Eramet : le DG débarqué, le titre sous pression !
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Contre la tendance, Eramet trébuche encore de 8% à 67,7 euros en ce début de semaine et continue à effacer une partie de ses gains accumulés depuis le premier janvier. Outre le dégonflement de la 'bulle' sur les matières premières, le groupe minier est également secoué par l'annonce du départ de son directeur général moins d'un an après son arrivée. Le Conseil d'administration de l'entreprise, réuni dimanche 1er février, a en effet décidé de mettre un terme au mandat de Monsieur Paulo Castellari en raison de divergences avec ce dernier sur les modes de fonctionnement. Le CA a nommé sa Présidente, Madame Christel Bories, en qualité de DG du Groupe, pour une période intérimaire, le temps de mener un processus de désignation d'un nouveau DG. A sa nomination, les fonctions de Président et Directeur général seront de nouveau séparées.
Le retour de Christel Bories au poste de PDG devrait assurer une certaine stabilité durant la phase d'intérim, affirme Portzamparc ('alléger'). Néanmoins, cette décision reste, pour le broker, une surprise alors que Paulo Castellari semblait prendre progressivement ses marques et avait lancé un plan ambitieux visant à adresser les sujets de performance opérationnelle ('ReSolution').
Cette annonce est un choc car, de l'extérieur, rien ne laissait présager de tels désaccords, explique Oddo BHF. Le DG avait insufflé une nouvelle dynamique au groupe, en mettant davantage l'accent sur l'exécution, les coûts et les capacités techniques, avec des progrès significatifs réalisés dans la montée en puissance de Centenario. Son départ marque le début d'une nouvelle période de transition qui compliquera la mise en oeuvre des réductions de coûts et des améliorations opérationnelles pourtant indispensables. Avec une dette nette actuellement estimée à 4,8 fois l'EBITDA ajusté (hors SLN) et qui devrait rester nettement supérieure à l'objectif à long terme de 1x, Eramet demeure vulnérable à un repli des prix des matières premières, rappelle l'analyste.
Le courtier avait relevé sa recommandation le 13 janvier pour tenir compte de l'amélioration des perspectives. Il restait néanmoins prudent ('neutre') en raison du risque d'augmentation de capital. Plus généralement, le groupe a un historique de gouvernance complexe, marqué par des intérêts divergents entre ses deux principaux actionnaires, la famille Duval (37%) et l'État français (30%), ce qui freine la stratégie et l'allocation du capital. La famille Duval privilégie les distributions aux actionnaires, tandis que l'État français privilégie les investissements de croissance. Bien que l'expulsion de M.Castellari ait probablement été une décision conjointe, les relations tendues pourraient ralentir le processus de remplacement, estime l'analyste.
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