Danone : le lait tourne au vinaigre
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Danone recule nettement de plus de 6% à 69 euros ce mercredi, de retour au plus bas depuis l'été dernier en bourse de Paris, alors que la valeur perdait jusqu'à plus de 11% en tout début de matinée. Parmi les nouvelles qui tournent sur le marché, celle de la chute de la natalité en Chine a été largement commentée par certains analystes à l'image de Jefferies et de la Deutsche Bank dont les spécialistes sont particulièrement sévères sur le dossier. Une communication de la Singapore Food Agency annonçant le rappel de plusieurs références de laits infantiles, a aussi perturbé les investisseurs. Parmi les produits concernés, l'analyste de Kepler Cheuvreux mentionne la marque Dumex Dulac. De son côté, Bank of America reste à "sous-performance" sur le titre, avec un cours cible abaissé d'un euro à 69 euros. Rappelons que Pékin a indiqué que le nombre de naissances avait chuté de 17% en 2025, pour tomber à 7,9 millions, un niveau oublié depuis que la mesure statistique a été mise en place il y a... 77 ans. De quoi peser sur l'activité du groupe pour qui la Chine est un gros marché pour le lait infantile. "La croissance des importations chinoises de lait infantile ralentissait déjà et l'annonce par le gouvernement chinois d'une baisse de 17% du taux de natalité l'an dernier renforce les inquiétudes quant à une éventuelle dévalorisation des entreprises de lait infantile exposées au marché chinois", a prévenu la Deutsche Bank qui a ajusté son objectif de 67 à 66 euros, tout en restant à "vendre" sur le dossier.
Rendez-vous le 20 février
Oddo BHF qui avait refait un point sur le dossier en amont de la publication de la société prévue le 20 février. À la suite d'un contact avec le management, l'analyste anticipe un T4 moins fort qu'initialement... Le quatrième trimestre devrait néanmoins permettre à Danone de générer son 9ème trimestre consécutif de croissance organique supérieur à 4% (+4,3%) avec un effet de volume/mix positif... En outre, la croissance devrait être assez générale au sein des 'country business units' pour soutenir le sentiment d'un meilleur contrôle opérationnel et ce même s'il y a encore des poches à redresser tels que les Creamers et le Plant Based USA, détaillait l'analyste.
Parmi les autres avis, Bank of America reste à 'sousperformance' avec un cours cible abaissé marginalement de 1 euro à 69 euros. Citi a lui abaissé ses estimations pour l'ensemble de l'année et a indiqué que les résultats du quatrième trimestre du groupe agroalimentaire "ne devraient pas suffire à justifier une nouvelle revalorisation". L'analyste, qui maintient une recommandation 'neutre' sur le dossier, a réduit ses attentes de BPA pour 2025 d'environ 2,6% afin de refléter l'impact des taux de change, des intérêts financiers et une croissance de la marge inférieure de 10 points de base aux estimations précédentes. Le courtier prévoit une croissance organique des ventes "toujours solide" d'environ 4,3 % au quatrième trimestre, mais estime qu'il est peu probable que la réévaluation se poursuive tant que les données américaines ne commenceront pas à s'infléchir...
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