Mi-séance Paris : les publications trimestrielles portent le CAC 40, TotalEnergies au plus haut
Belles performances pour Renault, Airbus ou Air Liquide.
LA TENDANCE
Le CAC 40 reprend son rebond en direction des 8.000 points ce jeudi, largement porté par les publications trimestrielles des entreprises. En fin de matinée, l'indice de la bourse de Paris gagne 0,9% autour de 7.960 points, avec de belles performances pour Renault, Airbus, Air Liquide et TotalEnergies qui évolue sur de nouveaux sommets.
L'actualité des entreprises, riche, se télescope avec celle des banques centrales et hier soir la Réserve fédérale américaine a annoncé maintenir ses taux. La Banque centrale européenne doit à son tour rendre sa décision de politique monétaire aujourd'hui. Les marchés anticipent également une pause de la part de Francfort, les deux banques centrales ayant relevé leurs taux le mois dernier.
La Fed a reconnu que l'inflation "reste élevée" et a laissé entendre que de nouvelles hausses de taux pourraient intervenir en fonction de l'évolution des prix. La décision de politique monétaire américaine a été prise à 10 voix contre 2. En Europe, l'institut de Francfort pourrait davantage être attendu sur les questions liées aux tensions sur la dette souveraine française et la succession de la présidente Christine Lagarde. En France, le rendement de l'OAT 10 ans reste autour de 4,90%.
VALEURS EN HAUSSE
Renault grimpe de 6% à 28 euros, recherché après l'annonce d'un chiffre d'affaires supérieur aux attentes au troisième trimestre et la confirmation de ses perspectives 2026. Le groupe au losange table toujours sur une marge opérationnelle d'environ 5,5%. La société prévoit une légère amélioration de la marge au 2nd semestre par rapport au 1er semestre, avec un effet saisonnier positif habituel qui devrait être moins marqué que les années précédentes, en raison de la hausse du coût des matières premières et de l'inflation. Le free cash-flow de l'Automobile est attendu à environ 1 milliard d'euros. Les objectifs annuels ont été pleinement confirmés, ce qui devrait rassurer, compte tenu du scepticisme marqué entourant le titre ces derniers mois, affirme Oddo BHF ('surperformer'). Le broker maintient son objectif de cours de 50 euros, ce qui implique un potentiel de hausse proche de 100% dans un contexte où le positionnement et le sentiment des investisseurs à l'égard du secteur automobile sont particulièrement défavorables.
TotalEnergies (+1,8% à 85,1 euros) atteint un nouveau plus haut boursier après un excellent troisième trimestre. Sur la période, le géant de l'énergie voit son bénéfice net ajusté plus que doubler à 9,1 milliards de dollars, contre 8,9 Mds$ de consensus. Le résultat opérationnel net ajusté des secteurs atteint 9,7 Mds$, contre 6,8 Mds$ au deuxième trimestre, en raison de la croissance des productions, de la hausse des marges de raffinage en Europe et dans le monde, de la hausse des prix du gaz et de la performance significative des activités de négoce de GNL et de gaz. Le flux de trésorerie d'exploitation s'établit à 15,390 Mds$ (vs 13,42 Mds$ de consensus), pour une marge brute d'autofinancement (CFFO) de 12,255 Mds$, impacté positivement par une diminution du besoin en fonds de roulement de 3,1 G$ compte tenu notamment d'une augmentation de la dette fournisseurs liée aux taux de fret et de l'augmentation des dettes fiscales liées à la hausse des prix.
Airbus avance de 2,7% à 197 euros au lendemain de sa publication trimestrielle. Le géant de l'aéronautique a dévoilé des résultats globalement conformes aux attentes et a maintenu ses objectifs de livraison d'appareils et ses prévisions financières pour l'année. L'EBIT ajusté du 3e trimestre a atteint 1,77 milliard d'euros (-9%), contre 1,78 MdE attendu, pour des revenus en repli de 2% à 17,47 milliards d'euros. Le bénéfice net a progressé de 20% à 1,34 milliard d'euros. Airbus espère toujours réaliser environ 870 livraisons d'avions commerciaux en 2026, avec un EBIT ajusté d'environ 7,5 milliards d'euros et un flux de trésorerie disponible (FCF) avant financement des clients d'environ 4,5 MdsE.
Société Générale évolue désormais en légère baisse à 61,7 euros. La banque a dépassé les prévisions des analystes au troisième trimestre, notamment portée par un bond de ses activités de trading sur actions. JP Morgan ('neutre') souligne que des revenus plus solides dans les activités actions et au niveau du centre de gestion (" corporate center ") ont permis de dépasser de 10 % les prévisions de bénéfice avant impôts. La banque anticipe de légères révisions à la hausse du consensus sur le bénéfice par action, tout en précisant qu'il est difficile d'extrapoler pleinement la performance des activités actions.
