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Clôture Wall Street : en ordre dispersé dans le flot des publications

| Boursier | 68 | Aucun vote sur cette news

Eli Lilly a rassuré les marchés, tandis qu'Uber a raté le consensus de profits...

Clôture Wall Street : en ordre dispersé dans le flot des publications
Credits Crédit Suisse

Les publications de géants des marchés s'enchaînent outre-Atlantique. Ce mercredi, Wall Street termine en ordre dispersé. Au lendemain d'une forte baisse menée par les secteurs technologiques, les écarts se creusent...
Les valeurs américaines de la 'tech' demeurent encore sous pression, avec des sanctions notables sur les dossiers AMD, Palantir ou Micron Tech. Eli Lilly a rassuré les marchés, tandis qu'Uber a raté le consensus de profits. Malgré une bonne performance, les prévisions d'AMD déçoivent.
Dans ce cadre, le S&P 500 fléchit de -0,51% à 6.882 pts. Le Dow Jones grimpe +0,53% à 49.501 pts, avec notamment Amgen, Disney et Apple. Le Nasdaq est encore fébrile et redonne -1,51% à 22.904 pts.

Hier, les valeurs du secteur software avaient accéléré leur correction à Wall Street suite à la mise à jour du chatbot d'Anthropic la semaine dernière, qui a ravivé les craintes de bouleversements liés à l'IA dans le secteur des données et des services professionnels. Une correction sectorielle qui a frappé toutes les places boursières mondiales. Une forte vague de ventes a emporté en bourse, hier en particulier, les sociétés d'analyse de données, de services professionnels et de logiciels. Certains investisseurs ont attribué la purge à la récente mise à jour du chatbot d'IA d'Anthropic. En effet, la startup a lancé en fin de semaine dernière des extensions pour son agent 'Claude Cowork', automatisant ainsi des tâches juridiques, commerciales, marketing et d'analyse de données...

Donald Trump a signé de son côté le projet de loi de dépenses suite à son adoption hier soir par la Chambre des représentants, ce qui met fin à 4 jours de paralysie des services gouvernementaux ('shutdown'). Ce bref 'shutdown' était dû à l'opposition des démocrates à un budget sur la sécurité intérieure sans réforme de l'ICE.

Trump a annoncé avant-hier que les États-Unis et l'Inde étaient parvenus à un accord commercial après son entretien avec le Premier ministre indien Narendra Modi. Trump a précisé que le taux de base des droits de douane américains sur les produits indiens passerait de 25 à 18%. Le président américain a également affirmé que M. Modi avait accepté de cesser d'acheter du pétrole russe... Notons que le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a déclaré que la Cour suprême examinait avec prudence une affaire contestant les droits de douane instaurés sous l'administration Trump en raison de leur impact économique majeur. Il a souligné que ces droits de douane avaient généré des recettes substantielles et remodelé la politique commerciale, ajoutant que les plaignants ne semblaient pas disposer d'un dossier incontestable.

La situation reste compliquée concernant l'Iran, qui évalue une reprise des négociations avec les États-Unis. Trump a encore prévenu de "mauvaises" conséquences possibles en l'absence d'accord avec Téhéran. Les deux pays paraissent toutefois prêts à se remettre à la table des négociations pour évoquer en particulier le nucléaire. Les discussions pourraient reprendre dans les prochains jours.

Par ailleurs, les investisseurs digèrent toujours l'annonce, vendredi, de la nomination par Trump de l'ancien gouverneur de la banque centrale, Kevin Warsh, à la tête de la Fed. Ce dernier prendra ses fonctions à l'expiration du mandat de Jerome Powell... "Je connais Kevin depuis longtemps et je suis convaincu qu'il restera dans les annales comme l'un des plus grands présidents de la Fed, peut-être même le meilleur. Par-dessus tout, il a toutes les qualités requises et il ne vous décevra jamais", a lancé Trump sur son réseau Truth Social. Warsh, en tant qu'ancien gouverneur, maîtrise les rouages de la Fed. Il avait été nommé gouverneur de la banque centrale par George W. Bush et avait exercé ses fonctions de 2006 à 2011. Durant la crise financière de 2008, il était l'interlocuteur privilégié de Ben Bernanke, alors patron de la Fed, auprès de Wall Street.
Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité d'un nouveau statu quo monétaire le 18 mars à l'issue de la prochaine réunion FOMC de la Fed se situe à 90%. Le même outil montre toujours l'anticipation d'environ deux baisses de taux d'un quart de point cette année.

