprise intègre avec succès les vastes capacités de Downtown au sein du groupe.
Imerys bondit de 14% à 25,4 euros, recherché après le relèvement de sa guidance annuelle. Le groupe spécialisé dans la production et la transformation des minéraux industriels mise désormais sur un Ebitda ajusté 2026 entre 570 et 590 millions d'euros contre 550-580 ME, citant notamment ses acquisitions, les mesures d'amélioration des coûts et des performances, ainsi que la dynamique des prix. Le groupe avertit cependant que cet objectif dépend de l'absence d'une dégradation significative de l'environnement opérationnel. Le chiffre d'affaires du troisième trimestre a augmenté de 2,9% sur un an à taux de change constants à 884 millions d'euros, en raison notamment de l'augmentation des volumes de ventes et de la bonne tenue des prix.
VALEURS EN BAISSE
Bouygues (-1% à 40,8 euros) comptabilisera une dépréciation de sa participation dans TF1 pour un montant de 569 millions d'euros, correspondant à la totalité de l'écart d'acquisition (goodwill) lié à cette participation. La valeur comptable de TF1 dans le bilan consolidé du groupe sera ainsi ramenée à 2 milliards d'euros au 30 septembre 2026, soit 9,67 euros par action (contre 15,36 euros avant cette dépréciation). Cette charge, non déductible fiscalement, sera comptabilisée dans le résultat non courant et réduira le résultat net part du groupe de Bouygues. Elle sera sans incidence sur le résultat opérationnel courant des activités, la dette nette, la liquidité ou encore la capacité d'investissement du groupe. Cette dépréciation fait suite à l'annonce, par TF1, d'une forte baisse de ses revenus publicitaires linéaires pour le quatrième trimestre consécutif.
Crédit Agricole (-1,5% sur les 15 euros) a vu ses résultats bondir au troisième trimestre. Après BNP Paribas et Société Générale, la banque verte a fait état d'une forte hausse de son bénéfice net sur la période, portée par la croissance de la banque d'investissement, ainsi que la bonne performance de la banque de détail. Le résultat net part du groupe ressort à 1,99 milliard d'euros, en amélioration de 11% sur un an en excluant l'impact de l'annulation des intérêts minoritaires au titre de la reprise des minoritaires de Santander, ainsi que la plus-value liée à l'introduction en bourse de SBI FM. Le consensus était néanmoins placé légèrement plus haut. Le produit net bancaire grimpe de 7,5% à 7,09 milliards d'euros, contre 7,01 MdsE attendus.
Les valeurs technologiques souffrent après une séance encore compliquée pour le Nasdaq américain hier. Schneider Electric recule de 3% à 240 euros et STMicroelectronics de 3,6% 42,6 euros. Soitec reperd plus de 6% à 124 euros.
Eutelsat (-4% à 1,93 euro) a publié son chiffre d'affaires du premier trimestre de l'exercice 2026-2027, qui s'affiche à 286 millions d'euros, en repli de 2,4% en données publiées et de 0,9% à comparable. Le chiffre d'affaires des quatre activités opérationnelles se situe à 278 millions d'euros, en recul de 2,1% à comparable si l'on exclut un léger effet de change. En comparaison avec le quatrième trimestre de l'exercice 2025-2026, ce chiffre d'affaires des activités opérationnelles ressort en baisse de 18,6% à comparable.
Equasens chute de plus de 10% à 26,7 euros, sanctionné après son point trimestriel. Le spécialiste des solutions numériques en santé a fait état d'un chiffre d'affaires de 57,3 ME, en hausse de 2% en publié et stable en données organiques. Un niveau inférieur aux attentes des analystes.
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