Mi-séance Paris : le CAC 40 se rapproche des 8.000 points
Le secteur automobile est bien orienté ce vendredi.
LA TENDANCE
Le CAC 40 tente de poursuivre son rebond en direction de 8.000 points. L'indice phare de la bourse de Paris progresse de 0,2% en fin de matinée autour de 7.950 points et reprend près de 2% sur la semaine.
Le ministre français des Finances a affirmé que les turbulences actuelles sur les marchés obligataires incitent les partis politiques, de tout bord, à prendre conscience de la nécessité d'une prudence budgétaire. Roland Lescure s'est déclaré optimiste quant à l'adoption de son budget 2027 par le Parlement français. "Le monde nous regarde ; par conséquent, tout le monde, à l'exception des extrémistes de gauche, comprend que nous avons besoin d'un assainissement budgétaire", a-t-il déclaré sur 'Bloomberg Television'. Il est vrai que cette semaine aura été marquée par l'interruption de la hausse brutale du rendement de l'OAT 10 ans qui se stabilise aujourd'hui autour de 4,80%.
Aux Etats-Unis, les investisseurs ont réduit leurs paris sur une hausse des taux lors de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale des 27 et 28 octobre. La probabilité, qui avoisinait les 33% hier selon l'outil 'Fedwatch', est tombée autour de 15% après l'intervention du président de la Réserve fédérale de Kevin Warsh, en marge des réunions annuelles du Fonds monétaire international. En septembre, la Réserve fédérale a relevé ses taux directeurs d'un quart de point de pourcentage, une première hausse depuis 2023. Cette décision a fait l'unanimité parmi les 19 responsables de la politique monétaire, dont une majorité estime par ailleurs qu'une nouvelle hausse est probable cette année.
VALEURS EN HAUSSE
En tête du CAC 40, Renault grimpe de 4% à 27,8 euros en cette fin de semaine. A l'approche de la publication trimestrielle du constructeur, Oddo BHF ('surperformer') indique viser des revenus en légère croissance (+1%) à 11,1 MdsE. Le recul attendu dans l'Automobile (-4%), principalement lié à la baisse des volumes sur le trimestre avant un rebond attendu au T4, serait plus que compensé par une dynamique prix/mix toujours favorable, les ventes aux partenaires et la captive financière (+5%).
Les équipementiers automobiles rebondissent nettement : Forvia, Valeo et OP Mobility s'adjugent 5 à 6%. Au plus bas hier, Stellantis remonte aussi de près de 3% vers les 4 euros.
Airbus progresse de près de 2% à 198 euros. Aviation Capital Group, gestionnaire d'actifs aéronautiques de premier plan proposant une gamme complète de services à l'échelle mondiale et dont le siège social est situé à Newport Beach, en Californie, a passé une commande ferme portant sur 75 appareils de la famille A320neo.
Safran gagne 0,7% à 319 euros. Turkish Airlines a signé un protocole d'accord avec CFM International en vue de l'acquisition de moteurs et de services de maintenance sur un maximum de 295 appareils B737 MAX, ainsi que pour la création d'un centre de maintenance de moteurs sous son contrôle, selon un avis publié auprès des autorités boursières turques. 150 de ces appareils correspondent à 100 commandes fermes et 50 options, annoncées le 23 septembre. Les 145 autres appareils B737 MAX proviennent de la flotte actuelle de Turkish Airlines ou de contrats de location futurs. CFM International, coentreprise entre Safran Aircraft Engines et le groupe américain GE Aerospace, fournira des licences et un soutien technique pour un centre de maintenance au sein de Turkish Technic. Le nouveau centre de Turkish Technic desservira également des compagnies aériennes tierces, avec pour objectif de favoriser des exportations à haute valeur ajoutée.
Les montagnes russes se poursuivent sur le titre Eutelsat : +23,3% mercredi, -10,72% jeudi et + 12% ce jour. Les actionnaires de l'opérateur satellite européen doivent avoir le coeur bien accroché cette semaine même si le bilan hebdomadaire est largement positif avec un gain d'environ 22% à l'heure actuelle. L'Ukraine s'est plainte cette semaine que la fonctionnalité "en mouvement" de Starshield, qui permet d'assurer une connexion haut débit à bord des équipements militaires en déplacement rapide, notamment les drones, a été limitée au-delà de 160 km/heure, perturbant les opérations militaires. Or, l'ordre de limiter l'utilisation du réseau de satellites à usage militaire, développé par SpaceX, utilisé par l'Ukraine serait venu de la Maison blanche, selon deux responsables américains et un responsable occidental au fait de la question cités par 'Reuters'. Les responsables ont indiqué que les dirigeants du département de la Défense avaient reçu un message précisant que le réseau Starshield destiné à l'armée ukrainienne devait être ralenti. Cette décision interviendrait alors que Donald Trump fait pression sur Kyiv pour qu'elle cesse ses attaques contre les raffineries russes. En coulisses, des responsables américains auraient même menacé de cesser de fournir à Kyiv des renseignements sur les lancements de missiles russes, que l'Ukraine utilise pour déjouer les attaques. Donald Trump a néanmoins assuré cette semaine que Washington continuait de partager des renseignements avec Kyiv et que les efforts de son administration pour mettre fin à la guerre se poursuivaient. En attendant, Eutelsat profite de ces informations. Son réseau de satellites en orbite terrestre basse constitue en effet la principale alternative européenne à Starlink et est clairement soutenu par les gouvernements du Vieux continent.
VALEURS EN BAISSE
Malgré une excellente publication trimestrielle, Schneider Electric ne parvient pas à relever la tête et perd encore 1% à 255 euros. Le fabricant d'équipements électriques a pourtant enregistré sa plus forte croissance depuis cinq ans au troisième trimestre 2026 et a relevé ses prévisions pour la deuxième fois cette année, porté par une demande en forte hausse pour les centres de données.
TotalEnergies cède 0,7% à 79,6 euros après cinq séances précédentes de hausse.
Thermador Groupe (-1,5% à 64,7 euros) a vu son chiffre d'affaires du troisième trimestre afficher une légère croissance de 0,6% à périmètre constant à 129 ME. A fin septembre, le chiffre d'affaires atteint environ 417 ME et progresse de 4% sur un an à périmètre constant. "Dans les prochains mois, la demande devrait au mieux rester stable, tandis que les pressions inflationnistes se renforceraient. En effet, plusieurs fournisseurs nous ont annoncé des hausses de prix significatives, liées à l'évolution du coût des matières premières, de l'énergie, de la main-d'oeuvre et des transports. En ce qui nous concerne, et pour certaines des gammes achetées en Asie, nous devons également nous acquitter du paiement du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières applicable à des produits en acier importés d'Asie", commente Thermador Groupe.
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