Le CTO : pour investir librement en Bourse
L'Autorité des marchés financiers explique, dans une note récente, comment fonctionne le compte-titres ordinaire.

Rien de tel que le compte-titres ordinaire (CTO) pour investir sur les marchés boursiers. C’est ce qu'explique l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans une note d’information diffusée le 16 décembre 2025 sur son site Internet.
En effet, l’AMF rappelle qu’il est possible de loger dans un CTO une large gamme de titres financiers, comme des actions d’entreprises cotées en Bourse, des obligations (des dettes émises par des entreprises ou des États), des parts de fonds communs de placement (FCP), des parts de sociétés d'investissement à capital variable (Sicav), des parts d’ETF (des fonds alignés sur des indices) ou encore certains titres d’entreprises non cotées. Des compte-titres accueillent même des parts dans des sociétés civiles immobilières (SCI) ou dans des organismes collectifs en placement immobilier (OPCI).
Facilement accessible
Pour ouvrir un CTO, c’est facile : il suffit de détenir un compte en banque. Le compte bancaire peut être ouvert spécialement pour le compte-titres, mais le compte courant peut aussi très bien faire l’affaire. Contrairement au plan d’épargne en actions (PEA) réservé aux personnes majeures, il n’existe pas d’âge minimum pour le CTO. Des parents peuvent donc ouvrir un compte-titres au nom de leur enfant mineur.
À l’inverse du PEA également, un épargnant peut détenir autant de CTO qu’il souhaite. Ce placement n’est pas plafonné. Son détenteur peut donc y investir la somme d’argent qu’il veut, alors que les versements ne peuvent excéder 150.000 euros sur un PEA.
Pas d’avantage fiscal et de garantie sur le capital
En revanche, au contraire du PEA dans lequel les plus-values sont exonérées d’impôt (mais pas de prélèvements sociaux), le CTO n’offre aucun avantage fiscal. Les gains issus des retraits sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou, sur option, au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. À savoir : depuis le 1er janvier 2026, le PFU appliqué au CTO est passé de 30% à 31,4%.
L’AMF souligne que le capital du compte-titres n’est pas garanti. En cas de baisse des marchés financiers, l’épargnant peut ainsi subir une moins-value. Le gendarme de la Bourse de Paris estime, en conséquence, qu’il est préférable de maîtriser un minimum de connaissances financières avant d’ouvrir un CTO.
Comme pour tout placement, l’Autorité conseille également de diversifier au maximum son portefeuille. En investissant dans différentes classes d’actifs (actions européennes, actions mondiales, obligations, immobilier...), le détenteur d’un CTO limite ses risques de pertes, tout en augmentant le potentiel de rendement de son épargne.
Source : Autorité des marchés financiers – Note d’information du 16 décembre 2025