Bilan hebdo : le CAC40 rechute, le pétrole grimpe
Le brent remonte au-dessus des 100$
Le CAC40 a reperdu 3% cette semaine de retour à 8.158 pts, dans une actualité toujours dominée par le conflit au Moyen-Orient après l'annonce d'une prolongation du cessez-le-feu de quelques jours entre les Etats-Unis et l'Iran. Le baril de Brent est repassé au-dessus de la barre des 100 dollars à 105$, les pourparlers de paix tardant à reprendre au Pakistan... En attendant, le bras de fer continue pour le contrôle du détroit d'Ormuz, alimentant les craintes de pénurie de carburant dans certains secteurs, à commencer par le transport aérien en vue de la saison estivale...
Sur le front économique, Kevin Warsh, le successeur futur de Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale, a déclaré cette semaine aux parlementaires que l'inflation devait être analysée différemment et que l'analyse des variations de prix effectuée par la Fed elle-même devait être réformée. Warsh privilégie l'utilisation de 'moyennes tronquées' de l'inflation, a-t-il indiqué lors de son audition de confirmation. La moyenne et la médiane tronquées permettent d'éliminer les valeurs aberrantes. Les bureaux de la Fed de Dallas et de Cleveland publient tous deux un indicateur d'inflation moyen tronqué qui exclut les données aberrantes afin de fournir une image plus claire des prix. M. Warsh a déclaré que la tendance sous-jacente actuelle de l'inflation s'améliorait légèrement et apparaissait plutôt favorable lorsqu'on examine les mesures tronquées de l'inflation.
Les publications trimestrielles se sont multipliées cette semaine avec du bon comme STM, L'Oreal ou Edenred, mais aussi du plus mauvais du côté de BioMerieux ou Sartorius Stedim... Sur le marché des devises, l'euro évolue de retour sur les 1,17 dollar. L'or revient à 4.730 dollars l'once. De son côté, le bitcoin est remonté sur les 78.000 dollars.
LES VALEURS
Guerbet grimpe de 16%. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 177,4 millions d'euros au premier trimestre 2026, en léger repli de 1,5% par rapport à la même période en 2025 et en progression de 2,6% à taux de change constant et périmètre comparable. Le spécialiste des produits de contraste et solutions pour l'imagerie médicale signale que le deuxième trimestre 2026 se comparera à un effet de base exigeant, le deuxième trimestre 2025 ayant enregistré un des niveaux d'activité les plus élevés de l'histoire du Groupe. Sur le site américain de Raleigh, le plan de remise en conformité engagé au quatrième trimestre 2025, afin de répondre dans les meilleurs délais aux demandes de la FDA (Food and Drug Administration), se poursuit conformément aux anticipations du Groupe. La normalisation complète du taux de libération des lots produits est attendue d'ici la fin de l'exercice. Au plan opérationnel, Guerbet continue de déployer son plan de transformation engagé en 2025, visant à renforcer la dynamique commerciale et à restaurer durablement la rentabilité, avec un plein effet attendu sur l'exercice 2027. Guerbet a notamment initié fin mars en France une procédure d'information-consultation du Comité Social et Economique, portant sur un projet de Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) dont les modalités sont en cours de discussion. Guerbet poursuit en parallèle les discussions avec ses prêteurs et étudie l'ensemble des options de financement possibles. Guerbet rappelle qu'il communiquera ses objectifs financiers 2026 au plus tard lors de la publication de son chiffre d'affaires du premier semestre, le 23 juillet prochain.
