Renault : sur le gril demain matin
...
Renault sera aussi de sortie demain matin avec sa présentation annuelle. Les investisseurs attendent des commentaires sur l'évolution des prix et la concurrence européenne. Le consensus 'Bloomberg' table sur une perte opérationnelle de 5,32 milliards d'euros sur l'exercice clos pour un chiffre d'affaires de 57,73 milliards d'euros. Le Free cash-flow est anticipé à 1,19 MdE.
La maîtrise des coûts sera un facteur clé pour Renault en 2026, compensant en grande partie les effets négatifs de la tarification et de l'érosion des marges sur les véhicules électriques, explique HSBC ('achat'). Cependant, regagner la confiance après des résultats décevants au premier semestre pourrait prendre du temps. Renault a enregistré de solides performances en matière de réduction des coûts fixes ces trois ou quatre dernières années, mais l'accent est désormais mis sur la réduction des coûts variables. Une marge de 6% à 7% pourrait sembler satisfaisante dans le contexte actuel, mais le maintien de ce niveau suffirait largement à différencier le groupe de ses concurrents à faible marge et à forte consommation de trésorerie, souligne la banque.
Jefferies ('conserver') note que Renault sort d'une période de forte reprise cyclique de ses résultats, portée par le lancement de nouveaux produits. L'entreprise doit afficher une volatilité des marges moindre et une conversion de trésorerie supérieure à celle des années précédentes. Pour 2026, elle est confrontée à une dilution liée à une pénétration accrue des véhicules électriques, au réinvestissement dans les marchés émergents et aux activités de sous-traitance.
En raison de données de marché plus faibles dévoilées en fin d'année, UBS anticipe un risque de baisse des performances financières en 2025 et du consensus. La principale raison de cette prudence réside dans un mix produits moins favorable, avec une surperformance des véhicules électriques et une sous-performance de la marque Dacia, ainsi qu'une faiblesse du segment des véhicules utilitaires légers. UBS prévoit un flux de trésorerie disponible d'environ 1 milliard d'euros, soit dans le bas de la fourchette des prévisions de 1 à 1,5 milliard d'euros. Cela devrait néanmoins laisser une marge de manoeuvre suffisante pour proposer un dividende attractif en 2025.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote