Un vent d'optimisme sur les marchés européens : le CAC 40 proche des 8 130 points
(Zonebourse.com) - Au terme de cette dernière séance de la semaine et du mois de janvier, les Bourses européennes ont fini sur une note positive après une nouvelle avalanche de résultats d'entreprises. Signant une deuxième séance de suite dans le vert, le CAC 40 a grappillé 0,68% à 8 126,53 points. Mais l'indice phare parisien perd sur la semaine 0,20% et cède 0,28% sur l'ensemble de ce mois. Il s'agit de son plus "mauvais" mois de janvier depuis janvier 2022 (-3,02%) avec le début des tensions Russie/Ukraine précédent l'invasion.
Le CAC 40 va enchaîner une troisième semaine consécutive de baisse (avec un léger repli) série inédite depuis mi-avril 2025.
Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a avancé de 0,78% à 5 928,10 points. Le Dax a progressé de 0,85% grâce aux solides résultats annuels d'Adidas.
Aux Etats-Unis, en revanche, les indices américains se replient. Vers 17h45, le Dow Jones perd 0,84%.
L'information majeure outre-Atlantique ce vendredi est l'annonce du successeur de Jerome Powell à la présidence de la Fed dont le mandat expirera en mai. Donald Trump nommera Kevin Warsh. Son nom circulait avec insistance depuis plusieurs mois et était anticipé par la plupart des analystes.
Mercredi, la décision de la Fed, suivi du discours de son patron Jerome Powell, ont été les temps forts au pays de l'Oncle Sam. La Banque centrale américaine a maintenu ses taux directeurs. Ils sont toujours compris dans la fourchette entre 3,50 et 3,75%, après trois baisses d'affilée en autant de réunions durant l'année 2025.
Dans le viseur de Donald Trump, le président de la Fed a justifié sa décision en expliquant que "le niveau actuel des taux est approprié pour équilibrer la croissance et l'inflation des Etats-Unis".
En conférence de presse, il a une nouvelle fois assuré qu'il ne se laissera pas intimider par le président américain avec qui les relations se sont fortement tendus. Powell a fermement défendu l'indépendance de l'institution et répète que les décisions monétaires ne devaient pas être dictées par des motivations politiques ou des cycles électoraux.
"Le communiqué de la Fed comme la conférence de presse de Jerome Powell montrent que la Fed est plus confiante sur les perspectives économiques et sur la résistance du marché de l'emploi début 2026, ce qui réduit le besoin de baisse de taux d'assurance maintenant que les taux sont proches d'un niveau neutre", souligne Xavier Chapard, stratégiste de LBPAM.
"Cela dit, elle est aussi plus confiante sur les perspectives d'inflation et reste disposée à baisser encore un peu ses taux quand le reflux de l'inflation reprendra. Au total, nous pensons que Powell ne baissera plus les taux jusqu'à la fin de son mandat en mai, ce qui aura l'avantage de montrer son indépendance vis-à-vis des pressions politiques. Pour la suite, nous maintenons notre scénario d'une dernière baisse de taux de la Fed dans ce cycle, probablement au cours de l'été. Cela permettra de finir de normaliser la politique de la Fed et, espérons le, de réduire la pression sur son nouveau président", détaille t-il.
Coup de projecteur sur la BCE et la Banque d'Angleterre
Après la Fed, ce sera autour de la BCE de fait part de sa première décision de l'année 2026 le 5 février prochain. "La BCE devrait à nouveau maintenir ses taux inchangés lors de sa prochaine réunion. Compte tenu des données actuelles sur la croissance et l'inflation et de l'apaisement des tensions entre les Etats-Unis et l'Europe sur les droits de douane, la BCE n'a aucune urgence à abandonner sa bonne position. Mais une baisse préventive des taux par la BCE est possible et justifiée selon nous, et la prochaine réunion en mars pourrait être l'occasion d'agir", a commenté Michael Krautzberger, CIO Public Markets chez AllianzGI.
De même, la Banque d'Angleterre annoncera sa première décision pour 2026 jeudi prochain. "Nous pensons que BoE maintiendra ses taux d'intérêt inchangés lors de la prochaine réunion du Comité de politique monétaire (MPC) le 5 février. Il nous semble probable que son vote restera divisé, mais le nombre de voix en faveur d'une baisse des taux pourrait tomber à seulement deux. Le marché ne table actuellement sur pratiquement aucune chance d'une nouvelle baisse des taux après celle observée en décembre", a fait savoir Ranjiv Mann, gérant senior chez AllianzGI, en amont de cette réunion .
"Bien que la Banque centrale ait abaissé ses taux d'intérêt depuis l'été 2024, la politique monétaire reste quelque peu restrictive, ce qui explique en partie pourquoi la croissance britannique reste anémique. De nouvelles baisses des taux au cours de l'année contribueront lentement à améliorer la situation, mais il faudra une augmentation de la productivité pour que le Royaume-Uni atteigne un meilleur équilibre entre croissance et inflation", note t-il aussi.
Du côté de la cote, la journée de vendredi a été encore rythmée par les nombreuses publications d'entreprises des deux côtés de l'Atlantique.
Alten at Adidas tout sourire
A Paris, Alten a affiché de loin la plus progression du SBF 120 bondissant de plus de 16%. Les investisseurs ont été rassurés par l'amélioration relative de l'activité au quatrième trimestre du groupe. Celui-ci contribuera logiquement à l'amélioration de la marge opérationnelle d'activité qui devrait être supérieure à 8,1% du chiffre d'affaires en 2025.
En Europe, Adidas ( 3,94%) a signé la plus forte hausse du DAX 40 à la faveur d'un chiffre d'affaires et des marges bénéficiaires record en 2025. Ses performances rassurantes au sein d'un environnement pourtant difficile vont lui permettre de mettre en place rapidement un programme de rachat d'actions susceptible d'atteindre un milliard d'euros.
De plus, l'entreprise suédoise d'électroménager Electrolux (près de 15%) s'est envolée en Bourse après la publication de résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes.
Outre les résultats d'entreprises, on notera aussi que Carrefour (-0,5%) a enregistré une des plus fortes baisses du CAC 40. Le géant de la distribution a été sanctionné par une dégradation de Jefferies qui est passé d'acheter à conserver, avec un objectif de cours réduit de 14,50 à 14 euros.
Coté statistiques, les investisseurs ont pris connaissance des derniers chiffres du PIB en zone euro et dans l'UE au quatrième trimestre 2025. Le PIB a augmenté de 0,3% à la fois dans la zone euro et dans l'UE, sur cette période, selon une estimation préliminaire d'Eurostat, après avoir progressé de 0,3% et de 0,4% respectivement au troisième trimestre. "Dans l'ensemble, la zone euro a fait preuve d'une activité résiliente en 2025, malgré une vague de chocs tarifaires et, plus largement, de nombreuses tensions externes. Ces facteurs ont néanmoins pesé sur la croissance et, bien que Donald Trump semble intensifier de nouveau la pression en ce début d'année, nous estimons que l'impact de ces risques sera nettement plus contenu en 2026", a estimé Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions.
La semaine prochaine, une nouvelle pluie de résultats tombera. Sont attendus notamment à Paris ceux du secteur bancaire (BNP Paribas, Crédit Agricole, Societé Générale), Amundi et Vinci. Aux Etats-Unis, Alphabet, Amazon, Eli Lilly, Pepsico, Pfizer, ou encore Walt Disney dévoileront les leurs.
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source : AOF
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