STM remonte de 15% avec le secteur des puces qui se redresse et les comptes du groupe. X-Fab prend 11% et SoiTec encore 9%
Tout le secteur pétrolier remonte emmené par Viridien (+25%) avec Vallourec (+8%) et TotalEnergies (+5%)
Edenred : +6%, après l'annonce d'une hausse de 3,1% en organique de son chiffre d'affaires opérationnel au premier trimestre, sous les attentes des analystes en raison des changements réglementaires au Brésil et en Italie sur les titres-restaurants. Les revenus du groupe sont ressortis à 673 millions d'euros sur la période écoulée. Hors impact des changements réglementaires en Italie et au Brésil, le chiffre d'affaires opérationnel a progressé de 8,2% en données comparables, "soit un niveau en ligne avec la croissance intrinsèque de +8,3% enregistrée sur la totalité de l'exercice 2025", souligne la direction d'Edenred. "Edenred a entamé l'année 2026 dans la continuité de 2025, démontrant sa capacité à atténuer l'impact du nouvel environnement réglementaire pour l'activité Repas et alimentation", a commenté le président-directeur général Bertrand Dumazy dans un communiqué, soulignant avoir compensé l'impact en délivrant "une performance soutenue dans l'ensemble de nos lignes de métier et dans toutes nos zones géographiques". Le spécialiste des titres restaurants confirme ses objectifs 2026 et à moyen terme, dont une baisse de l'Ebitda comprise entre 8% et 12% en données comparables cette année... Selon Barclays, le Chiffre d'affaires du T1 est ressorti supérieur aux attentes, tandis que les prévisions pour l'exercice sont confirmées, "mais on s'attend à une légère hausse du consensus pour l'exercice" commente l'analyste qui poursuit : "Le T1 a subi un impact de change de -1,7% et un impact des acquisitions de -0,5% sur le chiffre d'affaires opérationnel. Le groupe confirme ses prévisions de baisse de l'EBITDA à périmètre comparable de 8% à 12% pour l'exercice 2026, correspondant à une croissance intrinsèque de l'EBITDA de +8% et +12% hors impacts réglementaires. Le consensus actuel de l'entreprise pour 2026 est de -0,8% d'EBITDA à périmètre comparable et de 1.217 millions d'euros (baisse d'environ 10% à périmètre comparable), un chiffre que nous estimons légèrement revu à la hausse compte tenu des résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre" conclut l'analyste qui reste 'neutre' sur le dossier en visant un cours de 21 euros. Parmi les autres avis de brokers, Citi reste neutre mais réhausse sa cible de 19 à 22 euros sur le dossier.
L'Oréal : +5%. Le titre grimpe, alors que le groupe a présenté une croissance à données comparables ajustée de 6,7% de ses ventes au premier trimestre, la forte demande pour les produits capillaires haut de gamme et les parfums, en particulier en Amérique du Nord et sur les marchés émergents, ayant plus que compensé les événements du Moyen-Orient... Le groupe de cosmétiques a ainsi enregistré un chiffre d'affaires de 12,2 milliards d'euros sur le trimestre clos fin mars, contre 11,7 milliards un an plus tôt. Cette progression inclut également un effet positif de 3,4% lié au phasage en amont de la transformation du système informatique. Parmi les derniers avis de brokers, Morgan Stanley est à "pondération de marché" sur le groupe avec un objectif ajusté de 370 à 375 euros.
Verallia remonte de 4% avec IPSOS et OVH
A la baisse, BioMerieux chute de 21% dans la foulée de la publication de son chiffre d'affaires du 1er trimestre, tandis que le groupe a ajusté ses perspectives pour l'exercice. Au 1er trimestre, le chiffre d'affaires a reculé de -10,4%, et de 3,9% en données organiques, revenant à 984 millions d'euros. Les trois premiers mois de l'année ont été marqués par "une épidémiologie respiratoire relativement faible, et par le contexte géopolitique et macroéconomique incertain qui pèse sur les décisions d'investissement des clients", explique le groupe. Pour 2026, bioMérieux vise maintenant une croissance organique des ventes de 3% à 5% et une progression de son résultat opérationnel courant contributif entre 0% et 10%, "en excluant un impact prolongé des évènements au Moyen-Orient". En février dernier, le groupe anticipant une croissance de son chiffre d'affaires entre 5 et 7% en 2026 et un résultat opérationnel courant contributif en progression "d'au moins 10%".
Innate perd 18% avec Sartorius Stedim après ses comptes
Safran : -14% suivi d'Essilor et Bureau Veritas (-11%)
Thales retombe de 11% suivi de Sopra, Capgemini, Eurofins, Atos
Rexel : -9% avec Dassault Aviation, Wavestone
FDJ United : -7% après avoir fait part d'un recul de 3,2% de son chiffre d'affaires au T1 dans un contexte "toujours marqué par l'impact des hausses de fiscalité et par le durcissement de certaines régulations des jeux d'argent et de hasard", remonte de 1,2% à 24,70 euros ce vendredi. Le chiffre d'affaires trimestriel est ressorti à 895 millions d'euros, contre 925 ME un an plus tôt, avec un impact de 24 ME lié à la fiscalité sur les jeux. Le consensus 'Bloomberg' était logé à 930 ME. Le groupe a par ailleurs revu en légère baisse sa guidance de marge d'Ebitda courant 2026, désormais attendue entre 23% et 24%, contre un précédent objectif de 24,5% annoncé en février. Le chiffre d'affaires devrait de son côté désormais diminuer légèrement contre une légère hausse espérée jusqu'ici...
Accor : -6% suivi de Lagardère, TF1
Séché : -5% avec Bastide et Teleperformance
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