Mi-séance Paris : le CAC 40 se relance mais le secteur des éditeurs de logiciels reste sous pression
Capgemini recule encore.
LA TENDANCE
Le CAC 40 se relance au-dessus des 8.200 points ce mercredi, atteignant même près de 8.250 points en fin de matinée, en hausse de 0,9%. Les valeurs cycliques et industrielles sont bien orientées pendant que certaines valeurs technologiques restent sous pression.
Les craintes autour du développement de l'intelligence artificielle ont fortement secoué le secteur des logiciels hier à l'image de Capgemini qui a fini en chute de 9,2%. Le lancement d'un outil juridique pour le chatbot Claude d'Anthropic, qui, selon la start-up, accélère, par exemple, la révision des contrats et le triage des accords de confidentialité, a en effet mis le feu aux poudres. Les éditeurs de logiciels et les sociétés de conseil sont ainsi rattrapés par la menace que l'intelligence artificielle ne constitue finalement un frein à leur croissance.
Côté géopolitique, la situation qui semblait se détendre avec l'Iran évaluant les conditions d'une reprise des négociations avec les États-Unis, s'est de nouveau durcie en soirée avec de nouvelles menaces d'intervention militaire américaine.
VALEURS EN HAUSSE
Soitec bondit de 15% à 28 euros après son point trimestriel. Le fournisseur de matériaux semi-conducteurs a dévoilé un chiffre d'affaires consolidé de 160 millions d'euros au titre de son troisième trimestre 2025-2026, en hausse de 18% à périmètre et taux de change constants par rapport au T2'26. Le consensus 'Bloomberg' tablait sur des revenus de 148,8 ME. La baisse de 29% sur un an en données publiées reflète un recul de 22% à périmètre et taux de change constants, ainsi qu'un impact de change négatif de 7%. Le chiffre d'affaires du T4'26 devrait progresser d'environ 20% à périmètre et taux de change constants en séquentiel mais le groupe souligne que la situation dans sa branche Automobile & Industrie devrait rester difficile. "Les conditions de marché sont restées atones, avec des niveaux de stocks encore excédentaires chez certains clients. Les clients continuent de privilégier la réduction de leurs stocks, et toute amélioration de la demande finale devrait se traduire dans les volumes de Soitec, avec un décalage dans le temps", affirme Soitec à propos de sa division Automobile & Industrie.
Michelin (+2,2% à 33 euros) a annoncé l'acquisition de la société américaine Flexitallic. Basé à Houston, au Texas, Flexitallic est un leader mondial dans le domaine des joints de haute performance pour des secteurs critiques tels que l'énergie et l'industrie chimique. Avec dix-sept sites dans le monde, Flexitallic fabrique une gamme complète de joints composites et de composants d'étanchéité. Michelin souligne que Flexitallic est réputé pour la fiabilité et la résistance exceptionnelle de ses produits dans des environnements extrêmes où la sécurité est primordiale. La transaction devrait être finalisée au premier semestre 2026, sous réserve des ajustements habituels et de l'autorisation de contrôle des fusions. Elle sera entièrement financée par la trésorerie disponible, pour un montant non divulgué. Cette acquisition élargirait considérablement le portefeuille et la présence de Michelin sur le marché des joints, notamment en améliorant son accès à l'après-vente. Flexitallic emploie environ 1.200 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 220 millions de dollars en 2025.
Au plus haut, Amundi progresse encore de 2% au-dessus de 80 euros. Mediobanca a revalorisé Amundi de 65 à 75 euros ('neutre') et Goldman Sachs a porté sa cible 69 à 79 euros ('achat').
Parmi les plus fortes hausses du CAC 40, Renault et Air Liquide s'adjugent 3%.
VALEURS EN BAISSE
Crédit Agricole trébuche de près de 3% à 18,2 euros, sanctionné après son point annuel. La banque verte a fait état d'un résultat net de 1,03 milliard d'euros au quatrième trimestre, en baisse de 39,3% sur un an, impacté par la première consolidation de Banco BPM pour -607 ME, enregistrée sur la ligne des mises en équivalence. Le Crédit Agricole a porté sa participation dans son concurrent italien à un peu plus de 20%, dans un contexte de forte activité de fusions-acquisitions sur son deuxième marché. Le produit net bancaire atteint 6,966 MdsE, en repli de 1,8%. Le consensus 'Bloomberg' tablait sur un bénéfice net de 1,1 MdE pour des revenus de 6,78 MdsE. À l'instar d'autres grandes banques européennes, Crédit Agricole a bénéficié de la hausse des taux d'intérêt et de la résilience de la demande de prêts, en particulier dans ses activités internationales et entreprises, alors même que les marges de la banque de détail en France sont restées sous pression.
Publicis reste sous pression (-3,6% à 75,6 euros) au lendemain d'une chute de plus de 9% malgré des résultats annuels légèrement supérieurs aux attentes. Le géant de la publicité et du marketing paye ses perspectives prudentes mais fait également les frais des craintes de disruption liée à l'IA. Des inquiétudes renforcées hier après le lancement d'un outil juridique pour le chatbot Claude d'Anthropic, qui, selon la start-up, accélère, par exemple, la révision des contrats et le triage des accords de confidentialité. Si les éditeurs de logiciels et les groupes d'analyse de données sont en première ligne, les acteurs de la publicité ne sont pas épargnés. Du côté des analystes, Barclays a dégradé Publicis à 'pondération en ligne' tout en coupant sa cible de 115 à 95 euros. Citi a réduit son objectif de 109 à 99 euros mais reste à l''achat' et la Deutsche Bank ('conserver') a abaissé son objectif de 95 à 90 euros.
Capgemini reste également en baisse de 2% sous les 120 euros.
Dans le secteur des logiciels et du conseil, Wavestone et Aubay reculent d'environ 6% et Sopra Steria de 3%.
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