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Investir dans les biotechs : les choses à savoir

CureVac, Moderna ou encore BioNTech, les biotechs font beaucoup parler d’elles depuis la pandémie de Covid-19. La course au vaccin a contribué à mettre encore plus en avant ces entreprises, à mi-chemin entre des start-up et des laboratoires de recherche.

Investir dans les Biotechnologies
Investir dans les Biotechs : les choses à savoir

Qu’est-ce qu’une Biotech ?

Une biotech est une société de biotechnologie. Ces sociétés sont généralement composées de petites équipes et travaillent au développement de technologies ayant recours à l’utilisation ou à la modification d’organismes vivants. Elles sont donc le mélange entre le vivant (« bio ») et la technologie (« tech »).

Même si les biotechs sont surtout connues pour la recherche de vaccins ou de traitements de maladies rares, elles ont un champ d’application beaucoup plus large. Elles peuvent développer des solutions pour le secteur de la santé, mais aussi de la pharmacie, de l’industrie cosmétique ou encore pour l’agro-alimentaire.

En France, on compte plus de 720 biotechs, dont 38 sont cotées à la bourse de Paris. Une majorité d’entre elle travaille aujourd’hui dans le secteur pharmaceutique à élaborer de nouveaux traitements. Parmi les plus connues, on peut citer Abivax, qui développe des traitements contre les maladies inflammatoires, les virus ou les cancers, Biophytis qui se concentre sur le ralentissement des processus dégénératifs en lien avec la vieillesse, Novacyt spécialisé dans le diagnostic in vitro et moléculaire ou encore Innate Pharma, spécialisée en oncologie.

Des marchés très différents

L’objet de la recherche est d’ailleurs à regarder de très près par les investisseurs. Dans le cas d’un traitement ou d’un vaccin, chacun d’entre eux s’adresse à des populations différentes et vise donc un marché différent. Beaucoup de biotechs tentent d’apporter une réponse à des maladies considérées comme incurables jusqu’ici. Seulement, travailler sur un traitement pour une maladie orpheline, ou trouver un vaccin contre la Covid-19 ne s’adresse pas à la même cible et n’aura donc pas le même potentiel de chiffre d’affaires.

Au-delà du marché visé, l’investisseur devra également se renseigner sur l’écosystème des biotechs qui ont retenu son attention. En effet, les biotechs sont rarement seules sur leur créneau. Il faut donc s’intéresser aux avancées de leurs concurrents, mais aussi aux techniques utilisées. Deux biotechs peuvent s’intéresser à la même maladie mais travailler sur deux technologies différentes. Une technologie développée pour une maladie peut avoir le potentiel de traiter d’autres pathologies. Autant de données que l’investisseur doit être capable de suivre s’il veut faire ses choix en connaissance de cause. Enfin, de nombreuses biotechs travaillent sur plusieurs traitements, dont certains déjà commercialisés, une façon pour l’investisseur d’être rassuré sur les sources de revenus et donc sur la continuité de l’entreprise, mais aussi sur sa capacité à obtenir des résultats.

L’importance des essais cliniques

Les biotechs suivent un timing particulier. Lorsqu’elles sont cotées, diverses informations peuvent faire bouger le titre car interprétées comme des bonnes ou des mauvaises nouvelles par le marché. Dans le cas du développement d’un traitement ou d’un vaccin, par exemple, trois phases d’essai clinique sont primordiales pour en garantir l’efficacité.

L’essai clinique de phase 1 : Ce test permet de passer du stade préclinique au stade clinique (stade où les études sont réalisées sur des êtres humains). Il vient confirmer que le traitement ne présente pas de danger et qu’il est toléré par les humains.

L’essai clinique de phase 2 : l’objectif de ce test est de démontrer l’efficacité du traitement et de définir la dose optimale.

L’essai clinique de phase 3 : Ce dernier test (si tout se passe bien) compare l’efficacité du traitement à un placebo ou, s’il existe, au médicament de référence.

A noter qu’il existe également une phase 4, mais qui concerne moins les investisseurs car elle concerne le suivi à long terme du traitement. La biotech peut en revanche faire une demande d’Autorisation de mise sur le Marché de son traitement dès la fin de la Phase 3.

