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Comment acheter de l’or ?

Depuis la nuit des temps, l’or a la réputation de faire tourner les têtes. 
Et pourtant, pour un investisseur réfléchi, rien n’est plus éloigné de la vérité ! 
En effet, de nos jours, l’or est avant tout considéré comme une valeur refuge. 
D’ailleurs, l’importance accordée à ce concept est indissociable du débat entre l’achat d’or sous forme physique ou papier. 
De plus, quel que soit la forme choisie, nous verrons qu’il existe de multiples méthodes pour acheter cet or, chacune avec ses forces et ses faiblesses. 

 

 

Pourquoi acheter de l’or ?

Contrairement aux actions ou aux obligations, posséder de l’or ne génère aucun revenu annuel.

Alors, en tant qu’investisseur, pourquoi s’intéresser à ce métal précieux ?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre qui achète de l’or et pourquoi.

Trois catégories d’acheteurs sont représentées :

  • Environ 50% de la demande provient de l’industrie joaillière ; l’or étant utilisé comme matière première pour des créations de colliers, bracelets, bagues, etc…
  • Environ 40% de la demande provient des particuliers et des banques centrales ; l’or étant stocké dans une optique de conservation de valeur, notamment pour se protéger en cas de perte de confiance dans les monnaies
  • Environ 10% de la demande provient de l’industrie ; les capacités physiques de l’or étant recherchées dans l’aérospatiale, l’électronique, le secteur médical, etc…

Du côté de l’offre, la capacité d’extraction des sociétés aurifères est le critère le plus déterminant, les plus grandes mines se situant en Afrique du Sud, en Chine, au Pérou, en Australie ou encore aux Etats-Unis.

Comme pour toutes les matières premières, le cours de l’or reflète la rencontre entre la demande et l’offre.

Toutefois, en plus de sa demande “naturelle”, l’or est aussi considéré comme une valeur refuge, ce qui participe à l’élaboration de son cours.

La règle est la suivante : quand la confiance dans l’économie s’effrite, le cours de l’or a de très fortes chances d’augmenter, et inversement.

Dans ces conditions, il ne faut pas faire l’erreur de croire qu’une valeur refuge est une valeur immunisée au risque.

Toutefois, comparée au marché du pétrole, il est vrai que la volatilité de l’or est à des années-lumière, mais toujours bien présente.

Par exemple, entre septembre 2012 et décembre 2013, le kilogramme d’or a dévissé de 44 000€ à 28 000€.

A contrario, il s’est apprécié de 33 000€ à 47 000€ entre septembre 2018 et février 2020.

Pour un investisseur, l’or est donc souvent utilisé pour diversifier un portefeuille, afin de couvrir une exposition à des marchés actions instables par nature.

Mais cela peut aussi dépendre du type d’or acheté !

En effet, or physique (lingots, pièces, bijoux, etc…) ou or papier (trackers, certificats, actions des sociétés minières, etc…), les nombreuses méthodes disponibles pour acheter de l’or ont chacune des spécificités marquées.

Explications !

Acheter de l’or physique

Du lingot de 1 kg au lingotin de 10 grammes, en passant par l’once et les pièces historiques (20 Francs Napoléon, Souverain, etc…), l’or physique prend de nombreuses formes et s’adapte ainsi à toutes les bourses.

Le principal avantage de l’or physique est de pouvoir tenir entre les mains de l’investisseur, quelles que soient les circonstances, même les plus sombres. En effet, l’or physique est un actif tangible qui en cas de très fortes secousses dans l’économie, garde sa valeur et a même tendance à s’apprécier.

L’or physique est donc considéré comme la valeur refuge ultime.

Mais il existe des contraintes qui méritent d’être connues avant de se précipiter dans l’or physique :

  • Les coûts de stockage : achat d’un coffre en cas de conservation à domicile ou frais de location en cas de stockage par un tiers (banques, société spécialisée)
  • En cas de conservation au domicile, les risques de perte, de vol ou même d’oubli (en cas de décès) sont élevés
  • La marge de l’intermédiaire qui vend de l’or physique est souvent plus élevée par rapport à une transaction en or papier
  • Ce secteur peut attirer des escrocs en tout genre, en trichant par exemple sur la qualité de l’or, à l’achat comme à la vente. Il est donc important de passer par un intermédiaire de confiance.
  • Le manque de liquidité à la revente peut être handicapant, par exemple pour un lingot valorisé à 50 000€

Prêt à investir dans l’or physique ?

