Wall Street : le Nasdaq replonge avec Microsoft !
Avalanche de publications sur la place américaine, en attendant Apple
Wall Street retombe brutalement ce jeudi, alors que les principaux indices s'affichaient au sommet ou presque. Le DJIA abandonne 0,54% à 48.750 pts. Le S&P 500 trébuche de 1,30% à 6.888 pts. Le Nasdaq plonge de 2,36% à 23.295 pts, plombé en particulier par la chute de Microsoft, que le sursaut de Meta ne parvient pas à compenser. Tesla passe également dans le rouge, alors que les marchés peinent à évaluer les progrès du groupe dans l'IA, l'autonomie et la robotique. Notons que le groupe allemand SAP ainsi que ServiceNow, ont aussi mis un certain malaise dans le compartiment des logiciels.
Hier soir, la Fed n'a pas surpris, maintenant ses taux entre 3,50 et 3,75% sur les 'fed funds', comme attendu, même si deux voix dissidentes se sont élevées (Stephen Miran et Christopher Waller plaidaient pour une baisse des taux). Jerome Powell, patron de la Fed, n'a pas commenté l'enquête actuelle le concernant, mais a indiqué qu'il serait dur de restaurer la crédibilité de la banque centrale si elle venait à perdre son indépendance. Powell a constaté que des tensions subsistaient concernant l'emploi et l'inflation, tout en ajoutant que les perspectives économiques s'étaient clairement améliorées depuis la dernière réunion.
Notons que Donald Trump a remis un coup de pression sur la Fed dans un message sur Truth Social. "Jerome 'Too Late' Powell refuse de baisser les taux d'intérêt sans raison valable. L'inflation ne constitue plus une menace, pourtant les taux élevés nuisent à notre économie et à notre sécurité nationale, et coûtent aux États-Unis des centaines de milliards de dollars d'intérêts inutiles. Les droits de douane rapportant des milliards et renforçant notre pays, les États-Unis devraient avoir les taux d'intérêt les plus bas au monde. La Fed doit baisser ses taux de manière substantielle et immédiate".
Rick Rieder, le directeur des investissements fixed income mondiaux de BlackRock, apparaît depuis peu comme un candidat extrêmement sérieux à la succession du président de la Fed, Jerome Powell, dont le mandat expire en mai. Il vient même de passer favori sur la plateforme de paris Polymarket, devançant l'ancien membre du conseil des gouverneurs de la Fed, Kevin Warsh. Trump s'est récemment entretenu avec Rieder et l'a qualifié de "très impressionnant". Il a travaillé deux décennies durant chez Lehman Brothers avant l'effondrement de la banque d'affaires en 2008. Il a créé R3 Capital Partners juste avant la faillite de Lehman. R3 Capital a été racheté l'année suivante par BlackRock... Les candidats retenus sont, rappelons-le, le président du Conseil économique national américain Kevin Hassett, l'ancien membre du conseil des gouverneurs Kevin Warsh, Rick Rieder, et le gouverneur Christopher Waller.
L'outil CME FedWatch fait ressortir une probabilité de statu quo de 86,6% pour la prochaine réunion monétaire des 17 et 18 mars. Une pause qui pourrait se poursuivre en avril d'après ce même outil. La reprise de la baisse des taux pourrait intervenir en juin ou juillet. Les marchés envisagent toujours deux baisses de taux d'un quart de point d'ici la fin de l'année.
Sur le Nymex, le baril de brut WTI reprend 2,7% ce jeudi à 64,9$. Les cours de l'or noir poursuivent leur envolée après que le président américain Donald Trump a averti l'Iran de possibles frappes militaires s'il ne conclut pas un accord nucléaire. Dans un message publié mercredi sur les réseaux sociaux, Trump a déclaré que les navires américains qu'il avait envoyés dans la région étaient prêts à remplir leur mission "avec rapidité et violence, si nécessaire". Deux sources de Reuters confirment que la Maison Blanche souhaiterait créer les conditions d'un changement de régime à Téhéran, l'une des options consistant à bombarder les unités jugées responsables de la répression, ainsi que leurs commandants, afin d'encourager les manifestants. L'once d'or fin retombe de 5,6% à 5.114$, après un pic historique non loin des 5.600$ plus tôt ce jour...
