Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
8 101.28 PTS
+0.36 %
8 043.0
+0.49 %
SBF 120 PTS
6 148.36
+0.49 %
DAX PTS
24 231.17
+1.15 %
Dow Jones PTS
49 399.65
+1.1 %
27 248.34
+0.23 %
1.173
+0.46 %

La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin

| AFP | 122 | 5 par 1 internautes
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, tient une conférence de presse sur la politique monétaire de la zone euro, au siège de la banque centrale à Francfort-sur-le-Main, dans l’ouest de l’Allemagne, le 30 avril 2026
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, tient une conférence de presse sur la politique monétaire de la zone euro, au siège de la banque centrale à Francfort-sur-le-Main, dans l’ouest de l’Allemagne, le 30 avril 2026 ( Kirill KUDRYAVTSEV / AFP )

La Banque centrale européenne (BCE) veut se donner "six semaines" supplémentaires avant de prendre les décisions qui s'imposent face à l'impact de la guerre contre l'Iran sur les prix et la croissance, suggérant jeudi qu'une hausse des taux devient plus probable en juin.

A l'issue de la réunion du conseil des gouverneurs de l'institution monétaire, le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2% jeudi, son niveau depuis juin 2025.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a parlé d'une "décision éclairée", même si "elle repose encore sur des informations insuffisantes".

Les vingt-six membres de l'instance de décision ont débattu de "différentes options", a-t-elle souligné, ajoutant que le statu quo avait été finalement adopté à l'unanimité.

Les gardiens de l'euro veulent pouvoir mieux jauger l'impact du conflit armé lancé fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Dans la zone euro, cette guerre a déjà amené l'inflation à 3% en avril, un niveau plus vu depuis septembre 2023, et donné un coup de frein à la croissance (+0,1%) au premier trimestre, selon Eurostat.

Ainsi, "six semaines seront le bon délai pour évaluer l'évolution de la situation, notamment pour mieux comprendre l'issue possible du conflit — ou, à défaut d'issue, tirer des enseignements", a expliqué Mme Lagarde.

L'incertitude demeure sur la reprise de négociations entre Iraniens et Américains pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le blocage du détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transitent en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, reste complet.

Cela a provoqué une hausse rapide et brutale des prix de l'énergie, sans toutefois atteindre les scénarios les plus pessimistes envisagés par la BCE.

Cependant, "je pense avoir une idée de la direction que nous prenons", a indiqué Mme Lagarde, sans pour autant déclarer pour acquise une hausse des taux en juin, qui était le scénario privilégié des marchés avant la réunion de jeudi.

"Les risques" d'une inflation en hausse et d'une croissance en baisse "se sont intensifiés", a prévenu la BCE.

Mais pour l'heure, il n'y a pas d'"effets de second tour", sorte d'effet domino, par exemple sur les niveaux des salaires et des prix des entreprises, a aussi déclaré Mme Lagarde.

Pas de stagflation

Le Conseil des gouverneurs de la BCE "surveillera de près la situation" dans les semaines qui viennent, à la manière d'autres grandes banques centrales occidentales qui ont aussi opté pour l'immobilisme.

Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a sans surprise maintenu mercredi ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50% à 3,75%, comme depuis décembre, attendant de voir comment la première économie mondiale encaisse la guerre au Moyen-Orient.

La Banque d'Angleterre (BoE) a laissé son principal taux directeur inchangé jeudi, à 3,75%, comme attendu.

En zone euro, les attentes d'inflation des ménages sur douze mois ont certes grimpé à 4% en mars, contre 2,5% en février, mais celles à cinq ans sont restées quasi inchangées, proches de 2%.

Un désencrage de ces anticipations sur la durée serait l'un des signaux d'alarme poussant la BCE à réagir, via des taux plus élevés.

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, lors d'une conférence de presse au siège de l'institution à Francfort, en Allemagne, le 30 avril 2026
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, lors d'une conférence de presse au siège de l'institution à Francfort, en Allemagne, le 30 avril 2026 ( Kirill KUDRYAVTSEV / AFP )

Une certitude selon Mme Lagarde: le spectre de la "stagflation" en zone euro, agité par des économistes, n'est pas d'actualité.

La stagflation, mélange de croissance économique ralentie et de hausse des prix, est associée "aux années 1970", qui étaient "une situation entièrement différente", a-t-elle insisté.

Selon elle, dans la zone euro, "nous maîtriserons l'inflation" et donc "nous ne nous retrouverons donc pas dans ce scénario".

Ainsi la BCE "reste en bonne position pour faire face à l'incertitude actuelle", indique l'institution dans un communiqué, notamment parce que les finances des ménages restent solides et que les entreprises investissent, le tout offrant un "amortisseur face aux retombées de la guerre" au Moyen-Orient.

Au final, une hausse des taux lors de la réunion de juin de la BCE, "qu'elle soit symbolique ou même une erreur de politique monétaire" en risquant de casser une fragile croissance, "est clairement devenue plus probable aujourd'hui", a commenté Carsten Brzeski, analyste chez ING.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du jeudi 23 avril 2026 au mercredi 29 avril 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 30/04/2026

Le groupe bancaire BPCE a bouclé l'acquisition de la banque novobanco, faisant du Portugal son deuxième marché pour les activités de banque de détail ( Bertrand GUAY / AFP/Archives )Le groupe…

Publié le 30/04/2026

Un train roule près du siège de la Banque centrale européenne (droite) et d'autres immeubles, le 29 avril 2026 à Francfort en Allemagne ( Kirill KUDRYAVTSEV / AFP )La Banque centrale…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 30/04/2026

La Bourse de Paris a enchaîné une quatrième séance consécutive de baisse, les investisseurs préférant rester prudents à l’approche de la décision de la Réserve fédérale et des…

Publié le 30/04/2026

(Zonebourse.com) - Morgan Stanley a déclaré à l'AMF avoir franchi en baisse, le 23 avril, indirectement par l'intermédiaire de ses filiales, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de…

Publié le 30/04/2026

(Zonebourse.com) - Parmi les poids lourds de la tech américaine qui ont dévoilé leurs comptes trimestriels mercredi soir, Alphabet se distingue positivement avec un gain de 5,5% de son titre en…

Publié le 30/04/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

WEBINAIRE

Réduire ses impôts :
comment faire concrètement ?

Découvrez les différents leviers fiscaux que vous pouvez activer