Logiciels : le secteur reste secoué
Mauvais temps !
Les éditeurs de logiciels, les groupes d'analyse de données et les acteurs de la publicité sont à nouveau chahutés ce mercredi, victimes des inquiétudes persistantes des investisseurs quant aux perturbations potentielles que pourrait engendrer l'IA sur leurs activités respectives. A Paris, Capgemini abandonne encore 4,5%, 74Software plonge de 10% Sopra chute de 5,1% et Alten perd 5%. Du côté des agences de publicité, Publicis et Havas reculent également fortement.
Hier, le lancement d'un outil juridique pour le chatbot Claude d'Anthropic, qui, selon la start-up, accélère, par exemple, la révision des contrats et le triage des accords de confidentialité, a soudainement accru la pression sur ces différents acteurs potentiellement touchés par le développement des outils IA.
Un panier UBS constitué d'entreprises européennes considérées comme vulnérables à la disruption par l'IA recule de 2,1%, après une chute de 8% mardi. "On observe clairement des ventes massives et indiscriminées dans l'ensemble du secteur des logiciels", explique à 'Bloomberg' Karen Kharmandarian, responsable des investissements actions chez Mirova à Paris. "Il n'y a pas de plancher, la dynamique baissière est trop forte. Cela ressemble à une capitulation". "Nous sommes désormais dans un contexte où le secteur n'est plus seulement présumé coupable jusqu'à preuve du contraire, mais condamné avant même son procès", écrit Toby Ogg, analyste chez JPMorgan Chase & Co dans une note. Pour les entreprises de logiciels, "des résultats meilleurs que prévu ne suffisent plus à convaincre le marché".
D'autres spécialistes se montent plus dubitatifs sur la chute actuelle des cours. Ils affirment par exemple que les entreprises de logiciels qui développent des outils essentiels au fonctionnement des entreprises sont difficiles à déstabiliser et tireront même profit du déploiement autonome d'outils d'IA.
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