Wall Street suspendu aux annonces de la Fed et des 'Mag 7'
Une soirée particulièrement animée
La place américaine s'affiche toujours incertaine ce mercredi, au lendemain d'une séance de correction des valeurs technologiques. Le Dow Jones perd 0,49% à 48.900 pts, tandis que le S&P 500 grappille 0,01% à 7.140 pts. Le Nasdaq remonte de 0,11% à 24.691 pts. L'enlisement de la situation en Iran se confirme, alors que les opérateurs attendent par ailleurs prudemment les annonces de la Fed ainsi que les publications de cinq des 'Magnificent Seven'.
Notons qu'il s'agit de la dernière réunion monétaire pour Jerome Powell en tant que président de l'institution monétaire, puisque son mandat se conclut le 15 mai. Il pourrait éventuellement poursuivre en tant que gouverneur jusqu'en 2028, mais ses relations tendues avec Donald Trump ne plaident pas pour cette hypothèse.
OpenAI a semé le doute hier dans le secteur de l'IA, le Wall Street Journal affirmant que le groupe de Sam Altman n'aurait pas atteint certains de ses objectifs. Le créateur de ChatGPT a démenti, affirmant que son activité était "à plein régime", mais les investisseurs ont quelques doutes sur sa capacité à assurer ses plans d'investissement se chiffrant en centaines de milliards de dollars.
Wall Street avait terminé vendredi sur les chapeaux de roues, dopé en particulier par le compartiment des semi-conducteurs. La situation n'a cependant pas vraiment évolué concernant l'Iran et le détroit d'Ormuz demeure bloqué. Trump a demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus naval américain prolongé du détroit d'Ormuz, rapporte le Wall Street Journal. Les États-Unis cherchent ainsi selon Bloomberg à intensifier la pression économique sur l'Iran, alors que le conflit entre dans son troisième mois.
Le président américain, lors de réunions avec ses principaux conseillers, aurait décidé de maintenir la pression sur la capacité de l'Iran à exporter du pétrole en bloquant tout navire à destination ou en provenance des ports de la République islamique, a indiqué le WSJ hier soir. Trump a estimé que cette option était moins risquée que de reprendre les bombardements ou de retirer complètement les États-Unis du conflit, précise le journal. Cette décision laisse présager d'après Bloomberg "une longue période de cessez-le-feu, sans solution durable au conflit, et avec l'incertitude persistante quant à la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz".
Les États-Unis bloquent les navires à destination et en provenance des ports iraniens afin de priver le pays de revenus pétroliers, tandis que l'Iran maintient le détroit fermé à la quasi-totalité du trafic. Hier, Trump a déclaré que l'Iran avait demandé aux États-Unis de lever le blocus naval du détroit pendant que les deux parties négocient la fin de la guerre. Téhéran souhaiterait la réouverture du détroit "dès que possible, le temps que le pays tente de clarifier sa situation politique", a déclaré Trump sur Truth Social hier, ajoutant que l'Iran se dit en "état d'effondrement".
Trump conserve aujourd'hui son ton menaçant. "L'Iran est incapable de se ressaisir. Ils ne savent pas comment signer un accord non nucléaire. Ils feraient mieux de devenir intelligents rapidement !", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Un message accompagné d'une image générée par intelligence artificielle, le représentant armé, avec des explosions au second plan, et la mention "FINI D'ÊTRE GENTIL !".
L'Iran a laissé entendre qu'il pourrait accepter un accord intérimaire pour la réouverture du détroit en échange de la levée du blocus des ports iraniens par Washington et du report de négociations sur son programme nucléaire. Le pays insiste cependant pour conserver un certain contrôle sur le trafic maritime dans le détroit. Selon le Wall Street Journal, Trump a rejeté cette offre. Les médiateurs pakistanais s'attendent à ce que l'Iran soumette une proposition révisée, a rapporté CNN hier, citant des sources proches du processus de médiation.