Raphael Bostic, patron de la Fed d'Atlanta, s'exprimant avant-hier, a indiqué pour sa part qu'il n'avait modélisé aucune baisse des taux cette année, constatant le fort levier de l'économie et la nécessité de conserver une posture légèrement restrictive. De son point de vue, une à deux réductions des taux les amènerait en zone neutre, ce qui rendrait alors très improbable un retour de l'inflation vers l'objectif des 2%. Bonne nouvelle toutefois pour les partisans de la baisse des taux : Bostic quittera la Fed à la fin du mois...
Thomas Barkin, président de la Fed de Richmond, prenait lui aussi la parole hier, tenant un discours similaire concernant l'inflation. Barkin estime ainsi qu'il faut prendre au sérieux l'incapacité persistante de la Fed à maîtriser l'inflation depuis 2021. Son niveau reste selon lui un peu trop élevé....

D'après le dernier rapport d'ADP sur le sujet, les créations de postes dans le privé aux Etats-Unis pour le mois de janvier 2026 se sont établies au nombre de 22.000, contre un consensus de place de 45.000 et une lecture révisée à 37.000 pour le mois antérieur. Dans un contexte de faible activité d'embauche en 2025, le secteur de la santé s'est distingué en créant 74.000 emplois. Le ralentissement a été principalement dû au secteur manufacturier, qui a perdu des emplois chaque mois depuis mars 2024, aux services professionnels et aux entreprises, ainsi qu'aux grandes entreprises, note ADP, qui en profite pour faire le bilan de l'année passée. "La création d'emplois a reculé en 2025, le secteur privé ayant créé 398.000 emplois, contre 771.000 en 2024. Malgré un ralentissement continu et marqué de la création d'emplois ces trois dernières années, la croissance des salaires est restée stable", ajoute Nela Richardson, cheffe économiste d'ADP.

L'indice PMI composite final américain du mois de janvier 2026 s'est affiché à 53, contre 52,8 de consensus Bloomberg et 52,8 également en lecture préliminaire. L'indice PMI final des services de janvier est ressorti pour sa part à 52,7, contre 52,5 de consensus et 52,5 en lecture 'flash'. Les deux indicateurs signalent quoi qu'il en soit une expansion toujours assez nette de l'activité nationale américaine.

L'ISM national des services américains pour janvier 2026 s'est établi quant à lui à 53,8, en ligne avec les anticipations des économistes de la place. L'indice des commandes nouvelles est ressorti à 53,1.

Les pétroles se reprennent après l'annonce d'une nette baisse des réserves de brut aux Etats-Unis, la semaine passée. D'après le Département américain à l'Energie, les stocks domestiques de brut, hors réserve stratégique, ont reculé de 3,5 millions de barils lors de la semaine close le 30 janvier à 420,3 mb. Le consensus tablait sur une baisse de 2 mb. Les stocks d'essence ont augmenté de 0,7 mb et ceux de produits distillés ont diminué de 5,6 mb.
La référence américaine, le baril de brut WTI, s'apprécie de +0,78% à 64,41$. En Europe, le baril de Brent de mer du Nord prend +1,28%, à 68,69$.
Le dollar reste ferme face à l'euro. La monnaie américaine monte de +0,13% et s'échange 0,8481 $ pour 1 euro.
L'once d'or se reprend de +0,35% à 4.964$. Elle avait grimpé à un record de 5.594$, le 29 janvier.
Après son important décrochage de vendredi, l'argent continue de se reprendre. L'once gagne +3,5% à 88,36$ (121,64$ à son apogée, le 29 janvier).
A nouveau, le Bitcoin se tasse nettement, abandonnant -4,25% à 72.364$.

