Clôture Paris : bien ferme !
Le CAC40 marche vers ses records ; l'or reste fragile...
A la fermeture des marchés à Paris, le CAC 40 est bien ferme, au-dessus des 8.200 points. Ce mercredi, l'indice phare de la place parisienne termine sur un gain de +1,01% à 8.262 points, plus très loin de son record historique du 14 janvier (8.396 pts).
Les valeurs cycliques et industrielles sont bien orientées pendant que certaines valeurs technologiques restent sous pression.
Les craintes autour du développement de l'intelligence artificielle ont fortement secoué les valeurs du secteur des logiciels, hier, et prolongent encore leur baisse aujourd'hui. Le lancement d'un outil juridique pour le chatbot Claude d'Anthropic -qui, selon la start-up, accélère, par exemple, la révision des contrats et le triage des accords de confidentialité- a en effet déclenché les velléités. L'intelligence artificielle se confirmerait chaque jour un peu plus comme un frein à la croissance des éditeurs de logiciels et des sociétés de conseil.
Bonne nouvelle sur le front de l'inflation en zone euro... Elle ralentit comme prévu en janvier, entrant dans une phase de faiblesse qui, selon la plupart des économistes, devrait durer au moins 1 an et inciter la Banque centrale européenne (BCE) à maintenir ses taux inchangés. Ainsi, l'inflation sur un an dans les 21 pays partageant l'euro s'est établie à +1,7% en janvier. Il s'agit de son plus bas niveau depuis septembre 2024 (2% révisé, en décembre 2025, en raison notamment de la baisse des prix de l'énergie).
Ces chiffres sont conformes aux prévisions des économistes et ne devraient pas entraîner de réaction immédiate de la part de la BCE, qui se réunira demain. L'institution financière européenne devrait maintenir ses taux d'intérêt inchangés à cette occasion, et pour le reste de l'année. La BCE anticipe une inflation légèrement inférieure à son objectif de 2% en 2026 et 2027.
En France, selon l'enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d'achats, l'activité du secteur privé des services s'est contractée en janvier, une première depuis octobre 2025. Les nouvelles commandes ont chuté à un rythme le plus rapide observé ces 6 derniers mois. L'indice PMI définitif HCOB France des services a reculé à 48,4 en janvier (50,1 en décembre). S&P Global relève toutefois que la récente adoption par la France, d'un budget pour 2026 porte les perspectives des entreprises. Celles-ci espèrent désormais une période de relative stabilité politique.
Sur le plan géopolitique, la situation qui semblait se détendre entre l'Iran et les Etats-Unis, s'est de nouveau durcie hier en soirée, avec de nouvelles menaces d'intervention militaire américaine.
Outre-Atlantique, les publications de mastodontes de la cote s'enchaînent. Eli Lilly (+9,85%) a rassuré les marchés, tandis qu'Uber (-3,58%) a raté le consensus de profits. Malgré une bonne performance, les prévisions d'AMD (-16%) déçoivent. Alphabet (-1,98%) est attendu ce soir, après la clôture. Amazon (-0,72%) annoncera demain soir...
Wall Street pointe en ordre dispersé ce mercredi, au lendemain d'une forte baisse menée par les technologiques. Les valeurs américaines de la 'tech' demeurent encore sous pression aujourd'hui, avec des sanctions notables sur les dossiers AMD, Palantir (-10,92%) ou Micron (-7,8%).
Dans ce contexte, à 17h40, le S&P 500 fléchit de -0,2% à 6.904 pts. Le Dow Jones grimpe +0,75% à 49.610 pts, avec notamment Amgen (+7,18%), Disney (+3,42%) et Apple (+2,83%). Le Nasdaq redonne encore -1,02% à 23.018 pts.
Ce mercredi, les pétroles sont en repli, après l'annonce d'une nette baisse des réserves de brut aux Etats-Unis, la semaine passée. D'après le Département américain à l'Energie, les stocks domestiques de brut, hors réserve stratégique, ont reculé de 3,5 millions de barils lors de la semaine close le 30 janvier à 420,3 mb. Le consensus tablait sur une baisse de 2 mb. Les stocks d'essence ont augmenté de 0,7 mb et ceux de produits distillés ont diminué de 5,6 mb.