L'indice dollar grappille 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin déprime vers les 85.000$. Lors d'un meeting en Iowa avant-hier, Donald Trump a déclaré aux journalistes que le dollar "se portait très bien" et qu'il s'attendait à des fluctuations de sa valeur. "Non, je pense que c'est très bien", a simplement répondu le président américain aux journalistes, qui lui demandaient s'il s'inquiétait d'une éventuelle dépréciation du dollar.
Sur le front économique ce jeudi, le déficit du commerce international des biens et services pour novembre est ressorti nettement plus lourd que prévu à 56,8 milliards de dollars, contre 29,2 milliards un mois auparavant... Les inscriptions au chômage pour la semaine close le 23 janvier se sont établies à 209.000, en repli de 1.000 en comparaison de la semaine antérieure, mais au-dessus du consensus... La productivité non-agricole révisée du 3e trimestre a augmenté sur un rythme de 4,9%, comme prévu et conformément à la lecture antérieure, tandis que les coûts unitaires du travail ont régressé sur un rythme de 1,9%... Les commandes industrielles du mois de novembre 2025 aux États-Unis se sont affichées en augmentation de 2,7% d'un mois sur l'autre, contre +0,5% de consensus de place selon FactSet et -1,2% pour la lecture révisée du mois précédent.
Dans l'actualité des entreprises à Wall Street, la soirée d'hier était très animée avec 3 des 'Magnificent 7', à savoir Microsoft, Meta Platforms et Tesla. Apple sera en vedette ce soir, après bourse, avec Visa et KLA Corporation. Mastercard, Caterpillar, Thermo Fisher Scientific, Honeywell, Lockheed Martin, Parker-Hannifin, Blackstone, Comcast, Altria, Marsh, Sherwin-Williams, Trane Technologies, Western Digital, Royal Caribbean, Sandisk, Nasdaq Inc, Valero ou Norfolk Southern, publient aussi leurs comptes ce jeudi. Enfin, demain, les investisseurs suivront surtout les publications des groupes ExxonMobil, Chevron, American Express, Verizon, Regeneron, Colgate-Palmolive, Air Products & Chemicals, SoFi Technologies et Charter Communications.
Les valeurs
Nvidia (-2,1%). Le DG et fondateur de Nvidia, Jensen Huang, a déclaré ce jeudi, selon Reuters, qu'il espérait que la Chine autoriserait le géant américain des puces d'IA à commercialiser sa puce H200 sur son territoire, et que la licence était en cours de finalisation. Huang est arrivé à Taipei après un voyage en Chine où il a rencontré des clients, partenaires et représentants du gouvernement, note l'agence. "L'obtention de la licence pour la H200 est en cours. J'espère que le gouvernement chinois autorisera Nvidia à commercialiser le H200, une décision leur incombe. J'attends avec impatience une réponse favorable", a déclaré Huang, cité par Reuters. "Je pense que la H200 est un atout majeur pour le leadership technologique américain. Il est également très prometteur pour le marché chinois. Les clients seraient ravis de disposer du H200", a insisté le dirigeant, qui prône la patience.
Tesla (-3%). Le constructeur texan de véhicules électriques a dépassé les attentes de marché pour son 4e trimestre en termes de bénéfices. Le groupe d'Elon Musk a affirmé par ailleurs que la production en série du robot humanoïde Optimus était attendue en fin d'année. Tesla, qui tente de se présenter désormais comme une entreprise axée sur l'autonomie, la robotique et l'IA, va par ailleurs investir 2 milliards de dollars dans xAI, la startup d'intelligence artificielle de Musk. Pour le trimestre juste clos, Tesla a affiché des revenus de 24,9 milliards de dollars, en repli de 2,4%, légèrement inférieurs aux anticipations des brokers. Le bénéfice ajusté par action a en revanche dépassé les attentes, à 50 cents. Le bénéfice d'exploitation, de 1,4 milliard de dollars, ressort également meilleur que prévu sur la période, tout comme la marge brute qui dépasse les 20%.
Les préparatifs se poursuivent en Amérique du Nord en vue de l'augmentation de la production du Tesla Semi et du Cybercab, prévue pour le premier semestre 2026, ainsi que de la production du Roadster de nouvelle génération. Le groupe affirme par ailleurs qu'il mettra en service six nouvelles lignes de production pour l'ensemble de ses produits. Tesla a annoncé son intention de dévoiler Optimus V3 au premier trimestre de cette année, avec un démarrage de la production prévu avant la fin de 2026 et une capacité de production cible d'un million de robots par an. Musk a aussi affirmé qu'il était temps de mettre un terme aux programmes Model X et S, dont les chaînes de production seraient désormais dédiées aux robots Optimus.