Valeurs en hausse

* Super Micro Computer (+13,78% à 33,76$). L'ex-vedette des serveurs d'IA rebondit à Wall Street. Pour son 2e trimestre fiscal, le groupe a publié, mardi soir, un bénéfice de plus de 400 M$ et un bénéfice ajusté par action de 69 cents, bien au-dessus du consensus, pour des revenus de 12,7 Mds$ près de 20% plus élevés qu'attendu. Les revenus ont plus que doublé en séquentiel comme en glissement annuel, puisqu'ils se situaient à 5 Mds$ sur le précédent trimestre et 5,7 Mds$ un an avant. Le bénéfice net est également en très forte progression. Il était de 168 M$ sur le T1 fiscal et de 321 M$ un an plus tôt. Sur le trimestre entamé, SMCI envisage un bénéfice ajusté par action de 60 cents ou plus et des revenus de 12,3 Mds$ "au moins". Sur l'ensemble de l'exercice 2026, le groupe prévoit des revenus d'au moins 40 Mds$.

* Eli Lilly (+10,5% à 1.107,78$). Le laboratoire d'Indianapolis bondit à Wall Street, au plus haut historique après sa publication financière. Sa performance contraste avec celle de son rival danois, Novo Nordisk, qui abandonne -6,18% sur sa place boursière domestique après un avertissement sur ses objectifs 2026. Eli Lilly se porte donc mieux que bien, avec une progression des revenus du 4e trimestre de 43% à 19,3 Mds$ tirée par les volumes de Mounjaro et Zepbound. Le bénéfice ajusté trimestriel par action du groupe américain a grimpé de 42% à 7,54$.
Le groupe envisage pour 2026 un chiffre d'affaires compris entre 80 et 83 Mds$ et un bénéfice ajusté par action compris entre 33,50 et 35$. "2025 a été une année charnière pour Lilly", a déclaré David A. Ricks, PDG de Lilly. "Nous avons permis à des millions de patients supplémentaires d'accéder à nos traitements grâce au lancement d'Inluriyo, à l'expansion mondiale de Mounjaro et de Kisunla, et à la soumission d'une demande d'autorisation de mise sur le marché pour orforglipron. Nous avons augmenté nos capacités de production et, grâce à notre accord avec le gouvernement américain, ouvert de nouveaux marchés aux médicaments contre l'obésité. A l'aube de notre 150e anniversaire, forts d'un portefeuille de produits prometteur et de plateformes comme LillyDirect, nous sommes mieux placés que jamais pour atteindre un nombre croissant de patients et accroître notre impact sur la santé mondiale".

* Amgen (+8,15% à 366,2$). Le géant américain des biotechnologies a publié pour son 4e trimestre des résultats supérieurs aux attentes, marqués par une croissance de 9% des revenus et une progression à deux chiffres des volumes. La guidance financière 2026 s'affiche par ailleurs solide. Au 4e trimestre, le chiffre d'affaires total a progressé de 9% pour atteindre 9,9 Mds$. Les ventes de produits ont augmenté de 7%, portées par une hausse de 10% des volumes, partiellement compensée par une baisse de 4% du prix de vente net. Pour l'ensemble de l'année, le résultat d'exploitation selon les normes GAAP est passé de 7,3 Mds$ à 9,1 Mds$. Le bpa ajusté a peu évolué à 5,29$ sur le 4e trimestre, pour un bénéfice opérationnel de 4 Mds$. Pour l'exercice 2026, Amgen prévoit un chiffre d'affaires total compris entre 37 et 38,4 Mds$. Le groupe envisage un bpa ajusté compris entre 21,60 et 23$ par action sur la période.

