Jensen Huang, patron de Nvidia, ne croit pas que l'IA remplacera les outils logiciels
Raison garder
Le fondateur et DG de Nvidia, Jensen Huang, a balayé les craintes de voir l'IA remplacer les logiciels actuels et les outils associés. Selon des propos tenus lors d'une conférence à San Francisco et relayés notamment par Reuters, il a jugé cette idée illogique. Hier, les valeurs du secteur avaient accéléré leur correction à Wall Street suite à la mise à jour du chatbot d'Anthropic la semaine dernière, qui a ravivé les craintes de bouleversements liés à l'IA dans le secteur des données et des services professionnels. Une correction sectorielle qui frappe désormais toutes les places boursières mondiales. Mais Huang ne semble pas partager ces appréhensions.
Lors d'une conférence sur l'intelligence artificielle organisée par Cisco Systems en Californie, le dirigeant de Nvidia a donc affirmé que ces craintes selon lesquelles l'IA rendrait les entreprises de logiciels moins pertinentes étaient infondées. Il a ajouté selon Reuters que l'IA continuerait de s'appuyer sur les logiciels existants plutôt que de reconstruire des outils de base de A à Z. "On entend souvent dire que les outils dans l'industrie du logiciel sont en déclin et seront remplacés par l'IA... C'est l'idée la plus illogique qui soit, et le temps nous l'apprendra". "Si vous étiez un humain ou un robot, une IA, un robot en général, utiliseriez-vous des outils ou les réinventeriez-vous ? La réponse est évidente : utiliser des outils... C'est pourquoi les dernières avancées en IA concernent l'utilisation des outils, car ces derniers sont conçus pour être explicites", a expliqué Huang, cité par Reuters.
Une forte vague de ventes a emporté en bourse, hier en particulier, les sociétés d'analyse de données, de services professionnels et de logiciels. Certains investisseurs ont attribué la purge à la récente mise à jour du chatbot d'IA d'Anthropic. En effet, la startup a lancé en fin de semaine dernière des extensions pour son agent 'Claude Cowork', automatisant ainsi des tâches juridiques, commerciales, marketing et d'analyse de données. L'initiative a suscité selon Reuters des inquiétudes quant à une possible perturbation imminente, alimentée par l'IA, du secteur des données et des services professionnels, autrefois considérés comme les principaux bénéficiaires de l'ère de l'IA. Justement, l'action Thomson Reuters a été hier lourdement sanctionnée de 15,8% à Wall Street. Le groupe de Toronto est propriétaire de la base de données juridiques Westlaw. Il est aussi la maison-mère de Reuters News. Le groupe publiera ses comptes demain. Dans le même esprit, le titre FactSet a chuté hier soir de 10,5%, Morningstar de 9%...
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