Concernant l'autonomie, Tesla a indiqué avoir temporairement retiré le conducteur de sécurité des trajets clients pour son service de robotaxis à Austin. Le groupe a indiqué que Dallas, Houston, Phoenix, Miami, Orlando, Tampa et Las Vegas étaient ciblés pour le lancement du service de robotaxis au cours du premier semestre 2026. Enfin, le nombre d'abonnements à la conduite entièrement autonome (FSD) a doublé en 2025 et Tesla poursuit ses démarches pour obtenir les autorisations réglementaires en Chine et en Europe. Tesla comptait 1,1 million d'abonnés FSD en fin d'année.
Meta (+7,6%), la maison-mère de Facebook et d'Instagram, a dévoilé des résultats meilleurs que prévu et confirmé ses plans très ambitieux dans l'intelligence artificielle. Sur son 4e trimestre, le groupe de Mark Zuckerberg a dégagé un bénéfice par action de 8,88$ (+11%) pour des revenus de 59,9 milliards de dollars (+24%) - deux mesures largement supérieures au consensus. Sur ce trimestre clos fin décembre, la marge opérationnelle a reculé à 41% contre 48% un an plus tôt. Le bénéfice net trimestriel s'est apprécié de 9% à 22,8 milliards de dollars. Sur l'ensemble de l'exercice, Meta a affiché des revenus en croissance de 22% à près de 201 milliards de dollars, une marge opérationnelle de 41% et un bénéfice net en repli de 3% à 60,5 milliards de dollars.
Les plans de dépenses de capitaux sont monumentaux, le groupe envisageant de dépenser 115 à 135 milliards de dollars en 2026 contre 72 milliards sur l'exercice clos. Pendant ce temps, les pertes de Reality Labs demeurent massives et se creusent même à 6 milliards de dollars sur le trimestre et 19,2 milliards de dollars sur l'exercice. Plus globalement, Meta génère encore beaucoup de cash. Le cash flow des activités opérationnelles a représenté 36,2 milliards sur le trimestre et 115,8 milliards sur l'exercice. Le free cash flow a été de 14,1 milliards pour le trimestre et 43,6 milliards de dollars au total sur l'année 2025.
Pour le premier trimestre fiscal 2026, le groupe prévoit des revenus allant de 53,5 à 56,5 milliards de dollars. Sur l'exercice, les dépenses totales sont anticipées entre 162 et 169 milliards de dollars. La croissance des dépenses sera principalement due aux coûts d'infrastructure, notamment aux dépenses liées aux services cloud tiers, à l'augmentation des amortissements et à la hausse des frais d'exploitation de l'infrastructure. Le deuxième poste de dépense le plus important est la rémunération des employés, liée aux investissements dans les talents techniques. Cela inclut les embauches de 2026 pour soutenir les domaines prioritaires, en particulier l'IA, ainsi que les dépenses liées aux embauches de 2025 sur une année complète. Au niveau des segments, la croissance des dépenses sera principalement tirée par la Famille d'applications, les pertes d'exploitation de Reality Labs étant attendues similaires à celles de 2025.
Microsoft (-11,6%) décroche à Wall Street, alors que le groupe software de Redmond a pourtant battu le consensus au titre de son 2e trimestre fiscal, réalisant des revenus et profits meilleurs que prévu et dégageant des revenus cloud de plus de 50 milliards de dollars. Le bénéfice par action s'est élevé à 5,16$ pour des revenus de 81,3 milliards de dollars. Le bpa ajusté a progressé de 24% à 4,14$. Ainsi, sur ce trimestre clos fin décembre 2025, les revenus se sont appréciés de 17% (15% à devises constantes), pour un bénéfice d'exploitation de 38,3 milliards de dollars en augmentation de 21% (19% à devises constantes) et un bénéfice net GAAP de 38,5 milliards de dollars (+60%). Le bénéfice net ajusté a été de 30,9 milliards de dollars, en croissance de 23% (21% à devises constantes).