* Emerson Electric (+3,43% à 157,32$). Le spécialiste de la conception, la fabrication et la commercialisation de produits technologiques a publié pour son 1er trimestre des comptes supérieurs aux attentes. Il affiche sur la période un bénéfice ajusté par action de 1,46$ et des revenus de 4,35 Mds$ (+4%). Le bénéfice net a représenté 605 M$. Le groupe de St. Louis, qui conçoit notamment des systèmes de contrôle de processus, vannes et instruments d'analyse, envisage sur le trimestre entamé un bénéfice ajusté par action logé entre 1,50 et 1,55$. Le bpa ajusté annuel est attendu entre 6,40 et 6,55$.

* Chipotle Mexican Grill (+1,94% à 39,93$). La chaîne américaine de restauration rapide, spécialiste du burrito, a publié des chiffres décevants, affichant une baisse de l'activité de -2,5% au 4e trimestre. Le groupe n'envisage pas de croissance cette année ! Le chiffre d'affaires trimestriel total a augmenté de 4,9% à 3 Mds$, mais les ventes à restaurants comparables ont donc diminué de 2,5%. La marge opérationnelle a régressé à 14,1%, alors que le bénéfice dilué ajusté par action s'est affiché stable à 25 cents. Sur l'année, le chiffres d'affaires a augmenté de 5,4% à 11,9 Mds$, alors que le bénéfice ajusté par action a progressé de 4,5% à 1,17$. Pour 2026, le management estime que les ventes à restaurants comparables devraient être relativement stables.

Valeurs en baisse

* Boston Scientific (-17,59% à 75,5$). Le fabricant américain d'appareils médicaux, qui conçoit notamment des stents et pacemakers, dévisse à Wall Street, sur des prévisions de revenus sans grand relief pour l'exercice 2026. Le groupe a tout de même dépassé les attentes de marché pour son 4e trimestre fiscal, affichant sur la période un bénéfice ajusté par action de 80 cents pour des revenus de 5,3 Mds$ (+16%). Sur l'exercice, Boston Scientific a réalisé des revenus de 20,1 Mds$ en augmentation de 20%, pour un bénéfice net GAAP attribuable aux actionnaires ordinaires de 2,9 Mds$. Le fabricant envisage pour l'exercice 2026 un bénéfice ajusté par action allant de 3,43 à 3,49$, légèrement inférieur au consensus en milieu de fourchette. Les revenus sont attendus en croissance organique de 10 à 11%, ce qui traduirait un franc ralentissement en comparaison de la croissance de près de 16% affichée en 2025. Sur le seul premier trimestre, le bénéfice ajusté par action est attendu entre 78 et 80 cents, tout juste en ligne avec les attentes.

* AMD (-17,27% à 200,29$). Le challenger de Nvidia dans les puces d'IA décroche à Wall Street. Le groupe de Lisa Su a pourtant très nettement dépassé les attentes de marché pour son 4e trimestre fiscal 2025. Les investisseurs semblent s'inquiéter toutefois d'un potentiel ralentissement de croissance, après une guidance du 1er trimestre au-dessus du consensus, mais en décroissance séquentielle en termes de chiffre d'affaires.
Pour le 4e trimestre 2025, le chiffre d'affaires atteint un record de 10,3 Mds$, pour une marge brute de 54%, un bénéfice opérationnel de 1,8 Md$ et un bénéfice net de 1,5 Md$. Sur une base ajustée, le groupe a affiché une marge brute de 57%, un résultat opérationnel record de 2,9 Mds$, un résultat net de 2,5 milliards et un bpa de 1,53$. Sur l'ensemble de l'année 2025, AMD a déclaré un chiffre d'affaires record de 34,6 Mds$, une marge brute de 50% et un bénéfice net de 4,3 milliards, ainsi qu'une marge brute ajustée de 52% et qu'un bpa ajusté de 4,17$. Le chiffre d'affaires du segment Data Center sur le trimestre a représenté un record de 5,4 Mds$, en hausse de 39% d'une année à l'autre, sous l'effet d'une forte demande pour les processeurs AMD EPYC et du levier continu des expéditions de GPU AMD Instinct. Sur l'année 2025, le chiffre d'affaires du segment Data Center a été un record de 16,6 milliards, en hausse de 32%.
Pour le 1er trimestre de 2026, AMD s'attend à ce que le chiffre d'affaires soit d'environ 9,8 Mds$, plus ou moins 300 M$, y compris environ 100 M$ de ventes AMD Instinct MI308 à la Chine. Le point médian de la fourchette de chiffre d'affaires représente une croissance d'environ 32% d'une année à l'autre et une baisse séquentielle d'environ 5%. La marge brute ajustée devrait être d'environ 55%.