Les cours du brut repartent à la hausse, le baril de brut WTI s'accordant 5,3% à 105,2$ ce jour et le Brent de la mer du Nord 5% à 109,6$. Les Émirats arabes unis ont annoncé hier leur retrait de l'OPEP et de l'OPEP+, un coup dur pour ces deux groupes de pays exportateurs de pétrole et pour l'Arabie saoudite, leur chef de file, à un moment où la guerre en Iran a provoqué un choc énergétique historique et déstabilise l'économie mondiale...
Notons aussi que le rapport du Département US à l'Energie sur les stocks pétroliers domestiques américains pour la semaine close le 24 avril a fait ressortir une forte baisse de 6,2 millions de barils des stocks de brut par rapport à la semaine antérieure, un déclin de 6,1 millions de barils des stocks d'essence et un recul de 4,5 millions de barils des stocks de produits distillés.
Sur le front économique ce jour, les commandes de biens durables aux États-Unis pour le mois de mars 2026 se sont établies en hausse de 0,8% par rapport au mois antérieur selon le rapport du jour, soit une augmentation deux fois plus élevée que le consensus FactSet, après un recul de 1,2% en données révisées pour le mois de février. Hors transport, les commandes de biens durables ont augmenté de 0,9%, contre +0,5% de consensus et +1,2% un mois avant.
Les mises en chantier de logements de mars 2026, qui viennent également d'être publiées, se sont affichées sur un rythme de 1,502 million, contre 1,41 million de consensus et 1,36 million environ un mois avant. Les permis de construire s'établissent sur un rythme de 1,372 million, contre 1,4 million de consensus et 1,54 million en février.
Enfin, la balance du commerce international de biens pour le mois de mars 2026 s'est affichée déficitaire de 87,9 milliards de dollars, assez proche du consensus.
Demain, les marchés suivront les chiffres du PIB du premier trimestre, les inscriptions hebdomadaires au chômage, les revenus et dépenses des ménages, l'indice du coût de l'emploi, l'indice PMI de Chicago et l'indice des indicateurs avancés du Conference Board. Enfin, vendredi, l'indice PMI manufacturier final et l'ISM manufacturier seront connus.
La Fed rend donc son verdict ce soir à 20 heures sur les taux et Jerome Powell tiendra sa dernière conférence de presse en tant que patron de la banque centrale américaine à 20h30. Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité d'un statu quo laissant les taux inchangés entre 3,50 et 3,75% est de pratiquement 100%. Le même outil montre une forte probabilité (plus de 85%) de statu quo jusqu'à la fin de l'année, alors que l'hypothèse d'un assouplissement d'un quart de point affiche une 'proba' de 12,2%.
Pendant ce temps, le sénateur Thom Tillis a annoncé qu'il levait son blocage de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, estimant que la décision du ministère de la Justice de clore l'enquête pénale visant le président de la Fed, Jerome Powell, levait une menace pour l'indépendance de la banque centrale. Warsh devrait franchir une étape procédurale cruciale ce jour. La commission bancaire du Sénat doit voter afin de soumettre sa nomination au Sénat, à majorité républicaine. Les 13 sénateurs républicains membres de la commission devraient voter en faveur de Warsh, tandis que les 11 sénateurs démocrates membres de la commission devraient voter contre. Warsh pourrait prêter serment d'ici le 15 mai, date à laquelle le mandat de Powell prendra fin.
Par ailleurs, la saison des publications financières trimestrielles bat son plein outre-Atlantique. Visa, T-Mobile US, Welltower, Booking Holdings, Seagate Technology, Starbucks, Waste Management, Robinhood, Mondelez, Teradyne et NXP Semiconductors, publiaient hier soir.
Quatre des 'Magnificent Seven' dévoilent leurs comptes ce soir. Alphabet, Microsoft, Amazon et Meta retiendront ainsi toute l'attention des marchés. AbbVie, KLA, Qualcomm, Amphenol, Equinix, Carvana, General Dynamics, Regeneron, ADP, Ford, Garmin, Allstate, eBay, GE HealthCare, Teva, Biogen, Cognizant, Chipotle Mexican Grill ou Yum! Brands, publient également ce mercredi.
