Mi-séance Paris : nouveaux records pour le CAC 40 !
Les publications de Michelin, Essilor, Legrand et Hermès portent le CAC40.
LA TENDANCE
Le CAC 40 a touché un nouveau plus haut historique au-dessus des 8.400 points dès l'ouverture ce jeudi, montant ensuite jusqu'à 8.437 points. Les hausses de plusieurs valeurs ayant publié leurs résultats annuels, Michelin, Essilor, Legrand ou Hermès, participent directement à ce nouvel élan. En fin de matinée, le CAC 40 revient autour de 8.370 points, limitant sa progression à +0,7%.
Aux Etats-Unis, la Fed semble susceptible de maintenir les taux d'intérêt à leur niveau. Les attentes du marché pour une réduction d'au moins 25 points de base lors de la réunion de mars de la banque centrale avaient augmenté jusqu'à environ 20 % avant les données sur l'emploi, mais ont reculé après la publication de mercredi et se situent désormais à seulement 6%, selon l'outil FedWatch de CME. Le Bureau américain des statistiques du travail, dans son rapport retardé par le shutdown, a déclaré que 130.000 emplois ont été ajoutés aux emplois non agricoles en janvier, bien au-delà des prévisions d'une augmentation de 70.000, alors que les chiffres de novembre et de décembre ont été légèrement révisés à la baisse.
VALEURS EN HAUSSE
EssilorLuxottica progresse de 3% à 258 euros, logiquement recherché après l'annonce d'un bond de 18,4% de son chiffre d'affaires au quatrième trimestre à taux de change constants. Le marché tablait sur une hausse de "seulement" 11,5%. Le chiffre d'affaires du fabricant des lunettes de soleil Ray-Ban et Oakley s'est ainsi établi à 7,60 milliards d'euros sur la période, contre 7,15 MdsE de consensus. Les régions Amérique du Nord, EMEA et Asie-Pacifique ont toutes enregistré une croissance à deux chiffres au quatrième trimestre et sur l'exercice. EssilorLuxottica a souligné avoir vendu plus de 7 millions de paires de lunettes IA en 2025. En moyenne, durant les cinq prochaines années et à taux de change constants, le management prévoit de réaliser une solide croissance de son chiffre d'affaires total et une croissance globalement alignée de son résultat opérationnel ajusté.
Hermès (+1,7% à 2.155 euros) dépasse une nouvelle fois les attentes du marché. Le sellier a enregistré une croissance de 9,8% au quatrième trimestre contre un consensus logé à 8,24%. Toutes les régions affichent une croissance solide par rapport à une base de comparaison particulièrement élevée. L'Europe, le Japon, l'Amérique et le Moyen-Orient sont en hausse à deux chiffres. L'activité maroquinerie affiche une hausse de 14,6% contre 12,6% attendus par les analystes. Sur l'ensemble de l'année, le groupe affiche un résultat opérationnel courant de 6,6 MdsE (41% des ventes), en hausse de 7%, pour un chiffre d'affaires consolidé de 16 MdsE, en croissance de 9% à taux de change constants et de 5,5% à taux de change courants. Le résultat net part du groupe atteint 4,5 MdsE et progresse de 5,5 % hors contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France, au même rythme que les ventes. Le cash-flow lié à l'activité atteint 5,4 MdsE (+5%). Hors contribution exceptionnelle sur les bénéfices, il progresse de 11%. Après prise en compte des investissements opérationnels (1,2 MdE) et du remboursement des dettes de loyers (0,3 MdE), le cash-flow disponible ajusté atteint 3,9 MdsE. Après distribution des dividendes pour 2,8 MdsE, la trésorerie nette retraitée s'élève à 12,8 MdsE à fin décembre 2025, contre 12 MdsE à fin décembre 2024.
Michelin (+6% à 34,3 euros) a vu ses ventes totaliser 26 milliards d'euros en 2025, en retrait de 1,4% à iso-parités de change et de 4,4% à parités courantes. Les volumes de pneus sont en baisse de 4,7%, dont plus de 80% provient de la Première monte et plus particulièrement les activités Poids Lourd et Agricole en Amérique du Nord. Au Remplacement, la marque Michelin est en croissance, alors que les autres marques du groupe sont pénalisées par le stockage massif de pneus à bas prix par la distribution. Michelin signale que la tendance des ventes s'améliore cependant au quatrième trimestre. aLe résultat opérationnel des secteurs s'établit à 2,9 milliards d'euros à taux de change constants, en baisse par rapport à 3,38 milliards d'euros en 2024 mais dans le haut de la fourchette de prévisions qui allait de 2,6 à 3 milliards d'euros. Il représente 10,9% des ventes, en baisse de 1,5 point, soutenu par l'enrichissement du mix des ventes et la performance opérationnelle, mais fortement pénalisé par le faible chargement des usines. Le résultat net est en retrait de 12% à 1,7 milliard E. Un dividende de 1,38 E par action sera soumis à l'Assemblée Générale.