* Take-Two Interactive (-5,38% à 200,76$). L'éditeur américain de jeux vidéo est attaqué à Wall Street. Il a pourtant réduit ses pertes sur le trimestre clos, tandis que ses ventes et son 'net bookings' ont progressé. La perte nette est ressortie à 93 M$, tandis que le bpa ajusté s'est affiché positif de 1,23$, bien plus élevé que prévu. Par ailleurs, l'éditeur de 'Grand Theft Auto' a réalisé des revenus de 1,7 Md$ et un net bookings de 1,76 Md$, dépassant les anticipations de marché. GTA VI est toujours attendu en novembre 2026. Le groupe envisage pour son 4e trimestre fiscal des revenus de 1,573 à 1,623 Md$, un net bookings de 1,51 à 1,56 Md$ et un bpa de -70 à -54 cents. Sur l'exercice, les revenus sont anticipés entre 6,55 et 6,60 Mds$, pour un net bookings de 6,65 à 6,70 Mds$ et une perte par action de 1,84 à 2$.

* Uber Tech. (-5,11% à 73,9$). Le groupe californien corrige à Wall Street après sa publication financière. Il a annoncé pour le 4e trimestre un bénéfice net de 296 M$ et un bénéfice ajusté par action de 71 cents (+27%), inférieur au consensus de place, pour des revenus de 14,4 Mds$ (+20%) légèrement au-dessus du consensus des analystes. Les réservations brutes se sont appréciées de 22% à 54,1 Mds$. L'Ebitda ajusté a augmenté de 35% à 2,5 Mds$. Le bénéfice net ajusté s'est apprécié de 25% à 1,5 Md$. Sur l'exercice, le groupe a dégagé un bénéfice de plus de 10 Mds$ pour des revenus supérieurs à 52 Mds$.
Pour son 1er trimestre fiscal 2026, Uber envisage des réservations brutes allant de 52 à 53,5 Mds$, en croissance de 17% à 21% à devises constantes. Le bénéfice ajusté par action sur la période est anticipé entre 65 et 72 cents, en progression de 37% en milieu de fourchette. L'Ebitda ajusté est attendu entre 2,37 et 2,47 Mds$.

* AbbVie (-3,82% à 217,01$). Le laboratoire américain recule en Bourse, malgré des comptes au-dessus des attentes. Pour son 4e trimestre fiscal, le groupe pharmaceutique a affiché un bénéfice net de 1,82 Md$ et un bénéfice ajusté par action de 2,71$, supérieur de 5 cents au consensus. Le groupe de l'Illinois a réalisé des revenus trimestriels de 16,6 Mds$ (+10%), également meilleurs que prévu. Sur l'exercice, il a dégagé un bénéfice de 4,2 Mds$ environ pour un chiffre d'affaires de 61,2 Mds$ (+8,6%). Le groupe anticipe sur l'exercice entamé un bénéfice ajusté par action allant de 14,37 à 14,57$.

* Nvidia (-3,41% à 174,19$). La firme serait sur le point de conclure un accord pour investir 20 Mds$ dans la startup d'intelligence artificielle OpenAI, dans le cadre de la dernière levée de fonds du créateur de ChatGPT. Bloomberg cite à ce sujet des sources proches du dossier. Il s'agirait du plus gros investissement jamais réalisé par le fabricant de puces dans le groupe de Sam Altman. La contribution de Nvidia serait presque finalisée, d'après ces mêmes sources de Bloomberg, qui ont requis l'anonymat car l'information n'est pas publique. L'accord n'est toutefois pas encore définitif et ses conditions pourraient évoluer. OpenAI cherche à lever jusqu'à 100 Mds$ par ce nouveau tour de table, principalement auprès de grandes entreprises technologiques.