Plusieurs options sont disponibles, sachant que pour les deux premières, l’achat d’une quantité d’or se fait par l’intermédiaire d’un ordre, qui peut être à cours limité ou au cours du marché, comme pour une action.

  • Dans une agence bancaire

    Le service de vente d’or dans les agences bancaires est en perte de vitesse, faute de rentabilité du point de vue des banques.

    Toutefois, cette solution présente l’avantage de traiter avec un intermédiaire de confiance, quitte à payer une marge plus élevée.

    L’or acheté peut être au choix retiré par l’investisseur ou stocké dans un coffre loué par la banque.

  • Avec un courtier spécialisé, en agence ou en ligne

    Il existe de nombreux courtiers spécialisés dans la vente d’or.

    Les transactions peuvent avoir lieu dans des agences sur tout le territoire français ou bien en ligne.

    Les courtiers sont généralement considérés comme la meilleure solution qualité / prix, à condition de prendre le temps de les comparer, aussi bien en termes de réputation que de tarifs affichés.

    De plus, les courtiers proposent souvent une solution de stockage dans des coffres situés en dehors du système bancaire, afin de se prémunir contre une supposée non-restitution des actifs en cas de faillite de la banque ou par gros temps.

  • Dans les bijouteries

    C’est économiquement la solution la plus discutable, car les bijoux confectionnés à base d’or sont naturellement vendus (beaucoup) plus cher que la quantité d’or qu’ils contiennent.

    Toutefois, se rendre dans une bijouterie est une solution de facilité.

    Si on est séduit par cette possibilité, il est nécessaire d’investir dans des créations contenant un or le plus pur possible, tout en gardant à l’esprit que si le marché de la revente de bijoux est corrélé au cours de l’or, d’autres paramètres comme la technicité ou la rareté de la pièce rentrent aussi en compte.

    Par conséquent, le risque de revente à perte sur le marché de l’occasion est très élevé, mais la solution a le mérite d’exister.

    L’achat d’or physique ne correspond pas exactement à votre cahier des charges ?

    Les multiples possibilités d’achat via l’or papier sont alors peut-être plus adaptées à votre profil.

Acheter de l’or papier

En comparaison des contraintes liées à l’achat d’or physique, il ne fait aucun doute que l’achat d’or sous forme papier (actions de sociétés aurifères, trackers, certificats, etc…) est beaucoup plus simple.

En effet, quelques clics depuis une plateforme de courtage suffisent pour passer des ordres d‘achat ou de vente.

Voici un récapitulatif des principaux avantages de l’or papier :

  • Facilité d’exécution des ordres
  • Des frais globalement inférieurs par rapport à l’achat d’or physique
  • Des droits de garde (si applicables) généralement très inférieurs aux coûts de stockage de l’or physique

L’or papier n’aurait-il donc que des avantages ?

A un élément près, oui.

Mais cet élément est potentiellement déterminant, surtout dans l’optique d’un investisseur souhaitant acheter de l’or en tant que réserve de valeur “ultime”.

En effet, l’or papier est par nature un achat indirect, c’est-à-dire qu’il faut s’adresser à un émetteur de titres pour en posséder.

Toutefois, en cas de faillite de cet émetteur, l’investisseur aura-t-il la possibilité de récupérer son dû d’une manière ou d’une autre ?

La réponse est à pondérer selon l’instrument utilisé pour acheter de l’or papier (trackers, certificats, etc…) et la qualité intrinsèque de l’émetteur.

De plus, il faut savoir que la valeur totale de l’or papier est très supérieure à celle de l’or physique.

Cela s’explique par la financiarisation toujours plus poussée des émetteurs, dans le but de proposer plus de titres à la vente à partir d’un stock défini d’or, en appliquant des systèmes complexes de couvertures.

En d’autres termes, cela veut dire qu’en théorie, si tous les investisseurs en or papier retirent en même temps leurs titres, les émetteurs seraient dans l’impossibilité de répondre à cette demande en or sonnant et trébuchant.

Un peu dommage pour une valeur refuge censée être ultime !

C’est pourquoi l’or physique et l’or papier peuvent être considérés comme deux actifs différents, même si l’or papier reste tout de même une valeur refuge à condition que l’émetteur ne fasse pas faillite, ce qui dans les faits reste très rare.

De plus, l’appellation or papier couvre de multiples formes d’achats possibles.

Par exemple, de nombreux produits dérivés utilisent l’or comme actif sous-jacent, au point de transformer l’or papier comme un outil de spéculation. Réservés aux investisseurs avertis, ces produits très risqués n’ont donc plus grand-chose à voir avec la fonction première de l’or !

Voici le tour d’horizon des principaux supports pour investir dans l’or sous sa forme papier :

  • Les trackers or

    Les trackers sont certainement le support le plus facile d’accès pour se positionner sur l’or.

    Ce sont des fonds qui essaient de répliquer le plus fidèlement possible le cours de l’or, moins une légère commission au titre des frais de gestion.

    Dans une optique de diversification du portefeuille, les trackers sont donc très prisés des investisseurs.

    Comme nous venons de voir, un paramètre important pour les comparer est de vérifier le stock d’or déposé en contrepartie.

  • Les actions des sociétés minières

    Les sociétés minières sont un autre moyen d’exposition à l’or.

    Il est possible d’acheter des actions directement dans une mine exploitant de l’or ou bien en investissant dans un panier de sociétés, à travers des fonds de placement (gestion active) ou des trackers (gestion passive).

    Si le cours de l’or est un facteur prépondérant dans la valorisation de ces sociétés, d’autres paramètres liés à la vie d’une mine (accidents, grèves, etc…) sont aussi à prendre en compte, en plus du risque de change, ces sociétés étant le plus souvent situées et cotées en dehors de la zone euro.

    Pour ces raisons, les actions des sociétés minières sont un investissement beaucoup plus spéculatif que le cours de l’or.

  • Les certificats or

    Les certificats or sont émis par des banques traditionnelles, comme Société Générale ou BNP Paribas.

    Ils font partie de la famille des produits dérivés.

    Selon les certificats, il est donc possible de parier à la hausse ou à la baisse de l’actif sous-jacent (l’or en l’occurrence), avec ou sans effet de levier et avec ou sans date d’échéance.

    Les certificats or sont un produit populaire pour trader sur l’or, mais du fait de leur technicité, ils sont réservés aux financiers avertis.

  • Les autres produits dérivés

    En plus des certificats, de nombreux produits dérivés utilisent l’or comme sous-jacent.

    D’un fonctionnement complexe, ces produits sont par nature très risqués et réservés aux investisseurs chevronnés.

    Nous pouvons par exemple citer les contrats futures, les swaps or ou encore les warrants.

  • Le marché des devises

    Au même titre que le dollar ou l’euro, l’once d’or est considérée depuis quelques années comme une devise à part entière sur le marché des changes, le Forex.

    Son symbole est le suivant : XAU.

    Il est donc aussi possible d’acheter de l’or par l’intermédiaire de ce marché, réservé aux traders confirmés, notamment du fait de l’important effet de levier disponible.

Conclusion : or physique ou papier ?

Acheter de l’or sous forme physique ou papier ne répond pas aux mêmes besoins.

L’intérêt premier de l’or physique est de protéger un patrimoine contre des perturbations financières et monétaires exceptionnelles, en étant conservé dans un endroit accessible.

Du fait de ses contraintes de liquidité et de stockage, l’or physique est donc d’un placement de long terme par excellence.

A l’opposé, l’or papier peut avoir plusieurs utilisations, aussi bien comme valeur refuge pour diversifier un portefeuille que comme objet de spéculation, avec les risques que cela peut engendrer.

Mais quel que soit le support choisi, il est indiscutable que les vertus de l’or papier se font principalement sentir sur le court et moyen terme.

Au final, comme pour tout investissement financier, le plus important reste que l’achat d’or s’inscrive dans la stratégie d’investissement globale de l’investisseur.

Article rédigé par Emilien FRANCOISE, fondateur de Nextbanq.

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