S’il est important pour l’investisseur de connaitre ces phases, c’est parce qu’elles vont venir apporter ou non de la crédibilité au projet de commercialisation du traitement. Pour les investisseurs, il est par exemple très important de scruter les résultats des essais cliniques de Phase 2. Car des résultats positifs confirment l’efficacité d’un traitement et rapprochent d’une potentielle autorisation de commercialisation, pouvant faire grimper très rapidement le cours de l’action de la biotech. Il est d’ailleurs conseillé de parler anglais pour avoir l’information à temps ! A l’inverse, un échec à ce stade peut être synonyme de désengagement massif des investisseurs sur le titre.

De gros besoin de financements, un CA hypothétique

Les biotechs peuvent passer plusieurs années à développer une technologie avant que celle-ci ne soit commercialisée. Autant d’années où l’entreprise aura besoin de capitaux importants mais ne générera pas de chiffre d’affaires. Les biotechs sont donc, de fait, très dépendantes de leurs investisseurs, et n’offrent pas toujours la certitude que la technologie en question réussira à prouver son efficacité. Il y a donc là deux risques à connaitre pour l’investisseur : d’abord, la biotech peut mener plusieurs années de recherche sans aboutir à une technologie efficace et risquer de fermer boutique. Ensuite, durant toute la période de recherche, la gestion des financements, et l’assurance d’avoir des investisseurs fidèles au capital seront primordiales.

Les partenaires financiers, un choix stratégique

Le choix des partenaires financiers est d’ailleurs à regarder de près. Beaucoup de biotechs qui ont mal anticipé ce point souffrent de cette « Vallée de la mort », où des sociétés technologiques n’arrivent plus à convaincre des investisseurs de financer leur croissance après les phases d’amorçage. Une période difficile qui peut même intervenir entre la phase 2 et la phase 3 des essais cliniques. Certaines se retrouvent alors obligées de brader leur technologie, où à l’instar de Ibionext, de créer leur propre fonds. Les partenaires financiers historiques sont donc essentiels dans l’étude d’une biotech. Il faut avant tout bien s’assurer qu’ils seront en mesure d’accompagner la biotech jusqu’au bout.

D’autant plus que les homologations et les accords de mise en marché peuvent prendre du temps à arriver, même si la technologie a prouvé son efficacité. Il est donc nécessaire que la biotech puisse tenir jusque-là.

Les partenariats avec de grands laboratoires récompensés

Certains signaux peuvent tout de même faire grimper la valeur de l’action d’une biotech, avant même que celle-ci ne commence à générer du chiffre d’affaires. En premier lieu, la mise en place d’un partenariat avec un grand laboratoire ou un grand groupe pharmaceutique peut être interprétée comme un signal positif par le marché. Ce sont souvent des partenariats gagnant-gagnant : la biotech est agile et prend des décisions rapidement, idéal pour la R&D, tandis que le grand laboratoire dispose de moyens et de circuits de distribution déjà établis.

Innate Pharma multiplie, par exemple, les partenariats industriels en fonction des objets de recherche : son site internet mentionne des partenariats avec AstraZeneca, avec le groupe Danois Novo Nordisk ou encore avec Sanofi en ce qui concerne le développement de nouveaux formats d’anticorps bispécifiques.

D’autres signaux peuvent également faire grimper le titre, comme l’arrivée d’une équipe dirigeante reconnue, ou de scientifiques de renom au sein de l’équipe. A l’inverse le départ de fondateurs historiques sera mal interprété par le marché.

L’indice Next Biotech

Aujourd’hui, un peu moins de 40 biotechs sont cotés à la Bourse de Paris, et plus de 800 à travers le monde. On estime cependant qu’il en existe au total 12 000. Il est possible de suivre les performances du secteur des biotechs via deux indices : Next Biotech en Europe, ou Nasdaq Biotechnology aux Etats-Unis.

L’indice Next Biotech affiche au 23 Septembre une performance de -13,60% depuis le premier Janvier. Sur la même période, le CAC 40 affiche une performance de -19,16%.

 

Sur un an, soit de Septembre à Septembre, Next Biotech gagne plus de 7%, là où le CAC 40 perd un peu plus de 14%.

Pour ceux qui veulent investir dans les biotechs, il est conseillé de n’investir qu’une petite partie de son portefeuille sur ces actifs risqués. Une allocation aux alentours de 10% répartie sur plusieurs biotechs permet de diversifier le risque. Pour ceux qui préfèrent ne pas investir directement mais qui souhaitent quand même se lancer, il existe des fonds pour investir dans les biotechs comme RA Capital, Baker Bros., Perceptive Advisors ou encore Orbimed.

Journaliste Financier Nicolas Pagniez
Article rédigé par Nicolas Pagniez
Journaliste financier

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