Mi-séance Paris : le CAC 40 repasse dans le vert
Après avoir débuté la séance en recul, l'indice parisien a repris de la vigueur en fin de matinée pour afficher une progression de près de 0,50% ce midi.
La tendance
Au lendemain d'une belle performance, la bourse de Paris s'accroche. Après avoir passé une bonne partie de la matinée en baisse, le CAC 40 évolue en progression de 0,44% ce midi à 7.881 points. La cote est demeurée hésitante, réservant un accueil mitigé à plusieurs résultats financiers d'entreprises alors que débute demain une séquence de trois journées de décisions de grandes banques centrales : la Fed, la BCE ainsi que la BoJ.
"Nous suivrons avec attention la tonalité du discours de Christine Lagarde alors que le spread OAT-Bund est monté récemment à 160 points de base et pourrait atteindre de nouveaux sommets au cours des prochains mois. Les tensions sociales ainsi que l'incertitude politique et budgétaire constituent de réels motifs d'inquiétude et n'aident assurément pas la France à se réformer alors que le FMI vient de réviser à la baisse ses perspectives de croissance de l'Hexagone de 0,9 à 0,4% en 2026 et de 0,9 à 0,7% en 2027. Si la situation mérite d'être regardée avec vigilance, en attendant l'élection présidentielle d'avril-mai prochain, elle ne justifie pas pour autant, à ce stade, un excès d'inquiétudes concernant le financement de la dette française", a commenté Edouard Faure, responsable crédit de Swiss Life Asset Managers France, dans une note diffusée ce matin.
Le '10 ans' français dont le rendement a fortement reculé hier, après la décision de Moody's, vendredi, de ne pas toucher à la note de crédit de long terme du pays, demeure ce midi sous les 5% mais se reprend autour de 4,97% à contre-courant du Bund allemand à même échéance, en léger recul, à 3,34%...
A l'agenda des statistiques économiques, l'indicateur synthétique de confiance des ménages français mesuré par l'Insee est tombé à 80, en baisse de cinq points ce mois-ci par rapport à septembre, et sous les attentes du marché à 85. Entre tensions socio-politiques et flambée des prix de l'énergie, le moral des Français est mesuré à son plus bas niveau depuis juin 2023, la détérioration des finances personnelles (récente et à venir) pesant principalement sur ce sentiment. L'évolution du niveau de vie est également jugé plus négativement, tout comme les craintes relatives au chômage ainsi qu'à l'inflation. Le niveau d'épargne demeure en revanche élevé.
Du côté de la zone euro, la croissance des prêts aux entreprises est restée stable en septembre, d'après les données de la BCE. Le crédit aux sociétés non financières a progressé de 4,2% sur un an et les prêts aux ménages ont augmenté de 3,1%. La croissance de la masse monétaire en zone euro, qui peut influer sur la croissance économique, a augmenté de 3,5% en septembre, plus qu'anticipé dans le consensus Reuters (3,4%) et après +3,5% en août.
Valeurs en hausse
Theraclion (+12,76% à 0,69 Euro) flambe alors que TP ICAP Midcap a initié le suivi du dossier avec un avis 'achat' et une cible de 1,7 euro. L'analyste explique que la société se distingue de nombreux dossiers medtech : la technologie a fait ses preuves sur le plan clinique, les principales étapes règlementaires sont en passe d'être franchies et le relais passe désormais au commerce. Avec plusieurs catalyseurs à court terme et un potentiel commercial encore largement inexploité, le momentum parait favorable pour se positionner sur cette nouvelle phase de développement, selon le courtier.
Orange (+0,46% à 14,32 Euros). Au 3ème trimestre 2026, le groupe réalise un chiffre d'affaires de 12,2 milliards d'euros, en hausse de +3,6%. L'EBITDAaL atteint 4,1 milliards d'euros au 3ème trimestre, en croissance de +4,6%, porté par l'accélération du chiffre d'affaires et de la poursuite de nos initiatives d'efficacité opérationnelle. Sur les neuf premiers mois, la croissance d'EBITDAaL atteint +4,8%. Cette solide performance permet de relever l'objectif de croissance de l'EBITDAaL pour 2026 de plus de 4% à plus de 4,5%. Les eCAPEX s'élèvent à 1,7 milliard d'euros au 3ème trimestre, en baisse de -2,5% et représentent 14,8% du chiffre d'affaires sur les neuf premiers mois de l'année, en ligne avec l'objectif annuel d'environ 15%. Le cash flow opérationnel (EBITDAaL - eCapex) croît significativement de +10,3% sur le trimestre soit une hausse de +8,8% sur 9 mois. Le Groupe rehausse son objectif d'EBITDAaL et confirme les autres objectifs financiers pour 2026 : EBITDAaL en croissance supérieure à +4,5%, (contre une croissance supérieure à +4% précédemment), ratio eCAPEX / chiffre d'affaires d'environ 15% et cash-flow organique atteignant environ 4,3 milliards d'euros (objectif réhaussé au 2ème trimestre). Orange vise aussi un ratio dette nette / EBITDAaL autour de 2x à moyen terme. Pour l'exercice 2026, Orange prévoit un dividende de 0,79 euro par action, payable en 2027. Orange versera le 3 décembre prochain un acompte sur le dividende 2026 de 0,30 euro par action, en numéraire.
TotalEnergies se reprend ce midi (+1,06% à 96,76E) alors que sa filiale TotalEnergies EP Nigeria (TEPNG) a finalisé la cession de sa participation non-opérée de 10% dans les licences de la joint-venture Renaissance à Vaaris pour un montant total de 800 millions de dollars. Comme annoncé le 14 janvier dernier, TotalEnergies conserve un intérêt économique entier dans les trois licences gazières de la JV Renaissance (OML 23, 28 et 77), qui représentent actuellement 50% de l'approvisionnement en gaz de Nigeria LNG.