Legrand gagne aussi 6% à 153,2 euros. Le chiffre d'affaires 2025 ressort en hausse de +9,6% par rapport à 2024 pour atteindre 9.480,6 ME. Les ventes sont en hausse organique de +7,7%. L'effet périmètre est en 2025 de +5,1%. Sur la base des acquisitions annoncées à ce jour, et de leurs dates probables de consolidation, cet effet serait proche de +6% en 2026. L'impact annuel de l'effet de change est de -3,1%. Sur la base des taux de change moyens du mois de janvier 2026, l'effet de change annuel sur le chiffre d'affaires 2026 serait d'environ -2,5%. Le résultat opérationnel ajusté est de 1.962,3 ME, en hausse de +10,5% par rapport à 2024. La marge opérationnelle ajustée s'établit ainsi à 20,7% des ventes de la période, en hausse de +0,2 point par rapport à 2024. En 2025, l'EBITDA s'établit à 23,4% des ventes de la période. Sur l'année, la rentabilité élevée du Groupe constitue une nouvelle démonstration de la solidité du modèle stratégique de Legrand ainsi que sa forte capacité d'exécution et d'adaptation, notamment à la situation volatile des politiques douanières américaines dont l'impact sur sa base de coûts a été d'environ +100 M$. Sur l'année, le résultat net part du groupe est en croissance de +6,7% par rapport à 2024 et s'établit à 1.244,6 ME, soit 13,1% du chiffre d'affaires. Cette évolution tient essentiellement à la croissance du résultat opérationnel, un taux d'impôt sur les sociétés stable à 25,9% et l'évolution défavorable du résultat financier.
Dassault Systèmes reprend 2,4% à 18,2 euros après une chute historique de plus de 20% hier, plombé par une publication de résultats clairement décevante. Parmi les derniers avis de brokers, Barclays est toujours à 'pondération de marché' mais avec un objectif ramené de 25 à 21 euros, tandis que Jefferies demeure à 'sous-performance' avec une cible ajustée de 21 à 16 euros.
VALEURS EN BAISSE
Sanofi chute de presque 6% à 77,8 euros. Le laboratoire va changer de patron. Il a annoncé ce matin la nomination de Belén Garijo en tant que directrice générale après que son Conseil d'administration a décidé de ne pas renouveler le mandat d'administrateur de son actuel directeur général Paul Hudson. Ce dernier, qui n'aura pas su donner une nouvelle dynamique au géant français, quittera ses fonctions le 17 février prochain. Belén Garijo est actuellement DG du groupe pharmaceutique allemand Merck KGaA, fonction qu'elle occupe depuis 2021. Docteure et médecin de formation, elle a également exercé plusieurs postes chez Sanofi. Elle est membre du conseil d'administration de BBVA et a siégé pendant dix ans au conseil d'administration de L'Oréal. Paul Hudson était sous pression depuis de longs mois. Son plan ambitieux visant à accélérer la mise sur le marché de nouveaux médicaments afin de compenser la baisse imminente des ventes de Dupixent, son médicament phare contre l'asthme et les maladies de peau, dont le brevet arrive à expiration, n'aura pas porté ses fruits.
Capgemini cède 1,3% à 103 euros, dans le rouge pour la huitième séance consécutive. Chahuté sur fond de craintes de disruption liée à l'IA, Capgemini tentera de rassurer demain avec la présentation de ses résultats annuels. Sur le seul quatrième trimestre, le consensus 'Bloomberg' attend une croissance des revenus à taux de change constants de 6,32%, avec une hausse de 9,74% en Amérique du Nord. Sur l'ensemble de l'exercice 2025, le marché anticipe une marge opérationnelle de 13,3% pour un chiffre d'affaires de 22,3 milliards d'euros. Le groupe vise une croissance à taux de change constants de son chiffre d'affaires comprise entre +2% et +2,5% avec une marge opérationnelle entre 13,3% et 13,4% et un free cash flow organique d'environ 1,9 milliard d'euros.
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