Apple sera en vedette demain soir. Eli Lilly, Mastercard, Caterpillar, Merck, Amgen, ConocoPhillips, Sandisk, Western Digital, Stryker, Parker-Hannifin, Bristol-Myers Squibb, Altria, Illinois Tool Works, Intercontinental Exchange, Southern Company, Cigna, Valero, Royal Caribbean, Air Products & Chemicals, Roblox, The Hershey Company et Cardinal Health, seront aussi de la partie jeudi.
ExxonMobil, Chevron, Colgate-Palmolive, Moderna ou Estée Lauder, annonceront enfin vendredi.
Les valeurs
Visa (+9,3%), leader des paiements numériques, grimpe à Wall Street, alors que le groupe a dépassé les attentes de marché au deuxième trimestre fiscal. Il a affiché sur la période des revenus de 11,23 milliards de dollars en croissance de 17% en glissement annuel, pour un bénéfice ajusté par action de 3,31$. Le consensus était d'environ 10,7 milliards de revenus pour 3,1$ de bpa ajusté. Le volume de paiements sur la période a progressé de 9% à 3.700 milliards environ.
T-Mobile US (+5,7%), l'opérateur télécom américain, a dépassé les attentes au premier trimestre, affichant sur la période un bénéfice ajusté par action de 2,7$ contre 2,58$ un an plus tôt. Les revenus ont totalisé quant à eux 23,1 milliards de dollars, contre 20,9 milliards sur la période correspondante, l'an dernier. L'Ebitda ajusté a augmenté de 12% à 9,2 milliards. Le groupe a relevé ses prévisions 2026 sur plusieurs indicateurs. T-Mobile anticipe désormais entre 950.000 et 1,05 million de nouveaux abonnés postpayés, contre une fourchette précédente de 900.000 à 1 million. L'Ebitda ajusté est attendu entre 37,1 et 37,5 milliards de dollars.
Welltower (-0,4%), le groupe américain de placement immobilier qui investit dans les infrastructures de soins de santé et logements pour personnes âgées, a annoncé pour son 1er trimestre un niveau de FFO (fonds provenant des opérations) de 1,47$ par action, supérieur aux attentes, contre 1,2$ un an avant. Les revenus ont totalisé 3,35 milliards de dollars sur la période, également meilleurs que prévu, à comparer aux 2,42 milliards de l'an dernier. Les prévisions concernant le bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires ont été révisées en hausse et se situent désormais entre 3,24 et 3,38$ par action.
Booking Holdings (+0,5%) a publié des revenus en croissance de 16% à 5,53 milliards de dollars, légèrement au-dessus du consensus, pour un bénéfice ajusté par action de 1,14$ également meilleur qu'attendu. Glenn Fogel, CEO, se réjouit de ces résultats dans un contexte difficile marqué par le conflit au Moyen-Orient. L'Ebitda ajusté a augmenté de 19% et les réservations brutes ont progressé de 15%. Le groupe prévoit une croissance du nombre de nuitées de 2 à 4% et une croissance du chiffre d'affaires de 4 à 6% pour le deuxième trimestre 2026.
Seagate (+14,2%), le géant californien des disques durs, flambe à Wall Street, sur un nouveau sommet historique, alors que le titre avait déjà doublé cette année et qu'il avait même été multiplié par sept en un an ! Pour son 3e trimestre fiscal 2026 juste clos, le groupe a réalisé des revenus de 3,11 milliards de dollars, contre 2,16 milliards un an avant. Le bénéfice net consolidé a plus que doublé à 748 millions de dollars. Sur une base ajustée, la marge opérationnelle a grimpé à 37,5% contre 23,5% un an plus tôt. Le bénéfice net ajusté a représenté 934 millions de dollars soit 4,10$ par titre, plus du double de l'an dernier. Pour son 4e trimestre fiscal, le groupe envisage des revenus de 3,45 milliards, plus ou moins 100 millions de dollars, pour un bpa ajusté de 5$, plus ou moins 20 cents.