Valeurs en baisse
Innate Pharma (-4,45% à 1,24 Euro) : AstraZeneca a actualisé le calendrier prévisionnel de publication des premiers résultats de l'essai de Phase 3 PACIFIC-9. Initialement attendus au second semestre 2026, ils sont désormais prévus au premier semestre 2027. "Ce calendrier révisé est lié à la nature de l'étude, fondée sur la survenue d'évènements", indique Innate. PACIFIC-9 est un essai de Phase 3 mené par AstraZeneca qui évalue durvalumab en association avec monalizumab ou oleclumab chez des patients atteints d'un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade III non résécable, dont la maladie n'a pas progressé après une chimioradiothérapie à base de platine. Le recrutement des patients dans l'essai est terminé.
Lumibird (-3,33% à 23,25 Euros) enregistre pour les 9 premiers mois de l'année 2026 un chiffre d'affaires consolidé de 168,8 ME en croissance de 8,8% (+10,3% à taux de change et périmètre constants). Le CA consolidé grimpe de 12% au 3e trimestre à 54,1 ME (+11,6% à périmètre et taux de change constants). La division Photonique réalise un chiffre d'affaires de 86,8 ME sur les neuf premiers mois de 2026, en progression de +13,5% (+14,9% à périmètre et taux de change constants). Cette croissance est principalement portée par les applications Medtech et par la Défense & Spatial. La maîtrise de technologies et de composants critiques, associée à des capacités industrielles intégrées, soutient le développement de la division. La division Médical réalise un chiffre d'affaires de 82 ME sur les 9 premiers mois 2026 (+4,3% en données publiées et +5,8% à périmètre et taux de change constants). La reprise de l'activité constatée au deuxième trimestre se confirme au troisième trimestre avec des ventes en hausse de +14,4% sur le trimestre.
Exosens (-6,04% à 56,05 Euros) : Le chiffre d'affaires consolidé du groupe s'est élevé à 386,9 millions d'euros sur les 9 premiers mois de 2026, en hausse de 18% (+59,1 millions d'euros) comparé à 327,8 millions d'euros sur 9 mois de 2025. Cette performance reflète la contribution des acquisitions réalisées en 2025 et 2026, ainsi qu'une forte croissance à PCC de +14,4 %, portée par une demande croissante de solutions de vision nocturne et d'imagerie destinées aux applications critiques de défense et de surveillance, parallèlement à une dynamique soutenue dans l'instrumentation nucléaire. La croissance s'est nettement accélérée au T3 2026, à +23,5 %, dont +20,5 % à PCC.
Rémy Cointreau décroche (-2,51% à 50,55 Euros) sur une dégradation de Bernstein à "performance de marché" et un cours cible de 50E. La récente progression du cours "reflète désormais assez fidèlement les perspectives plus favorables" qui s'annoncent pour le fabricant de spiritueux, estime l'analyste. Une reprise du chiffre d'affaires, conjuguée à des économies de coûts durables, pourrait permettre une croissance du bénéfice par action de l'ordre de 15% sur trois ans ; toutefois, la hausse de 18% du titre en octobre a déjà intégré ces perspectives.
Société Générale (-0,01% à 60,49 Euros) : la Banque centrale européenne a notifié au groupe l'exigence de capital au titre du Pilier 2 (P2R - Pilier 2 obligatoire) à compter du 1er janvier 2027. Cette dernière s'établit à 2,37% dont au minimum 1,39% sous la forme de CET1. Elle comprend une exigence de 0,12% au titre des attentes prudentielles Pilier 2 sur le provisionnement des prêts non performants octroyés avant le 26 avril 2019. En tenant compte des différents coussins réglementaires, les exigences minimales applicables au groupe sur base consolidée s'établiront au 1er janvier 2027 à 10,41% pour le ratio CET1 (dont 0,86% au titre des coussins contracycliques et 1,125% au titre du coussin des Autres établissements d'importance systémique), 12,33% pour le ratio Tier 1 et 14,89% pour le ratio Total Capital. La BCE a également notifié au groupe Société Générale une exigence au titre du Pilier 2 sur le ratio de levier (P2R-LR) qui s'établit à 0,1%. En conséquence, l'exigence minimale du ratio de levier est de 3,6%. Avec un ratio CET1 de 13,2% au 30 juin 2026, le groupe Société Générale bénéficie d'une marge de manoeuvre pro forma confortable d'environ 280 points de base au-dessus de l'exigence réglementaire. De même, le ratio de levier du groupe s'établissait à 4,3% au 30 juin 2026, largement supérieur à l'exigence de 3,6%.
Airbus (-0,26% à 192,90 Euros) : L'administration américaine a menacé, lundi soir, de réimposer des droits de douane au groupe européen, coupable à ses yeux d'avoir perçu, l'été dernier, un prêt de 3,4 milliards d'euros de la part de la Banque européenne d'investissement. Une subvention déguisée pour Washington. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, est monté au créneau lundi soir pour dénoncer des "subventions distorsives" ainsi que pour réclamer à Bruxelles davantage d'informations sur ce prêt record octroyé au géant européen pour développer ses programmes de recherche. Quelques jours plus tard seulement, Boeing avait demandé à l'administration américaine d'exiger plus d'informations de Bruxelles sur les modalités et motivations de ce prêt. Lundi soir, Jamieson Greer a déploré n'avoir pas reçu à ce stade davantage d'informations, malgré des demandes "répétées".
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