Microsoft Cloud a affiché des revenus de 51,5 milliards (+26%), légèrement au-dessus des anticipations de marché, contre un peu moins de 41 milliards sur la période correspondante de l'exercice antérieur. Le segment Productivity & Business Processes, comprenant Microsoft 365, a également dépassé le consensus avec des revenus de 34,1 milliards (+16%). L'activité Intelligent Cloud (Azure) a réalisé 32,9 milliards de revenus (+29%), un peu plus qu'attendu. Les obligations de performance restantes (RPO), mesurant la valeur des contrats qui n'ont pas encore été honorés, atteignent 625 milliards de dollars, mais 45% de ce montant provient des engagements pris auprès d'OpenAI...
"Nous n'en sommes qu'aux prémices de la diffusion de l'IA et Microsoft a déjà bâti une activité IA plus importante que certaines de nos franchises les plus prestigieuses", a déclaré Satya Nadella, président-directeur général de Microsoft. "Nous repoussons les limites de l'IA sur l'ensemble de notre plateforme afin d'apporter une valeur ajoutée à nos clients et partenaires"... "Le chiffre d'affaires de Microsoft Cloud a dépassé les 50 milliards de dollars ce trimestre, témoignant de la forte demande pour notre portefeuille de services", a ajouté Amy Hood, vice-présidente exécutive et directrice financière. "Nous avons dépassé les prévisions en termes de chiffre d'affaires, de résultat d'exploitation et de bénéfice par action".
Les dépenses de capitaux sur le trimestre, de 37,5 milliards de dollars, ont été bien plus élevées que prévu selon CNBC, qui note également un ralentissement de la croissance dans le cloud et des prévisions de marge opérationnelle quelque peu "légères". En termes de perspectives, Microsoft envisage pour le 3e trimestre fiscal juste entamé des revenus allant de 80,65 à 81,75 milliards de dollars, soit un milieu de fourchette en ligne avec les attentes de marché. La croissance d'Azure est anticipée entre 37 et 38% à devises constantes, un peu plus élevée que le consensus. La marge opérationnelle implicite de l'entreprise pour son troisième trimestre fiscal serait de 45,1% d'après CNBC, ce qui ressortirait inférieur à un consensus de 45,5%.
IBM (+5%) a publié hier soir des résultats financiers rassurants. Pour son 4e trimestre, le groupe a réalisé des revenus de 19,7 milliards de dollars en augmentation de 12% en glissement annuel et de 9% à devises constantes, avec une augmentation de 14% des revenus software, une hausse de 3% des revenus de consulting et une progression de 21% des revenus d'infrastructure. La marge brute GAAP s'est améliorée de 110 points de base à 60,6%. Sur l'exercice clos, les revenus ont progressé de 8% à 67,5 milliards, tandis que le free cash flow a atteint 14,7 milliards. Le bénéfice des opérations continues et le bénéfice net ont presque doublé sur le trimestre clos, à respectivement 5,58 milliards et 5,6 milliards de dollars. Ils ressortent à 10,6 milliards de dollars sur l'exercice clos, contre environ 6 milliards de dollars un an auparavant.
"Au quatrième trimestre, nous avons enregistré une forte croissance de notre chiffre d'affaires, avec une performance à deux chiffres pour notre division Logiciels. Par ailleurs, notre division Infrastructure a poursuivi sa croissance à deux chiffres grâce à l'adoption massive de la nouvelle génération de notre plateforme mainframe. Notre portefeuille de projets d'IA générative dépasse désormais 12,5 milliards de dollars. Ces résultats viennent couronner une excellente année 2025 pour IBM, où nous avons dépassé nos prévisions en matière de chiffre d'affaires, de bénéfice et de flux de trésorerie disponible", a déclaré Arvind Krishna, PDG d'IBM. "Nous abordons l'année 2026 avec une dynamique positive et en position de force, ce qui nous permet d'envisager sereinement nos objectifs annuels : une croissance du chiffre d'affaires de plus de 5% à taux de change constant et une augmentation d'environ 1 milliard de dollars du flux de trésorerie disponible".
