Mi-séance Paris : le CAC 40 revient sous les 8.300 points
Nouvelle publication décevante pour l'éditeur de logiciels Dassault Systèmes.
LA TENDANCE
Stoppé depuis hier dans sa course vers de nouveaux records, le CAC 40 cède 0,5% en fin de matinée, revenant autour de 8.285 points. La séance est marquée par une nouvelle publication décevante pour l'éditeur de logiciels Dassault Systèmes qui s'accompagne d'une lourde chute.
Repoussées à ce mercredi en raison du récent "shutdown" de l'administration fédérale américaine, les données sur la création d'emplois en janvier constituent l'un des moments forts de la semaine pour les investisseurs, impatients de connaître l'état de santé du marché du travail pour ajuster leurs prévisions sur l'orientation de la politique monétaire dans les mois à venir.
Le rapport, dont la publication est prévue à 14h30, devrait indiquer la création de 70.000 emplois le mois dernier, contre 50.000 en décembre, tandis que le taux de chômage resterait stable à 4,4%, selon les analystes. Les opérateurs surveilleront également les révisions des chiffres pour l'année jusqu'en mars dernier, qui pourraient montrer que l'économie a créé des centaines de milliers d'emplois de moins que prévu initialement.
VALEURS EN HAUSSE
TotalEnergies gagne 1,8% à 63,7 euros malgré l'annonce de résultats en repli au quatrième trimestre et de moindres rachats d'actions au premier trimestre. S'adressant aux journalistes, le directeur général, Patrick Pouyanne, a déclaré que le fait de commencer par le bas de sa fourchette signifiait qu'il pourrait être ajusté à la hausse "si les conditions du marché le favorisent".
Bouygues s'adjuge 1,9% à 49,5 euros. Le conglomérat bénéficie d'un coup de pouce de BNP Paribas qui a débuté le suivi de la valeur à 'surpondérer' en ciblant 55 euros. Le marché est assez partagé sur le titre puisque, selon le consensus 'Bloomberg', 5 analystes sont à l''achat', 5 à 'conserver' et 2 à 'vendre'. L'objectif moyen à douze mois est fixé à 50,28 euros.
Haulotte (+7% à 2,4 euros) affiche un chiffre d'affaires annuel 2025 de 512 ME, en retrait de 18% par rapport à 2024. En Europe, la bonne performance commerciale de fin d'année permet au groupe d'afficher une légère croissance de +2%, tirée par la hausse des volumes de ventes d'engins neufs. Sur l'ensemble de l'année, les ventes d'engins reculent de -20%, l'activité de location de -8% et l'activité de Services de -4%. Au quatrième trimestre 2025, Haulotte a réalisé un chiffre d'affaires de 128 ME, soit une hausse de +6% sur un an avec une zone Europe plus dynamique que l'année précédente. Haulotte évoque un résultat opérationnel courant légèrement négatif sur l'année 2025.
VALEURS EN BAISSE
Dassault Systèmes chute de presque 20% à 18 euros, plombé par une publication clairement décevante. L'éditeur de logiciels a enregistré sur les trois derniers mois de 2025 un résultat opérationnel non-IFRS de 621,6 ME, en recul de 2,4%, pour un chiffre d'affaires total en hausse de 1% à 1,68 MdE. La marge opérationnelle ressort à 37%. Le consensus 'Bloomberg' anticipait sur la période un résultat opérationnel hors IFRS de 649 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,74 MdE, en hausse de 3,49% à taux de change constants. La marge opérationnelle était attendue à 37,3%. Le management vise en 2026 une marge opérationnelle comprise entre 32,2% et 32,6%, et un BNPA dilué non-IFRS compris entre 1,30 et 1,34 euro avec une croissance de 3% à 5% de son chiffre d'affaires, portée par l'accélération de l'adoption de la souscription et du Cloud. Dassault Systèmes a averti que son activité reste exposée à un environnement mondial économiquement et géopolitiquement incertain, ce qui pourrait peser sur sa croissance, ses résultats et ses flux de trésorerie.
Les montagnes russes se poursuivent en Bourse pour Ubisoft. Au lendemain d'un gain de plus de 8%, le titre de l'éditeur de jeux vidéo rechute lourdement de 9,3% à 4,2 euros. La Deutsche Bank a ajusté son cours cible de 8 à 6,2 euros tout en maintenant son avis 'conserver'. Depuis hier, le groupe est par ailleurs confronté à un important mouvement social. L'intersyndicale a en effet appelé les 3.800 salariés français à trois journées de mobilisation. Selon les informations du 'Figaro' citant les syndicats, 1.200 salariés se seraient mis en grève mardi.
Kering recule de presque 3% à 280 euros au lendemain d'un bond de 10,9% dans le sillage d'une publication annuelle bien accueillie. Parmi les derniers avais d'analystes, la Deutsche Bank a ajusté son cours cible de 300 à 295 euros à la suite de cette présentation tout en restant à 'conserver'.
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