Starbucks (+7,7%), la chaîne américaine de cafés, a publié hier soir des résultats supérieurs aux attentes et relevé ses prévisions, alors que ses efforts de redressement commencent à payer. Pour son 2e trimestre fiscal, le groupe a affiché un bénéfice ajusté par action de 50 cents, contre 41 cents un an avant. Les revenus ont totalisé 9,53 milliards (+9%) contre 8,76 milliards un an auparavant, avec une croissance à comparable de 6,2%. Sur l'exercice, le groupe vise désormais une croissance à comparable de 5% ou plus, dans le monde et sur le marché domestique, pour un bénéfice ajusté par action allant de 2,25 à 2,45$.
Waste Management (-0,5%), le géant américain de la gestion des déchets, a annoncé hier soir pour son 1er trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 1,81$, au-dessus des attentes, contre 1,67$ un an plus tôt. Les revenus ont été de 6,23 milliards de dollars, quant à eux légèrement inférieurs aux attentes, alors qu'ils se situaient à 6,02 milliards sur la période correspondante de l'an dernier. Sur une base ajustée, l'Ebitda opérationnel a augmenté à 1,85 milliard contre 1,75 milliard un an plus tôt.
Robinhood, la plateforme de trading proposant actions, ETF, options ou cryptomonnaies, décroche de 14% à Wall Street. Le groupe a publié pour son premier trimestre des revenus de 1,07 milliard de dollars en augmentation de 15% en glissement annuel, mais inférieurs au consensus, pour un bénéfice ajusté par action sans grande évolution à 38 cents. Le bénéfice rate également le consensus. Les revenus de transactions 'cryptos' ont chuté de 47% à 134 millions de dollars. Le bénéfice net a augmenté très légèrement à 346 millions.
Mondelez (+4,9%), le groupe alimentaire américain aux marques Oreo, Trident ou Cadbury, a annoncé pour son premier trimestre fiscal une croissance de 8% des revenus à 10,1 milliards de dollars, au-dessus des attentes, pour un bpa ajusté de 67 cents également meilleur que prévu, à comparer aux 74 cents de l'an dernier. La croissance organique a été de 3%. Le free cash flow a représenté 0,2 milliard et le cash flow des activités opérationnelles 0,5 milliard.
AbbVie (+0,7%), le laboratoire américain, a battu le consensus de profits sur le trimestre clos et relevé sa guidance. Au premier trimestre, le bpa dilué s'établit à 0,39$ selon les normes GAAP, soit une baisse de 45,8%. Le bpa dilué ajusté atteint 2,65$, en hausse de 7,7%. Ces résultats intègrent un impact négatif de 0,41$ par action lié aux dépenses liées à la propriété intellectuelle acquise et aux étapes clés. Le chiffre d'affaires net du premier trimestre s'élève à 15 milliards de dollars, soit une progression de 12,4% en données publiées et de 10,3 % en données opérationnelles. Le bpa ajusté de l'exercice est attendu entre 14,08 et 14,28$.
Amphenol (+6,5%), le fournisseur américain de connecteurs, câbles, solutions d'interconnexion, capteurs et antennes de haute technologie, affiche de solides prévisions avec la demande des centres de données d'IA. sur le T1, les revenus ont atteint 7,62 milliards, en vive croissance de 58%, pour un Ebitda ajusté de 2,35 milliards et un bpa ajusté de 1,06$, également meilleur que prévu. Les revenus sont attendus entre 8,1 et 8,2 milliards de dollars sur le trimestre de juin.
Regeneron (-5,9%), le laboratoire américain, a dépassé les attentes au premier trimestre, affichant un bpa ajusté de 9,47$ et des revenus en croissance de 19% à 3,6 milliards de dollars. Les ventes nettes mondiales de Dupixent, enregistrées par Sanofi, ont bondi de 33% pour atteindre 4,9 milliards de dollars, contribuant à une hausse de 36% des revenus de collaboration de Sanofi, qui s'élèvent à 1,6 milliard de dollars. Cependant, les ventes nettes combinées d'Eylea HD et d'Eylea aux États-Unis ont diminué de 10% à 941 millions de dollars.