Lam Research (+0,6%), le concepteur d'équipements destinés à l'industrie des semi-conducteurs, a annoncé pour son 2e trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 1,27$, supérieur au consensus, pour des revenus également meilleurs qu'attendu à 5,34 milliards. Les revenus sont stables en comparaison du trimestre antérieur, alors que les marges se replient en séquentiel à 49,6% pour la marge brute et 33,9% pour la marge opérationnelle. Sur une base ajustée, ces marges ressortent à respectivement 49,7% et 34,3%. Le bénéfice net trimestriel s'établit à 1,57 milliard en GAAP et 1,61 milliard de dollars sur une base ajustée. Pour le trimestre clos fin mars 2026, Lam envisage des revenus de 5,7 milliards de dollars, plus ou moins 300 millions de dollars, une marge brute voisine de 49% sur une base ajustée et une marge opérationnelle ajustée de 34%, pour un bpa ajusté de 1,35$, plus ou moins 10 cents.
Caterpillar (+1,4%), le géant américain des engins de chantiers, a publié pour son 4e trimestre un bénéfice net de 2,4 milliards de dollars ainsi qu'un bénéfice ajusté par action de 5,16$, largement au-dessus du consensus, pour des revenus de 19,1 milliards de dollars également meilleurs que prévu. Les revenus de l'exercice ont totalisé 67,6 milliards de dollars, pour un bénéfice ajusté par action de 19,06$. Les revenus s'établissaient à 16,2 milliards au 4e trimestre 2024 et 64,8 milliards sur l'exercice. Le bpa ajusté se situait à 5,14$ au T4 2024 et 21,90$ sur l'exercice.
Honeywell (+4,4%) a publié pour son 4e trimestre fiscal des revenus de 9,8 milliards de dollars, en croissance de 6%, ainsi que des revenus ajustés en augmentation de 10% à 10,1 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action a représenté 2,59$. Le consensus se situait à 2,54$ de bénéfice ajusté par action pour 9,9 milliards de dollars de facturations. Les commandes trimestrielles ont augmenté de 23% organiquement, tirant le backlog à plus de 37 milliards de dollars. Le groupe envisage pour l'exercice 2026 un bénéfice ajusté par action allant de 10,35 à 10,65$, en augmentation de 6 à 9%. La scission de Honeywell Aerospace est désormais prévue pour le troisième trimestre 2026.
Dow Inc (-5,5%), le groupe américain de chimie, a publié au titre de son 4e trimestre une perte de 1,54 milliard de dollars et un déficit par action de 34 cents - moins lourd toutefois que le consensus. Les revenus ont totalisé près de 9,5 milliards de dollars, mais ratent de peu le consensus. Le groupe envisage de se séparer de 4.500 employés et veut accentuer l'usage de l'intelligence artificielle et de l'automatisation. Le groupe a ainsi annoncé aujourd'hui un plan global visant à simplifier son fonctionnement et à rationaliser ses processus de bout en bout. Dow va également restructurer ses coûts et moderniser son service client. Le plan 'Transform to Outperform' vise à générer au moins 2 milliards de dollars d'Ebitda opérationnel supplémentaire à court terme, notamment grâce à l'intelligence artificielle et à l'automatisation, afin d'accélérer la croissance et la productivité et d'améliorer le rendement pour les actionnaires.
Lockheed Martin (+6,5%), le contractant américain de défense, vient d'annoncer au titre de son 4e trimestre fiscal un bénéfice de 1,34 milliard de dollars - pratiquement triplé - et un bénéfice ajusté par action de 7,43$, bien meilleur que prévu, pour des revenus de 20,3 milliards de dollars également au-dessus des anticipations de marché. Un an plus tôt, les revenus se situaient à 18,6 milliards. Sur l'exercice, Lockheed a dégagé un bénéfice net de plus de 5 milliards de dollars, pour des revenus supérieurs à 75 milliard de dollars (+6%). Le groupe d'aéronautique et de défense mentionne également un backlog record de 194 milliards de dollars à fin 2025. Sur l'exercice 2026, le groupe envisage des revenus allant de 77,5 à 80 milliards de dollars, pour un bpa dilué allant de 29,35 à 30,25$. Le free cash flow est anticipé entre 6,5 et 6,80 milliards de dollars.
Mastercard (+1,7%), spécialiste de l'émission et de la commercialisation de cartes de paiement, a publié pour son 4e trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes, affichant un bénéfice ajusté par action de 4,76$ et des revenus de 8,8 milliards de dollars, en augmentation de 18% ou 15% en devises locales. Le bénéfice net consolidé a représenté 4,1 milliards de dollars (+22%), tandis que le bénéfice net ajusté a été de 4,3 milliards. Le bénéfice ajusté par action s'est apprécié quant à lui de 25% en glissement annuel.
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