Bilan hebdo : du mieux après trois semaines de secousses
Alors qu'une quatrième semaine de guerre se termine au Moyen-Orient...
Le CAC40 est parvenu à mettre fin à une série de trois semaines dans le rouge : l'indice vedette parisien gagne un petit 0,5% sur les cinq dernières séances et termine à 7.702 points, dans une actualité toujours dominée par le conflit au Moyen-Orient. Les discussions patinent, et les annonces d'avancées de Donald Trump, invariablement contredites par Téhéran, ont maintenu la pression sur les cours du pétrole. Le baril de Brent, référence mondiale, évolue au-dessus des 110 dollars le baril vendredi soir. Il devrait enregistrer une hausse mensuelle record en mars, avec une envolée de plus de 50%.
Après le rejet par Téhéran d'une proposition américaine en 15 points visant à mettre fin au conflit, jugée déséquilibrée par les autorités iraniennes, le président américain a annoncé jeudi le report au 6 avril d'un ultimatum adressé à l'Iran concernant la réouverture du détroit d'Ormuz, menaçant toujours de frapper ses infrastructures énergétiques en cas de refus. En parallèle, la menace d'une intervention terrestre gagne du terrain avec l'envoi de milliers d'hommes d'unités d'élite américaine dans la zone du Golfe Persique.
Sur le marché des devises, l'euro évolue toujours autour de 1,15 dollar, quasiment stable sur la semaine, face à un billet vert qui signe en mars son meilleur mois depuis juillet, avec un gain de plus de 2%. L'or plonge encore de 10% sur les cinq dernières séances, de retour sous les 4.500 dollars l'once. De son côté, le bitcoin est passé ce vendredi sous la barre des 66.000 dollars.
LES VALEURS
* Sanofi gagne 5%. Le Comité des médicaments à usage humain de l'Agence européenne des médicaments a adopté un avis favorable recommandant l'approbation de Sarclisa (isatuximab) par voie sous-cutanée (SC) en association avec des schémas thérapeutiques standards approuvés pour le traitement des patients atteints de myélome multiple dans toutes les indications actuellement approuvées dans l'UE pour la formulation intraveineuse de Sarclisa. S'il est approuvé, Sarclisa sera le premier traitement anticancéreux disponible à être administré à la fois par injecteur portable et par injection manuelle. Il sera aussi le seul anticorps monoclonal anti-CD38 disponible pour le MM avec la flexibilité d'un OBI et d'une injection manuelle. Une décision finale est attendue dans les mois à venir.
* Kering bondit de 6%. Plusieurs analystes ont apprécié le 'pre-close call' tenu par le groupe. La direction a présenté des prévisions de ventes américaines plus solides qu'initialement estimé d'un trimestre à l'autre même si la guidance générale présentée lors de la publication des résultats annuels en février reste globalement inchangée. BNP Paribas a ramené sa cible de 335 à 300 tout en maintenant son avis 'neutre' alors qu'Oddo BHF a abaissé son objectif de 322 à 290 euros en restant aussi 'neutre'. Les indications données par la société sur le T1 conduisent le courtier à légèrement ajuster en baisse ses prévisions de croissance sur 2026 pour refléter un rythme d'amélioration séquentielle plus modéré notamment chez Gucci mais ne constituent pas à ce stade un changement majeur de scénario (le groupe vise toujours une croissance positive sur ses principales marques sur 2026 et une amélioration de la marge).
* TotalEnergies se maintient proche de ses sommets à 78 euros. UBS a revalorisé le titre de 75 à 89 euros ('achat').
* Valneva plonge de 39%, alors que le vaccin contre la maladie de Lyme, codéveloppé avec Pfizer, a montré une efficacité de plus de 70% dans une étude de phase avancée mais n'a pas atteint son objectif principal. Le vaccin (PF-07307405) a en effet démontré une efficacité de 73,2% à partir du 28ème jour après la quatrième dose, mais il n'a pas atteint l'objectif principal dans la première analyse en raison d'un nombre de cas de maladie de Lyme moins élevé que prévu dans l'essai, ce qui a laissé un petit nombre de points de données.
* Edenred plonge de 12%. L'autorité transalpine de la concurrence a ouvert une enquête sur le groupe et sa filiale Edenred Italia S.R.L pour un possible abus de position dominante sur le marché des titres-restaurant. Edenred ne peut pas commenter cette instruction pendant qu'elle est en cours et se met évidemment à la disposition de l'Autorité de la concurrence italienne pour apporter toutes les explications nécessaires à la bonne compréhension des services proposés à la grande distribution en Italie, a indiqué la société. Respectant scrupuleusement la réglementation des titres-restaurant en Italie, en particulier les conditions imposées par la loi du 16 décembre 2024, Edenred se dit confiant dans l'issue de cette investigation.
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