Mi-séance Paris : le CAC 40 ne quitte pas les 8.500 points
Les acteurs du logiciel et des services informatiques restent en difficultés.
LA TENDANCE
Après un début de séance en légère baisse, le CAC 40 se stabilise sur les 8.500 points à l'approche de la mi-journée. L'indice parisien avait battu hier de nouveaux records en séance à 8.532 points, principalement grâce au secteur du luxe.
Les investisseurs tentent toujours difficilement de mesurer l'impact des derniers événements commerciaux depuis l'invalidation par la Cour suprême américaine des droits de douanes réciproques de Donald Trump. La Commission européenne a appelé hier les Etats-Unis à respecter les termes de l'accord commercial conclu entre les deux parties l'an dernier, Donald Trump ayant aussitôt ordonné une surtaxe mondiale de 10% sur tous les produits importés qu'il a ensuite portée samedi à 15%. Les réactions internationales ont été diverses et la plupart du temps très prudentes. Pékin a dit "procéder à une évaluation approfondie" de la décision de la Cour suprême américaine et demande à Washington de lever "les mesures tarifaires unilatérales concernées".
VALEURS EN HAUSSE
Stellantis et Renault progressent de 2%, en tête du palmarès sur le CAC 40. Les ventes de véhicules neufs sur le marché automobile européen ont décliné en janvier pour la première fois depuis juin dernier, montrent les données de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). Les immatriculations dans l'Union européenne ont ainsi reculé de 3,9% le mois passé à 799.625 unités. Au niveau des constructeurs, Stellantis (+9,1%) et Mercedes (+4%) se sont démarqués. A l'inverse, le mois a été plus compliqué pour Renault (-16,7%), Toyota (-14,3%) ou encore Volkswagen (-3,7%). Le constructeur chinois BYD a par ailleurs vu ses ventes s'envoler de 175% alors que celles de Tesla ont diminué de 1,6% sur un an.
Forvia met fin à trois séances de net repli ce mardi avec une action qui s'octroie 6% à 13,5 euros en matinée. L'équipementier automobile, qui prévoit de supprimer 10.000 emplois en Europe, vise une marge opérationnelle d'au moins 7% à l'issue de la première phase de son plan stratégique en 2028, ainsi qu'un chiffre d'affaires de 21-22 milliards d'euros à taux de changes constants et en incluant des désinvestissements potentiels. Forvia a accusé en 2025 une perte nette, part du groupe, creusée à 2,091 milliards d'euros, essentiellement due à des charges exceptionnelles non cash d'environ 1,85 milliard d'euros, reflétant la profonde transformation et rationalisation du portefeuille du Groupe. L'équipementier, qui avait accusé en 2024 une légère perte de 185 ME, note que ces charges reflètent principalement des provisions pour dépréciation de 920 ME à cause des projections de ventes à court terme et des difficultés opérationnelles de son activité éclairage, héritée de l'allemand Hella.
Edenred bondit de plus de 6% à 19,5 euros, recherché après une publication 2025 meilleure qu'attendu. Sur l'exercice écoulé, le spécialiste des titres-restaurant a enregistré un Ebitda de 1,36 milliard d'euros, en hausse de 11,2% en données comparables, dépassant ainsi l'objectif 2025 du groupe, fixé à "au moins 10%". Les revenus ont reculé de 3,7% à 2,96 MdsE alors que le profit net a augmenté de 2,8% à 521 ME. Le free cash-flow atteint 1,11 MdE. Le marché anticipait un EBITDA de 1,34 milliard d'euros pour un chiffre d'affaires opérationnel de 2,73 milliards d'euros et un flux de trésorerie disponible de 822,7 ME.
Chahuté hier malgré l'annonce de résultats annuels supérieurs à ses objectifs pour l'exercice 2025, Exosens reprend 7% à presque 60 euros. TP ICAP Midcap a profité de la correction de 10% du titre lundi pour repasser à l'achat sur le dossier avec un objectif relevé à 65 euros.
Parrot (+15% à 7,9 euros) bénéficie d'une commande des forces de défense finlandaises pour des systèmes Parrot ANAFI UKR destinés à renforcer leurs capacités en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR). En ligne avec les informations communiquées par les autorités finlandaises, les commandes ont débuté au début de 2026. La valeur totale du programme s'élève à près de 15 ME(TTC). Boston Group, partenaire de longue date de Parrot dans les pays nordiques, accompagne le programme.
VALEURS EN BAISSE
Les acteurs du logiciel et des services informatiques restent en difficultés, toujours sur des craintes de disruption liée au développement très rapide de l'IA. Hier, IBM a chuté de plus de 13% à Wall Street, du jamais vu depuis octobre 2000 selon les données de 'Bloomberg' ! En cause, l'annonce par la startup d'intelligence artificielle Anthropic PBC que son outil Claude Code pourrait être utilisé pour moderniser un langage de programmation exécuté sur les systèmes IBM. COBOL est un langage de programmation largement utilisé sur les ordinateurs centraux d'IBM dans les systèmes bancaires, d'assurance et gouvernementaux. "La modernisation d'un système COBOL nécessitait autrefois des armées de consultants qui passaient des années à cartographier les flux de travail. Des outils comme Claude Code peuvent automatiser les phases d'exploration et d'analyse qui consomment la majeure partie des efforts de modernisation de COBOL", a déclaré Anthropic dans un billet de blog. "Avec l'IA, les équipes peuvent moderniser leur base de code COBOL en quelques trimestres au lieu de plusieurs années", a ajouté l'entreprise.
A Paris, Atos, Sopra Steria et Aubay reculent d'environ3% et Capgemini reperd 2% sous les 100 euros, plus forte baisse du CAC 40.
Le secteur bancaire consolide avec près de 2% de baisse pour Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas qui avait touché hier un nouveau sommet boursier à 97 euros.
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