AgroGeneration : la baisse des prix des cultures et la situation en Ukraine pèse sur les perspectives
Le céréalier n'a pas encore débuté la commercialisation de sa récolte 2026.
Au cours des six premiers mois de 2026, AgroGeneration, producteur de céréales et d'oléagineux dont les actifs de production sont situés à proximité immédiate de la ligne de front en Ukraine, a continué de subir les conséquences de l'invasion russe lancée en février 2022. Malgré des conditions d'exploitation difficiles, notamment de fréquentes coupures d'électricité et des alertes aériennes, la société a été en mesure de réaliser l'ensemble des travaux agricoles essentiels au cours de la période et d'achever avec succès la campagne de semis de printemps, indique-t-elle. En outre, entre janvier et mai 2026, les exploitations agricoles du groupe ont vendu une part importante des stocks restants de la récolte 2025 à des prix de marché favorables, contribuant ainsi de manière significative à la marge brute générée au premier semestre 2026.
À compter de juillet 2026, le groupe s'est concentré sur la campagne de récolte. À date, la récolte est toujours en cours, certaines cultures tardives restant encore à récolter, principalement le maïs. Globalement, les rendements agricoles se sont améliorés par rapport à 2025, principalement grâce à des conditions météorologiques favorables tout au long de la période de croissance.
Néanmoins, la situation géopolitique et sécuritaire en Ukraine s'est considérablement détériorée dans un contexte d'intensification des attaques militaires russes. Cette évolution s'est accompagnée d'importantes restrictions pesant sur les exportations de céréales depuis l'Ukraine, entraînant une forte baisse des prix des cultures sur le marché local. En conséquence, le groupe n'a pas encore commencé à commercialiser sa récolte 2026, dans l'attente d'une éventuelle amélioration des conditions de marché.
Dans l'hypothèse où les prix de vente ne se redresseraient pas, la performance financière du groupe sur l'ensemble de l'exercice pourrait se détériorer. La baisse des prix des cultures a déjà affecté les résultats intermédiaires à travers une révision à la baisse de la juste valeur des actifs biologiques par rapport aux estimations initiales, pesant ainsi défavorablement sur les marges attendues de la récolte 2026 au moment de la récolte.
Globalement, le groupe enregistre un chiffre d'affaires de 10 ME pour un EBITDA qui redevient positif à +2,1 ME au premier semestre 2026 et une marge brute de 1,4 ME, tandis que le résultat net est demeuré négatif, et s'établit à environ -1 ME.
Les frais commerciaux, généraux et administratifs s'élèvent à environ 0,3 ME au premier semestre 2026 et se composent principalement de charges de personnel, d'honoraires d'audit et d'honoraires juridiques. Aucune charge commerciale n'a été comptabilisée au cours de la période considérée, aucune exportation n'ayant été réalisée et l'ensemble des ventes des stocks de la récolte 2025 ayant été effectué en Ukraine.
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