En Europe, à 17h40, le baril de Brent de mer du Nord recule de -0,32%, à 67,6$. La référence américaine, le baril de brut WTI, se tasse de -0,95% à 63,30$.
Le dollar reste ferme face à l'euro. La monnaie européenne recule de -0,18% et s'échange 1,1795$ face au billet vert. La Banque centrale européenne (BCE) tiendra, demain, sa première réunion de 2026 et les investisseurs seront à l'affût de tout commentaire de l'institution européenne sur la nomination de Kevin Warsh, à la tête de la Fed. Quel impact cette décision aura-t-elle sur l'évolution des changes et la parité euro/ dollar, ainsi que sur la trajectoire des taux ?
A 17h40, l'once d'or recule -1,27% à 4.884$ (4.141 euros). Elle était montée à un record de 5.594$, le 29 janvier.
Après son important décrochage vendredi, l'argent continue de se reprendre. A 17h40, l'once gagne +0,81% à 86,06$ (121,64$ à son apogée, le 29 janvier).
Le Bitcoin se tasse encore de -3,12% à 73.214$.
Valeurs en hausse
* Soitec (+23,3% à 30,22 euros). Le fournisseur de matériaux semi-conducteurs s'emballe après son point trimestriel. Son chiffre d'affaires consolidé se monte à 160 millions d'euros au titre de son 3e trimestre 2025-2026, en hausse de +18% à périmètre et taux de change constants par rapport au T2'26. Le consensus 'Bloomberg' tablait sur des revenus de 148,8 ME. La baisse de -29% sur un an en données publiées reflète un recul de -22% à périmètre et taux de change constants, ainsi qu'un impact de change négatif de 7%. Le chiffre d'affaires du T4'26 devrait progresser d'environ +20% à périmètre et taux de change constants en séquentiel, mais le groupe souligne que la situation dans sa branche Automobile & Industrie devrait rester difficile. "Les conditions de marché sont restées atones, avec des niveaux de stocks encore excédentaires chez certains clients. Les clients continuent de privilégier la réduction de leurs stocks, et toute amélioration de la demande finale devrait se traduire dans les volumes de Soitec, avec un décalage dans le temps", affirme Soitec à propos de sa division Automobile & Industrie.
* Wendel (+9,05% à 88,6 euros). La société d'investissement long terme a signé un accord en vue de céder à Henkel sa participation dans Stahl, hors Muno, pour une valeur d'entreprise de 2,1 MdsE. Dans le cadre de cette transaction, Stahl serait cédée pour une valeur qui générerait à Wendel un produit net de cession, après dette et frais de transaction, d'environ 1,2 MdE. Il représenterait 6,6 fois l'investissement total de Wendel dans la société depuis 2006, y compris 427 ME de liquidités versées dans le passé, grâce à la très forte génération de trésorerie de Stahl. Cela représente un TRI annualisé de plus de 15% pour Wendel sur 20 ans. Ce produit net de cession est à comparer avec 960 ME, correspondant à la dernière valorisation de Stahl dans l'actif net réévalué de Wendel publié avant l'annonce de la transaction, le 30 septembre 2025. En plus de Wendel (68,5% du capital), BASF (16,1%), Clariant (14,6%) et les autres actionnaires minoritaires de Stahl céderont également leurs parts dans Stahl à Henkel.
Laurent Mignon, Président du Directoire de Wendel, évoque les objectifs de création de valeur, ainsi qu'un retour supérieur aux actionnaires et le lancement du programme de rachat d'actions : "Cette cession de Stahl est une étape clé de l'exécution de la feuille de route présentée début décembre 2025. Elle permettra à Wendel d'atteindre ses objectifs de création de valeur à long terme grâce à ses investissements dans des actifs privés, de poursuivre le développement de Wendel Investment Managers (WIM) en tant que plateforme de gestion d'actifs privés de premier ordre, et d'offrir un retour aux actionnaires supérieur. Plus spécifiquement, elle nous permet de lancer de manière effective le programme de rachat d'action après la publication de nos résultats annuels 2025".
* Michelin (+3,44% à 33,38 euros). L'équipementier automobile spécialiste du pneu a annoncé l'acquisition de la société américaine Flexitallic. Basé à Houston, au Texas, Flexitallic est un leader mondial dans le domaine des joints de haute performance pour des secteurs critiques tels que l'énergie et l'industrie chimique. Avec 17 sites dans le monde, Flexitallic fabrique une gamme complète de joints composites et de composants d'étanchéité. Michelin souligne que Flexitallic est réputé pour la fiabilité et la résistance exceptionnelle de ses produits dans des environnements extrêmes où la sécurité est primordiale. La transaction devrait être finalisée au 1er semestre 2026, sous réserve des ajustements habituels et de l'autorisation de contrôle des fusions. Elle sera entièrement financée par la trésorerie disponible, pour un montant non divulgué. Cette acquisition élargirait considérablement le portefeuille et la présence de Michelin sur le marché des joints, notamment en améliorant son accès à l'après-vente. Flexitallic emploie environ 1.200 personnes, et a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 220 M$ en 2025.
* Scor (+2,92% à 28,92 euros). Lors des renouvellements de janvier 2026, le groupe enregistre une croissance de 4,7% pour la réassurance traditionnelle et de 80,5% en "Alternative Solutions". Grâce à la composition diversifiée de son portefeuille et à ses achats de rétrocession, Scor anticipe une augmentation de son ratio de souscription de 2.0pp.
* Herige Industries (+2,3% à 22,2 euros). Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 96,2 ME au 4e trimestre, en retrait de -2,4% par rapport à la même période de 2024, bénéficiant d'un effet calendaire favorable (-6,9% à jours comparables). Cette évolution, dans la continuité des 3 premiers trimestres, illustre la capacité de résistance du Groupe dans un marché fragilisé par le manque de visibilité. L'activité Menuiserie Industrielle a enregistré au 4e trimestre, un repli de -3,1% (-7,9% hors effet calendaire favorable). L'activité reste impactée par les incertitudes liées aux évolutions et ajustements des dispositifs d'aides à la rénovation.
* Amundi (+2,10% à 80,35 euros). Après un record séance, hier, le gestionnaire d'actifs progresse encore. Mediobanca a revalorisé Amundi de 65 à 75 euros ('neutre') et Goldman Sachs a porté sa cible 69 à 79 euros ('achat').
Comme annoncé à la publication de ses résultats annuels, Amundi lance, ce mercredi, son programme de rachat d'actions d'un montant de 500 ME, représentant un peu plus de 3% de son capital. La période de rachat se terminera au plus tard le 26 janvier 2027. Les actions seront acquises sur le marché et conservées en vue de leur annulation.
Hier, Amundi a dévoilé un bénéfice avant impôt du 4e trimestre supérieur aux attentes, et a indiqué bénéficier de la volonté des investisseurs de diversifier leurs placements au-delà des actifs libellés en dollars américains. La collecte nette atteint 20,9 MdsE sur le trimestre. Les encours progressent de +6,2% sur un an, pour atteindre un nouveau record à 2.380 MdsE à fin décembre.
Valeurs en baisse
* Crédit Agricole (-3,04% à 18,175 euros). La banque verte est sanctionnée après son point annuel qui fait état d'un résultat net de 1,03 MdE au 4e trimestre, en baisse de -39,3% sur un an. Il est impacté par la première consolidation de Banco BPM pour -607 ME, enregistrée sur la ligne des mises en équivalence. Le Crédit Agricole a porté sa participation dans son concurrent italien à un peu plus de 20%, dans un contexte de forte activité de fusions-acquisitions sur son deuxième marché. Le produit net bancaire atteint 6,966 MdsE, en repli de 1,8%. Le consensus 'Bloomberg' tablait sur un bénéfice net de 1,1 MdE pour des revenus de 6,78 MdsE. A l'instar d'autres grandes banques européennes, Crédit Agricole a bénéficié de la hausse des taux d'intérêt et de la résilience de la demande de prêts, en particulier dans ses activités internationales et entreprises, alors même que les marges de la banque de détail en France sont restées sous pression.
* Publicis (-2,19% à 76,68 euros). Au lendemain d'une chute de -9,24% en Bourse de Paris, malgré des résultats annuels légèrement supérieurs aux attentes, le groupe de communication pâtit de perspectives prudentes et fait également les frais des craintes de disruption liée à l'IA. Les inquiétudes ont été renforcées hier, après le lancement d'un outil juridique pour le chatbot Claude d'Anthropic, qui, selon la start-up, accélère, par exemple, la révision des contrats et le triage des accords de confidentialité.
Si les éditeurs de logiciels et les groupes d'analyse de données sont en première ligne, les acteurs de la publicité ne sont pas épargnés. Du côté des analystes, Barclays a dégradé Publicis à 'pondération en ligne' tout en coupant sa cible de 115 à 95 euros. Citi a réduit son objectif de 109 à 99 euros, mais reste à 'achat', et la Deutsche Bank ('conserver') a abaissé son objectif de 95 à 90 euros.
* Capgemini (-2,34% à 117,7 euros). Le titre chute pour les mêmes raisons que Publicis : le lancement d'un outil juridique pour le chatbot Claude d'Anthropic.
Selon les analystes de JP Morgan, le sentiment des investisseurs à l'égard des logiciels et des services informatiques européens se détériore quelque peu, car les algorithmes de croissance à long terme tendent à dépasser le cadre des perspectives à moyen terme standard de la plupart des entreprises, ce qui rend difficile la prise en compte des préoccupations croissantes. Les entreprises doivent également prouver que l'intelligence artificielle ne constituera pas un frein durable à leur croissance, selon JPM. Des résultats meilleurs que prévu ne suffisent plus à convaincre le marché. Les équipes de la banque citées par 'Bloomberg' soulignent également les risques importants auxquels il est difficile de s'opposer dans le secteur des logiciels, notamment la cannibalisation liée aux licences, la concurrence accrue des solutions natives de l'IA, le développement par les entreprises de leurs propres solutions et le risque de transition du modèle de revenus.
La pression reste forte sur les valeurs du secteur des logiciels et du conseil : Wavestone (-6,96%), Aubay (5,92%), Sopra Steria (-4,18%).
* BNP Paribas (-1,08% à 90,93 euros). Dans le litige concernant la banque au Soudan, la procédure se poursuit comme anticipé. BNP Paribas a annoncé qu'elle déposera sa requête en appel, d'ici le 9 février et se dit "pleinement préparée et confiante dans la solidité de ses arguments".
Veillée d'arme pour la banque du boulevard des Italiens qui publiera, demain matin, ses résultats du 4e trimestre 2025, et présentera sa trajectoire à l'horizon 2028, le jeudi 5 février 2026.
Pour Morgan Stanley ('pondération en ligne'), la question clé est de savoir à quelle vitesse BNP pourra atteindre son nouvel objectif d'un CET1 de 13%, les investisseurs optimistes anticipant une réalisation dès le 4e trimestre. Le courtier s'attend à l'annonce d'un dividende correspondant à un versement de 50% des bénéfices et à l'absence de distribution supplémentaire. Il indique que le dossier soudanais représente une "inconnue majeure" et attend des commentaires sur les perspectives de coûts et l'impact de la situation politique française. BoA estime que BNP devrait confirmer ses prévisions pour 2026 et ses objectifs pour 2028.
* Nexans (-0,22% à 135,6 euros). Le spécialiste des câbles et des services de technologies numériques a conclu un contrat-cadre avec Enedis, d'un montant de 600 ME. Il porte sur la fourniture de câbles moyenne tension (HTA) destinés à accompagner la modernisation et le renforcement du réseau, le raccordement des infrastructures de recharge de véhicules électriques, l'enterrement des lignes et la connexion des parcs d'énergies renouvelables sur l'ensemble du territoire français.
D'une durée totale de 7 ans (2026-2032) dont 3 ans optionnels, ce contrat prévoit des livraisons dès le 1er trimestre 2026, avec un volume moyen annuel doublé par rapport au précédent contrat.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote