Bilan hebdo : le CAC40 perd un peu de terrain
Dans une actualité clairsemée...
Une semaine toute verte suivie d'une semaine quasi toute rouge... Le CAC40 boucle cette séquence hebdomadaire du 15 août sur un repli toutefois limité de 0,85%, à 8.637 points ce vendredi soir. Dans une actualité entreprises quasi inexistante en France, et en l'absence de nombreux intervenants, le marché parisien a été animé par les annonces plus nombreuses du côté des Wall Street.
Si les données sur l'inflation (indices CPI et PPI) plus modérées que prévu ont été bien accueillies, le recul de la confiance des consommateurs et la baisse surprise des ventes au détail ne sont guère encourageants pour les entreprises américaines. Les signes de ralentissement du principal moteur de l'économie renforcent néanmoins l'idée que la Réserve fédérale maintiendra ses taux inchangés le mois prochain pour éviter une aggravation de la situation. Les opérateurs tablent désormais sur une probabilité de 71,6% pour un statu quo de la Fed lors de sa prochaine réunion mi-septembre, contre 66% hier et 55,6% il y a une semaine, montre l'outil 'FedWatch' du CME Group.
Le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis continue par ailleurs de peser sur le moral des investisseurs, le trafic dans le détroit d'Ormuz s'étant pratiquement arrêté depuis l'attaque de deux nouveaux navires et l'annonce par les États-Unis de leur intention de maintenir indéfiniment un blocus naval contre l'Iran. D'autant que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré jeudi que les Etats-Unis allaient imposer à l'Iran des mesures "sans précédent", sans plus de précisions. Dans ces conditions, le baril de Brent (contrat octobre) affiche un gain hebdomadaire d'environ 5% à 87,7$ ce soir à Londres.
Sur le front des devises, l'euro peine à franchir la barre des 1,16$. Le bitcoin retombe sous les 63.000$. Enfin, l'or affiche une petite hausse de 1% sur la semaine, proche des 4.390 dollars.
Les valeurs
* Valneva s'envole de 32%, après que le fabricant de vaccins et Pfizer eurent annoncé que l'Agence européenne des médicaments (EMA) avait accepté pour revue leur demande d'autorisation de mise sur le marché de leur candidat-vaccin contre la maladie de Lyme. Cette étape déclenche une évaluation formelle par l'EMA. Pour Stifel ('achat'), la validation par l'EMA constitue un "événement important de réduction des risques pour le dossier d'investissement". Le courtier prévoit une approbation au troisième trimestre 2027.
* Innate Pharma flambe de 23,6%. La biotech et Swedish Orphan Biovitrum (Sobi) ont annoncé un partenariat stratégique permettant le lancement de l'étude confirmatoire de phase 3 TELLOMAK-3 dans le lymphome T cutané (CTCL), étape clé vers le dépôt d'une demande d'autorisation accélérée de mise sur le marché de lacutamab dans le syndrome de Sézary, un sous-type de CTCL. Selon les termes de l'accord, Sobi versera à Innate Pharma 75 millions de dollars, payables à la clôture de la transaction. Innate pourra également recevoir jusqu'à 40 millions de dollars supplémentaires associés à des jalons de développement à court terme dans le syndrome de Sézaryr, ainsi que jusqu'à 465 millions de dollars liés à l'option permettant à Sobi d'obtenir l'ensemble des droits de développement ainsi qu'à de futurs jalons réglementaires et commerciaux. Innate pourra recevoir des redevances progressives à deux chiffres sur les ventes nettes. Innate Pharma a également annoncé le lancement d'une offre d'environ 22,5 millions d'euros via l'émission d'actions ordinaires de la société (d'une valeur nominale de 0,05 euro) dans le cadre d'un placement privé auprès d'" investisseurs qualifiés ".
* Technip Energies (+7%), Viridien (+5,6%) et GTT (+4,8%) gagnent du terrain dans le sillage des cours pétroliers.
* Soitec bondit de 5,5% avec le retour en force des valeurs IA.
* Rubis prend 3,4%. Le distributeur de produits pétroliers a annoncé, lundi matin, la démission avec effet immédiat de Patrick Molis, membre indépendant du conseil de surveillance et (premier) actionnaire du groupe à un peu plus de 9%, via sa société Compagnie Nationale de Navigation (CNN). Le groupe affirme dans son communiqué que le départ de Patrick Molis découle de la propre décision de ce dernier. Ce retrait fait suite à un bras de fer engagé avec la direction de la société, qui évolue sous statut de commandite, depuis plus de deux ans.
* Aperam s'adjuge 3% après que JP Morgan a relevé à 'surpondérer' son opinion sur l'aciériste en ciblant 57 euros. La banque anticipe une amélioration des perspectives pour les actions européennes du secteur de l'acier inoxydable. Concernant Aperam, le courtier estime que le groupe devrait bénéficier de l'amélioration de la conjoncture structurelle en Europe et offre un potentiel de revalorisation important.
A l'inverse, * Kering perd 6,3% avec LVMH (-4,5%). Dans une note, la Deutsche Bank explique que le deuxième trimestre a vu une amélioration limitée du sentiment à l'égard du secteur européen du luxe, tandis que les performances boursières ont continué de diverger. Les gagnants sont restés ceux qui sont relativement épargnés par les vents contraires persistants du secteur, notamment l'absence d'amélioration significative en Chine, l'impact négatif d'environ 100 points de base sur la croissance en provenance du Moyen-Orient et la pression pesant sur les consommateurs " aspirationnels ". Selon le courtier, rien ne laisse présager une atténuation prochaine de ces vents contraires. Par conséquent, il anticipe que les mêmes segments continueront de surperformer : la joaillerie (en particulier Richemont), le prêt-à-porter haut de gamme (Brunello Cucinelli) et les dossiers de redressement (Burberry). Du côté des acteurs nationaux, la DB a coupé son objectif sur Hermes de 2.320 à 1.920 euros mais reste à l''achat', ajuste le curseur sur LVMH ('achat') de 600 à 590 euros et revalorise Kering de 280 à 295 euros ('conserver').
* EssilorLuxottica rend 5,7%. Le projet de cession par Armani d'une participation de 15% de son capital pourrait ne pas avoir lieu avant mars 2027, date butoir fixée par Giorgio Armani, dans son testament, a rapporté le quotidien 'Corriere della Sera'. Citant des sources au sein du groupe de mode italien, le journal italien a précisé que les conditions de marché pour le secteur du luxe restent difficiles et que l'opération pourrait prendre du temps. Giorgio Armani avait donné pour instruction à la fondation éponyme qui contrôle la maison de couture de céder une participation initiale de 15% au capital du groupe dans un délai de 18 mois, en accordant la priorité au groupe de luxe LVMH, au géant des cosmétiques L'Oréal et au fabricant franco-italien de lunettes EssilorLuxottica.
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