Humana (-1%), l'assureur-santé américain, a publié pour son premier trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes, mais le titre est attendu en baisse prononcée à Wall Street. Le groupe a publié un bpa ajusté de 10,31$ sur la période close, dans le haut de la fourchette des prévisions de la société. Les revenus ont totalisé 39,6 milliards de dollars, en croissance de 23%. Le groupe maintient sa prévision de bpa ajusté 2026 d'au moins 9$.
ADP (+5,5%), ou Automatic Data Processing, groupe de services informatiques actif dans le développement de solutions de gestion de l'emploi et de solutions de gestion des ressources humaines, a publié pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 3,37$ (+10%) et des revenus de 5,94 milliards de dollars (+7%). Le consensus était de 3,3$ de bénéfice ajusté par action pour 5,85 milliards de dollars de revenus. Le groupe anticipe désormais sur l'exercice 2026 un bpa ajusté en croissance de 10-11%, contre une fourchette antérieure de 9-10%.
General Dynamics (+11,1%), le contractant américain de défense, a publié des comptes en progression à deux chiffres. Les revenus du premier trimestre ont atteint 13,5 milliards de dollars, en hausse de 10,3%, avec des progressions des quatre segments. Le bénéfice dilué par action a augmenté de 12% à 4,10$. Le cash flow des activités opérationnelles a atteint 2,2 milliards de dollars. Le bénéfice opérationnel a été de 1,4 milliard de dollars. La marge opérationnelle a représenté 10,5%.
Teva (+9,8%). Le concepteur israélien de traitements génériques a réalisé au premier trimestre 2026 des revenus d'environ 4 milliards de dollars, en croissance de 2% en dollars américains mais en repli de 3% en devises locales. Les revenus des génériques ont décliné de 16% en devises locales. Le bénéfice ajusté par action a été de 53 cents. Le groupe a affiché un free cash flow trimestriel de 188 millions.
Teva va par ailleurs acquérir Emalex Biosciences, ajoutant ainsi à son portefeuille de produits en neurosciences une thérapie innovante, prête pour l'autorisation de mise sur le marché, et accélérant sa stratégie de croissance. À la clôture de l'opération, les actionnaires d'Emalex recevront 700 millions de dollars en numéraire, auxquels s'ajouteront potentiellement jusqu'à 200 millions de dollars de paiements d'étape liés à la commercialisation, ainsi que des redevances sur les ventes nettes, sous réserve de l'approbation des autorités réglementaires.
Biogen (+3,4%), le groupe américain de biotechnologies, a publié pour son premier trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes, affichant un bénéfice ajusté par action de 3,57$ et des revenus de 2,48 milliards (+2%). Le groupe ajuste cependant ses prévisions financières annuelles, du fait de charges de développement de l'activité. Sur l'exercice, le bénéfice ajusté par action est attendu entre 14,25 et 15,25$, contre 15,5$ de consensus.
Yum! Brands (+2,5%), le groupe américain de restauration rapide, a battu le consensus de Wall Street au premier trimestre. Le bénéfice ajusté par action a augmenté de 15% à 1,50$. Les ventes mondiales 'du système' ont progressé de 6% hors effets de change. Taco Bell a affiché une croissance de 8% à comparable. KFC a réalisé une croissance unitaire de 7% du nombre de restaurants à plus de 34.300 désormais, avec une anticipation à 75.000 à un horizon plus lointain.
GE HealthCare décroche de 13,5% à Wall Street. Les revenus trimestriels ont tout de même augmenté de 7,4% avec une croissance organique de 2,9%. Les commandes totales ont ralenti à +1,1% en organique contre +10,3% un an avant. Le backlog atteint 21,8 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action a représenté 99 cents. Le free cash flow est ressorti à 112 millions. Pour l'exercice, le groupe maintient ses prévisions de croissance de l'activité, mais ajuste en baisse ses estimations de profits et de cash flow libre. En tenant compte de l'inflation, le groupe s'attend à une croissance du bpa ajusté à un chiffre moyen à élevé.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote