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ISR, ESG, investissement «vert», durable ou responsable : comment s’y retrouver ?

Les investissements durables, aussi appelés investissements responsables, ont le vent en poupe. En témoigne la performance de l’OMX 20, l’indice Danois qui atteint des plus hauts historiques grâce notamment au secteur de l’éolien particulièrement développé dans le pays. En France aussi, les investissements responsables attirent de plus en plus particuliers et professionnels.

D’après une étude Novethic, le marché des fonds durables affichait un volume total d’encours supérieur à 300 milliards d’euros au premier semestre, poursuivant une progression de plusieurs années. On compte d’ailleurs sur cette même période 797 fonds dits durables soit 90 fonds de plus qu’à fin 2019.

ISR, ESG, investissement « vert », durable ou responsable : comment s’y retrouver ?
ISR, ESG, investissement « vert », durable ou responsable : comment s’y retrouver ?

Des investissements en lien avec les Objectifs de Développement Durable

Si la notion d’investissement responsable est aussi ancienne que la notion d’investissement, mise en pratique notamment par plusieurs groupes religieux dès le 18ème siècle, elle n’a été formalisée comme telle qu’à partir des années 60. Les causes étaient alors adaptées aux enjeux de l’époque, comme les droits civiques, avant d’évoluer en même temps que les enjeux de société.

Aujourd’hui, la finance dite durable ou responsable puise une partie de sa raison d’être au sein des Objectifs de développement durable (ODD) développés par les Nations Unies en 2015. Au nombre de 17, ces ODD visent à relever un certain nombre de défis sociaux et environnementaux dans le monde tels que le changement climatique, la lutte contre la faim, l’égalité des sexes, la consommation responsable, l’accès à l’emploi ou la protection des animaux.

Les principes d’investissement responsable des Nations Unies

L’Organisation des nations Unies a par ailleurs formalisé dès 2006 six principes d’investissement socialement responsable (PRI). Sur la base du volontariat, ces engagements incitent les investisseurs à intégrer les problématiques ESG (Environnement, Social et Gouvernance) au sein de leur stratégie de gestion. Ces six principes (ou PRI) ont pour vocation de s’assurer que les intermédiaires financiers prennent en compte les critères ESG dans leur stratégie.

L’investissement durable, seulement pour l’environnement ?

Aujourd’hui l’investissement responsable s’articule autour de quatre grands axes : l’impact environnemental des sociétés, l’impact social, le capital humain et la gouvernance des entreprises. Chaque fonds décide ensuite de se positionner sur une thématique ou plusieurs, en développant ses propres indicateurs. Les indicateurs, calculés sur la base des informations fournies par les entreprises peuvent varier d’un fonds à l’autre, une disparité qui vient d’ailleurs compliquer la comparaison objective entre plusieurs fonds. Certains indicateurs reviennent tout de même assez régulièrement, les voici ci-dessous.

Une myriade d’indicateurs

• L’enjeu environnemental

En ce qui concerne l’impact environnemental : l’empreinte carbone est évidement scrutée de près, ainsi que l’intensité carbone qui rapporte le nombre d’émission carbone à la production de l’entreprise. Le volume d’eau consommée et utilisée fait également partie des indicateurs.

• L’impact social

Pour l’impact social, les fonds vont en règle générale scruter le nombre de controverses, c’est-à-dire le nombre de procédures judiciaires liées à l’entreprise sur une année, les ventes de produits à destination de populations défavorisées vont également être analysées ainsi que la répartition du chiffre d’affaire par ODD. Parmi les fonds spécialisés dans la thématique sociale on trouve par exemple CS (Lux) Edutainment Equity Fund qui investit dans la transformation digitale de l’éduction ou AXA WF Framlington Longevity Economy spécialisé dans les thématiques du vieillissement de la population ou de l’allongement de l’espérance de vie.

• La gestion de l’humain

Au sein même de l’entreprise, la gestion de l’humain est également scrutée. Les indicateurs vont alors analyser le nombre d’emplois créés, l’évolution des effectifs au sein des entreprises ou encore le nombre d’heures de formation par salariés ou par division.

• La gouvernance

En matière de gouvernance enfin, qui est peut-être l’axe le moins évident au premier abord, les fonds vont mesurer le pourcentage d’administrateurs indépendants au conseil d’administration de l’entreprise, le nombre de femmes au conseil d’administration ou encore si les entreprises concernées sont signataires du Pacte Mondial des Nations Unies (Global Compact).

Les différentes approches de sélection

Mais comment les fonds fonctionnent-ils concrètement pour réaliser des investissements durables ou responsables ? Afin de concilier performance financière et extra-financière, ces fonds peuvent adopter plusieurs stratégies.

• L’approche thématique

La plus évidente semble, pour celui qui n’y connait rien, l’approche dite thématique. C’est-à-dire le fait de se concentrer sur une cause en particulier et n’effectuer ses investissements que dans des entreprises qui respectent les critères définis en amont. Ces fonds dits thématiques, sont d’ailleurs pour moitié des fonds environnementaux aujourd’hui selon une étude Novethic. Parmi eux, les trois fonds affichant les collectes les plus importantes sont Pictet Global Environnemental Opportunities (1 229 millions d’euros collectés au S1 2020), suivi de Eurizon Absolute green Bonds (696 millions d’euros collectés au S1 2020), et Nordea Global Climate and Environment Fund (671 millions d’euros collectés au S1 2020).

• L’exclusion

Au-delà des fonds thématiques, les fonds d’investissement peuvent pratiquer l’exclusion. Ces fonds vont exclure d’emblée de leurs choix d’investissement des entreprises considérées comme ayant un comportement néfaste pour l’homme ou l’environnement. En règle générale, les fonds excluent des sociétés dans le secteur de l’alcool, du tabac, de l’armement, de la pornographie ou des jeux d’argent. Mais certains fonds vont au-delà et excluent toutes les entreprises en lien avec les OGM, ou l’exploitation d’énergies fossiles. L’exclusion reste cependant une méthode assez peu utilisée en France.

• La sélection positive

La sélection positive est une approche qui fait l’inverse. Au lieu d’exclure certaines entreprises ou secteurs d’activité, elle va favoriser les entreprises qui respectent le plus les indicateurs extra-financiers au sein de leur secteur d’activité. Si cette approche favorise les entreprises les plus vertueuses, les « best-in-class » dans leur secteur, elle n’exclut pas pour autant un secteur en particulier par rapport à l’indice boursier de référence. Ce qui vient par exemple expliquer que certains fonds ISR investissent dans le nucléaire en France alors qu’en Suisse, cela est très rare.

• L’engagement actionnarial

L’engagement actionnarial est la dernière approche pratiquée par les fonds. Il s’agit d’un accompagnement dans la durée de la stratégie de l’entreprise par les actionnaires, ici en l’occurrence les fonds. Ils peuvent ainsi proposer des résolutions socialement responsables, voter lors des assemblées générales, ou agir par d’autres moyens afin de s’assurer que l’entreprise est bien en phase avec les indicateurs de performance extra-financière du fonds.

Avec des indicateurs qui varient d'un fonds à un autre, il est difficile pour l'épargnant de s'y retrouver entre tous les investissements revendiqués responsables. Pour cela il existe des labels que nous vous détaillons dans notre article Investissement durable : les labels certifient, l’AMF veille.

Journaliste Financier Nicolas Pagniez
Article rédigé par Nicolas Pagniez
Journaliste financier

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