Paypal : Stripe et Advent ne seraient plus acheteurs
Le projet à 50 milliards tombe à l'eau, l'action en fort repli à Wall Street
C'est - peut-être - déjà la fin d'un court, mais réel feuilleton à rebondissement. Paypal ne serait plus dans le viseur du consortium formé par la société de capital-investissement Advent international et de la fintech Stripe. D'après les informations de l'agence Bloomberg, non confirmées à ce stade, les deux groupes auraient abandonné l'idée de racheter, ensemble, le pionnier du paiement en ligne.
Vers 14H30GMT, l'action PayPal chute de près de 11,7% à Wall Street à 54, 310 dollars.
Bloomberg avait déjà, en février dernier, l'intérêt de Stripe pour le rachat de tout ou partie de Paypal, ce projet faisant suite à une forte baisse du titre qui avait, de fait, fortement réduit le poids de sa capitalisation.
En juillet dernier, une offre conjointe de Stripe et Advent avait été rejetée par Paypal. Elle se situait à 60,50 dollars actions, valorisant leur cible à près de 53 milliards de dollars, soit une prime de 28% par rapport au cours de la clôture de l'annonce de la proposition.
L'opération aurait constitué l'un des plus gros rachats par endettement jamais réalisé.
Les jeux semblaient donc faits. Sauf qu'il y a une dizaine de jours, le Wall Street Journal affirmait lui toutefois que les discussions se poursuivaient entre les forces en présence, affirmant même qu'un accord était possible dans les semaines à venir, à la faveur d'une offre plus généreuse.
Une offre à l'époque rejetée par la direction. Mais le dialogue se poursuivrait bel et bien d'après le quotidien américain, qui affirme même qu'un accord pourrait intervenir dans les prochaines semaines, à la faveur d'une offre plus généreuse. Aucune des parties concernées n'a souhaité faire de commentaires.
Stripe est aujourd'hui l'une des entreprises les plus prisées de la Silicon Valley, avec une valorisation estimée récemment à 159 milliards de dollars.
Pour beaucoup d'analyses, le mariage faisait sens : PayPal sort de plusieurs années de faible croissance. Le groupe peine de plus en plus à tenir la distance face aux services de paiement en ligne de plusieurs de ses concurrents, notamment Google et Apple, et l'émergence de nouveaux concurrents. A l'image de Stripe, précisément, née en 2010.
Enrique Lopes, qui a succédé en mai dernier à Alex Chriss (après un long passage chez HP) a rapidement réaffirme la volonté du groupe de miser, clairement, sur l'intelligence artificielle. Il a en parallèle réorganisé le groupe en trois pôles : les solutions de paiement classique autour de la marque PayPal, les services de paiement liés aux cryptomonnaies, et les services financiers grand public.
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