* Amazon (-2,36% à 232,99$). Le spécialiste de la vente en ligne a entamé selon Bloomberg des discussions pour investir jusqu'à 50 Mds$, tandis que SoftBank pourrait investir jusqu'à 30 Mds$. Le Financial Times avait déjà indiqué précédemment que Nvidia pourrait investir jusqu'à 20 Mds$. Bloomberg rappelle que Nvidia et OpenAI sont des acteurs clés de l'essor de l'IA, mais que leur relation est de nouveau sous le feu des critiques ces derniers jours, suite à des rumeurs de tensions entre les deux entreprises. Le Wall Street Journal a rapporté vendredi qu'un plan annoncé par Nvidia en septembre, prévoyant un investissement total de 100 Mds$ dans OpenAI, était au point mort, certains au sein du géant des semi-conducteurs ayant exprimé des doutes quant à la pertinence de l'accord.

* Electronic Arts (-2,26% à 196,84$). Le géant américain des jeux vidéo a publié, mardi soir, des résultats sans grande surprise. Pour son 3e trimestre fiscal, le groupe californien a affiché un bénéfice ajusté par action de 4,82$ en ligne avec le consensus. Sur ce trimestre clos fin décembre, le 'net bookings' a totalisé 3,05 Mds$, soit une hausse de 38% par rapport à l'année précédente. Le 29 septembre 2025, EA a annoncé la signature d'un accord définitif en vue de son acquisition par un consortium d'investisseurs composé du Public Investment Fund, de fonds d'investissement privés affiliés à Silver Lake et de fonds d'investissement privés affiliés à Affinity Partners. Cette transaction, entièrement en numéraire, valorise EA à environ 55 Mds$. La finalisation de l'opération est prévue au premier trimestre de l'exercice 2027 et est soumise aux conditions de clôture habituelles.

* Texas Instruments (-1,02% à 222,92$). La firme de Dallas a annoncé, ce mercredi, l'acquisition de Silicon Labs (+48,89% à 203,41$), une transaction valorisant le concepteur de puces à 7,5 Mds$. L'opération renforce TI sur le marché des puces de connectivité sans fil destinées aux applications industrielles et grand public. Le géant américain des puces analogiques réalise sa plus importante acquisition depuis le rachat de National Semiconductor pour 6,5 Mds$ en 2011. TI s'offre Silicon Labs pour 231$ par action en cash, soit une prime d'environ 69% par rapport au dernier cours de clôture. TI prévoit que l'opération générera environ 450 M$ de synergies annuelles en matière de production et d'exploitation dans les 3 ans suivant sa clôture.

* Mondelez (-0,12% à 59,4$). Le groupe alimentaire américain, détenteur des marques Oreo, Trident ou Cadbury, a annoncé pour son 4e trimestre une baisse significative des bénéfices, du fait notamment des coûts plus élevés du cacao. Le groupe dépasse néanmoins le consensus, réalisant sur la période close un bénéfice ajusté par action de 72 cents et des revenus de 10,5 Mds$, en croissance de 9,3% en glissement annuel et 5,1% en organique. La marge brute a corrigé de 20% à 2,96 Mds$ sur le trimestre, tandis que le bénéfice net a chuté de 62% à 665 M$. Sur l'exercice, la marge brute a baissé de 23% à 10,94 Mds$, tandis que le bénéfice net s'est affaissé de 47% à 2,45 Mds$. Sur une base ajustée, le bénéfice net trimestriel aurait néanmoins légèrement augmenté à 929 M$. Pour l'exercice, les revenus se sont appréciés de 5,8%, avec une expansion organique de 4,3%. Le bpa ajusté annuel a régressé de 14,6% à 2,92$.

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