L'Oréal : sous pression après une fin d'année moins bonne que prévu
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L'Oréal perd 4,5% à 373,9 euros après un plus bas à 364 euros en début de séance. Le géant des cosmétiques a fait état de ventes à périmètre comparable pour le quatrième trimestre inférieures aux estimations des analystes. Le groupe a enregistré des ventes trimestrielles de 11,25 milliards d'euros, en hausse organique de 6% contre un consensus 'Bloomberg' logé à 6,46%. Les ventes en Amérique du Nord ont progressé de 8,6%, au-dessus des prévisions du marché, grâce notamment à de nouveaux lancements de produits comme l'huile à lèvres "Plump Ambition". En Asie du Nord, en revanche, les ventes n'ont augmenté que de 0,6%, bien en dessous des 5,6% attendus. L'Oréal a indiqué que "hors Travel Retail" l'écosystème restait "difficile", même si le marché chinois "se stabilisait progressivement".
Par division, les revenus de la branche 'Luxe', qui regroupe des marques telles que Lancôme et Yves Saint Laurent, ont crû de 4,5% contre 7,82% de consensus. La division 'beauté dermatologique' a réalisé la meilleure performance du trimestre, avec une hausse de 11,5% de ses recettes, portée par le lancement de nouveaux produits CeraVe et la forte demande pour La Roche-Posay. La division 'produits grand public', la plus importante, a enregistré une croissance de 4,8%, conforme aux attentes.
"En 2026, malgré les incertitudes macroéconomiques, nous sommes optimistes quant aux perspectives du marché mondial de la beauté, et confiants dans notre capacité à continuer de le surperformer grâce à la stratégie multi-Divisions par catégorie de L'Oréal, et à réaliser une nouvelle année de croissance du chiffre d'affaires et des résultats", a déclaré le directeur général Nicolas Hieronimus.
Baader Europe/AlphaValue ('accumuler') explique que l'Asie du Nord est restée atone en raison de la faiblesse persistante du travel retail asiatique, compensant ainsi une reprise prometteuse de l'unité Dermatologique, ainsi que des performances en Europe et en Amérique du Nord. Le courtier note que le segment des produits de beauté bas et moyens de gamme est de plus en plus concurrentiel et qu'une accélération du chiffre d'affaires est nécessaire pour maintenir la progression des marges. "Nous pensons que la concurrence accrue des marques de beauté coréennes et chinoises, combinée à une exposition limitée aux marques de parfums de niche, continue de peser sur les performances, notamment en Asie", écrit l'analyste.
Les résultats sont de qualité, la croissance organique se redresse trimestre après trimestre et surtout il y a dans le T4 des signaux clairement encourageants sur la Derma, l'Amérique du Nord et l'Europe, note Oddo BHF ('neutre'). Mais le Luxe et surtout la Chine déçoivent. Bien que la croissance organique au T4 (4,9% hors effets SAP et 6% en publié) soit en absolu de bonne qualité, elle ne sera probablement pas suffisante pour conforter des hypothèses de croissance qui avaient graduellement franchi la barre des 5% pour 2026. Aussi et surtout, les attentes sur le T4 ne cessaient de se relever au cours des dernières semaines grâce notamment à l'Amérique du Nord. Mais c'est de la Chine et du Luxe que la déception provient
JP Morgan ('neutre') affirme que la déception du 4e trimestre provient du manque de dynamisme en Chine continentale et d'un ralentissement des ventes aux États-Unis. La banque note que l'Europe et les marchés émergents ont contribué à la performance, mais l'entreprise reste prudente quant à la demande européenne pour cette année. La configuration du quatrième trimestre rend également difficile d'envisager une accélération du chiffre d'affaires pour l'exercice 2026. Enfin, Jefferies ('sous-performance') indique que le ralentissement du taux de croissance annuel composé sur deux ans pourrait renforcer les inquiétudes quant à la valorisation actuelle.
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