Technip Energies prend près de 9% à 35,5 euros. Après un deuxième trimestre fortement pénalisé par les conséquences du conflit au Moyen-Orient, la société d'Ingénierie et de Technologies a redressé la barre au troisième trimestre, avec un EBITDA récurrent ajusté de 172,4 ME contre 159 ME un an plus tôt et 148 ME de consensus. Le groupe a confirmé ses prévisions financières conditionnelles pour 2026 par segment ajustées, soit un chiffre d'affaires entre 5,7 et 6,3 milliards d'euros et une marge d'Ebitda supérieure à 5% pour la "livraison de projet" et un chiffre d'affaires entre 1,9 et 2,2 milliards d'euros et une marge d'Ebitda d'environ 15% pour la branche "technologie, produits et services".
Air Liquide (+3% à presque 180 euros) se dit confiant dans sa capacité à augmenter sa marge opérationnelle de + 100 points de base et à réaliser une croissance du résultat net récurrent à taux de change constant en 2026. Le Groupe est également confiant dans sa capacité à améliorer sa marge de + 100 points de base pour 2027. Ceci porte ainsi son objectif total à + 560 points de base d'amélioration sur la période 2022-2027.
Mersen s'adjuge plus de 7% à 42 euros, logiquement plébiscité après un nouveau relèvement de sa guidance annuelle. Le groupe de fabrication de matériaux avancés et de spécialités électriques a enregistré au 3e trimestre un chiffre d'affaires consolidé de 329,2 ME, en croissance organique de +14,2%. Les augmentations de prix sur la période, de l'ordre de 4%, ont permis de compenser en grande partie l'inflation généralisée des composants et matières. "La forte dynamique du pôle Electrical Power illustre notre capacité à tirer pleinement parti de l'accélération des investissements dans les infrastructures électriques et les data centers", a salué Salvador Lamas, directeur général, citant également le retour à la croissance du pôle Advanced Materials. Après avoir relevé une première fois ses prévisions fin juillet, le management anticipe désormais, pour l'année 2026, une croissance organique des ventes entre +6,5% et +7,5% (contre entre +4% à +6% précédemment). La marge d'EBITDA courant confirmée entre 16% et 16,5%, est désormais attendue dans le milieu de la fourchette. La marge opérationnelle courante confirmée entre 9% et 9,5%, est désormais attendue dans le haut de la fourchette.
STMicroelectronics (+0,7% à 43,7 euros) a enregistré sur le trimestre un chiffre d'affaires net de 3,76 milliards de dollars en croissance de 17,9% en glissement annuel et 7,7% en séquentiel, une marge brute de 37,3%, un résultat d'exploitation de 367 millions de dollars, plus que doublé en comparaison de l'an dernier, et un résultat net de 291 millions de dollars, soit 0,31$ par action après dilution, en augmentation de 22,8% par rapport à l'an dernier et de 31,2% d'un trimestre sur l'autre. Le résultat d'exploitation ajusté a été de 429 millions de dollars (+98% en comparaison de l'an dernier) et le résultat net ajusté de 344 millions de dollars (+28,7%) soit 0,37$ par action.
VALEURS EN BAISSE
Seule baisse vraiment significative sur le CAC 40, Stellantis reperd environ 2% à 4,19 euros après son rebond d'environ 20% sur les trois dernières séances.
Société Générale évolue désormais en légère baisse à 61,7 euros. La banque a dépassé les prévisions des analystes au troisième trimestre, notamment portée par un bond de ses activités de trading sur actions. JP Morgan ('neutre') souligne que des revenus plus solides dans les activités actions et au niveau du centre de gestion ("corporate center") ont permis de dépasser de 10 % les prévisions de bénéfice avant impôts. La banque anticipe de légères révisions à la hausse du consensus sur le bénéfice par action, tout en précisant qu'il est difficile d'extrapoler pleinement la performance des activités actions.
Lectra plonge de plus de 16% à 19,1 euros. Le groupe a fait état d'un chiffre d'affaires sur neuf mois de 361,3 ME, en baisse de 4% à données comparable. La marge brute atteint 269,3 ME, correspondant à un taux de marge de 74,5%, en croissance de 190 points de base, grâce à un mix favorable. Dans un environnement de marché plus dégradé qu'anticipé, l'ARR SaaS et le chiffre d'affaires des contrats récurrents poursuivent leurs croissances. Celles-ci devraient néanmoins être inférieures, sur l'exercice 2026, aux trajectoires moyennes annuelles de la feuille de route 2026-2028, soit respectivement +15% et +5% à +8% à données comparables.
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