Wall Street sous pression, après la nomination de Warsh à la tête de la Fed
Apple dans le rouge, malgré son retour à une forte croissance
Wall Street pointe dans le rouge ce vendredi, alors que les investisseurs ne semblent pas convaincus par le choix de Trump, qui a officialisé la nomination de l'ancien gouverneur de la banque centrale, Kevin Warsh, à la tête de la Fed. Ce dernier prendra ses fonctions à l'expiration du mandat de Jerome Powell... Les opérateurs restent également dubitatifs face à des résultats pourtant nettement supérieurs aux attentes d'Apple. Enfin, l'indice des prix à la production montre quelques signes inquiétants. Le Dow Jones est orienté en repli de 0,47% à 48.839 pts. Le S&P 500 perd 0,34% à 6.945 pts. Le Nasdaq rend 0,42% à 23.585 pts... Sur le Nymex, le baril de brut WTI se stabilise à 65,5$. L'once d'or fin rechute encore de près de 6%, de retour vers les 5.000$. L'indice dollar gagne 0,5% face à un panier de devises.
Le président américain Donald Trump a confirmé la rumeur, officialisant ce vendredi la nomination de Kevin Warsh, qui deviendra donc le nouveau patron de la banque centrale américaine en juin prochain, à l'issue du mandat de Jerome Powell. "Je connais Kevin depuis longtemps et je suis convaincu qu'il restera dans les annales comme l'un des plus grands présidents de la Fed, peut-être même le meilleur. Par-dessus tout, il a toutes les qualités requises et il ne vous décevra jamais", a lancé Trump sur son réseau Truth Social. Warsh, en tant qu'ancien gouverneur, maîtrise les rouages de la Fed. Il avait été nommé gouverneur de la banque centrale par George W. Bush et avait exercé ses fonctions de 2006 à 2011. Durant la crise financière de 2008, il était l'interlocuteur privilégié de Ben Bernanke, alors patron de la Fed, auprès de Wall Street. Avant de rejoindre la Fed, Warsh était conseiller spécial de Bush pour la politique économique et secrétaire exécutif au Conseil économique national. Il a également travaillé dans le domaine des fusions-acquisitions chez Morgan Stanley. Warsh est titulaire d'une licence en politiques publiques, avec une spécialisation en économie et statistiques, de l'université de Stanford, ainsi que d'un diplôme de droit à Harvard.
Warsh avait déjà rencontré Trump pour le poste de président de la Fed il y a huit ans, mais l'actuel locataire de la Maison Blanche avait finalement opté pour Jerome Powell - choix qu'il semble avoir depuis regretté si l'on considère les attaques récurrentes visant "Too Late" Powell et sa politique monétaire jugée trop dure et inadaptée.
Sur la liste des quatre candidats qui avaient été présélectionnés cette fois, il est probable que le gouverneur Christopher Waller, le responsable des investissements fixed income de BlackRock, Rick Rieder, ou bien encore le directeur du Conseil économique national Kevin Hassett, auraient proposé des politiques monétaires plus... généreuses. Le choix très conventionnel de Trump surprend donc quelque peu ce jour, alors qu'il n'a pas caché sa volonté de voir les taux baisser très significativement.
Kevin Warsh s'est montré critique l'an dernier vis-à-vis de la Fed et de ses craintes de stagflation, jugeant que la banque centrale sous-estimait le rôle de l'intelligence artificielle dans la stimulation de la productivité et la réduction de l'inflation. Ainsi, le futur nouveau patron de la banque centrale entend bien baisser les taux d'intérêt comme attendu, mais peut-être pas autant que les marchés ou Trump ne l'espèrent. De plus, il a prôné par le passé une certaine rigueur concernant la gestion du bilan de la Fed, ce qui ne milite pas pour des mesures monétaires "de style QE" (assouplissements monétaires quantitatifs). Warsh avait aussi directement critiqué Powell pour ses choix malavisés et notamment son incapacité à anticiper la persistance de l'inflation post-pandémique - la fameuse "inflation transitoire".
Warsh réfute néanmoins l'idée que l'inflation soit causée par une croissance économique trop rapide et des salaires trop élevés. Il soutient plutôt qu'elle découle de dépenses publiques excessives et d'une création monétaire trop importante. Le futur dirigeant de la Fed apparaît donc mesuré dans ses positions, et rien n'indique qu'il pourrait plaider pour une baisse agressive des taux comme Trump le juge nécessaire.
Warsh a également déclaré que la Fed devrait considérer les droits de douane comme des variations de prix ponctuelles, un avis partagé par l'administration Trump et certains membres de la Fed. Il juge que la politique de la Fed pourrait freiner l'économie et qu'une récession immobilière est actuellement en cours. Il considère que les taux d'intérêt devraient être plus bas, mais aussi que le bilan de la Fed devrait être réduit.
Notons que le gouverneur de la Fed, Christopher Waller, a déclaré aujourd'hui être en désaccord avec la décision prise cette semaine par ses responsables de maintenir les taux inchangés. "La politique monétaire continue de freiner l'activité économique, et les données économiques montrent clairement qu'un assouplissement supplémentaire est indispensable", a déclaré Waller, l'un des deux dissidents de la dernière réunion FOMC.
Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité d'un nouveau statu quo monétaire le 18 mars à l'issue de la prochaine réunion FOMC de la Fed se situe à 86,7%. Le même outil montre toujours l'anticipation d'environ deux baisses de taux d'un quart de point cette année.
L'indice américain des prix à la production du mois de décembre 2025 s'est affiché en augmentation de 0,5% d'un mois sur l'autre et de 3% sur un an, tandis qu'il était attendu en progression de 0,2% par rapport à novembre et de 2,9% sur un an. Hors alimentation et énergie, le PPI a progressé de 0,7% par rapport au mois précédent et de 3,3% en glissement annuel, soit ici encore, une hausse plus importante que prévu.
L'indice manufacturier PMI de Chicago du mois de janvier 2026 s'est établi à 54, très nettement supérieur au consensus des économistes qui se situait à 44. Cela traduit également un fort rebond de l'indice, qui se situait à 42,7 en décembre en données révisées. L'indice repasse sur les 50, signalant une expansion de l'activité.
Sur le front commercial, alors que Royaume-Uni, Union européenne et Canada se rapprochent de la Chine, le ministre sud-coréen de l'Industrie a rencontré lui le secrétaire américain au Commerce à Washington selon Bloomberg, mais ces discussions n'ont pas permis pour l'heure d'apaiser les nouvelles tensions commerciales. Les deux parties ont convenu de reprendre les pourparlers ce vendredi, Séoul cherchant à contrer la récente menace du président Donald Trump d'augmenter les droits de douane. Le ministre de l'Industrie, Kim Jung-kwan, qui s'est entretenu jeudi avec le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a réaffirmé l'engagement de Séoul à respecter ses promesses d'investissement, notamment l'adoption de la législation nécessaire pour faciliter les investissements coréens aux États-Unis, selon des informations de l'agence de presse Yonhap reprises par Bloomberg.
La réunion fait suite à l'avertissement lancé en début de semaine par Trump, selon lequel il pourrait rétablir des droits de douane allant jusqu'à 25% sur les importations de produits coréens, notamment les automobiles, le bois et les produits pharmaceutiques, du fait des retards pris par Séoul dans la mise en oeuvre de ses engagements d'investissement liés à l'accord commercial de l'année dernière. Bloomberg note par ailleurs que ces tensions surviennent alors que la Corée du Sud mène une vaste enquête sur une fuite de données chez Coupang, société de commerce électronique d'origine sur-coréenne puis relocalisée à Seattle et désormais cotée à Wall Street. L'enquête a suscité des critiques de la part de certains actionnaires. Les autorités sud-coréennes ont cherché à minimiser les spéculations liant le différend tarifaire à l'enquête Coupang. Le ministre des Affaires étrangères, Cho Hyun, a déclaré hier selon Bloomberg que la question tarifaire n'avait aucun lien avec l'affaire Coupang.
Les valeurs
Apple (-1,1%), le géant californien de Cupertino, a dévoilé hier soir des comptes du 1er trimestre fiscal nettement supérieurs aux anticipations des analystes et en forte croissance, aidé toutefois par une base de comparaison favorable. Les revenus générés par l'iPhone ont atteint un record de 85,3 milliards de dollars au cours du trimestre, contre un consensus de 78,3 milliards et un niveau de 69,1 milliards un an avant. Le groupe à la pomme a annoncé un bénéfice par action de 2,84$ sur le trimestre (+19%) pour un chiffre d'affaires total de 143,8 milliards de dollars, en croissance de 16% - la plus forte expansion de l'activité depuis quatre ans. Ces deux mesures dépassent largement le consensus. Les services d'Apple ont généré 30 milliards de dollars, conformément aux attentes. Le chiffre d'affaires des Mac et des iPad s'est établi respectivement à 8,4 milliards et 8,6 milliards de dollars, tandis que celui des objets connectés a atteint 11,5 milliards de dollars. Les ventes en Chine ont progressé de près de 38% pour atteindre 25,5 milliards, en forte hausse après une période de déclin.
Le titre Apple reste toutefois dans le rouge malgré ces bonnes nouvelles. Il faut dire que le DG du groupe Tim Cook a déclaré durant la conférence de présentation des résultats que la pénurie mondiale de mémoires allait impacter les marges. Le groupe à la pomme prévoit des marges comprises entre 48 et 49% au deuxième trimestre. Le déploiement des centres de données dédiés à l'IA a exercé une pression considérable sur le marché des puces mémoire, ce qui pourrait donc impacter le prix des smartphones ou des ordinateurs portables, ou bien les marges des concepteurs d'appareils grand public.
"Aujourd'hui, Apple est fier de rapporter un trimestre remarquable et record, avec un chiffre d'affaires de 143,8 milliards de dollars, en hausse de 16% et bien au-dessus de nos attentes", a déclaré Tim Cook. "L'iPhone a connu son meilleur trimestre, toujours tiré par une demande sans précédent, avec des records de tous les temps sur tous les segments géographiques, et les Services ont également réalisé un record de revenus. Nous sommes également ravis d'annoncer que notre base installée dispose désormais de plus de 2,5 milliards d'appareils actifs, ce qui témoigne d'une incroyable satisfaction client pour les meilleurs produits et services au monde".
"Au cours du trimestre de décembre, notre performance commerciale record et nos fortes marges ont conduit à une croissance de 19% du bénéfice par action, établissant un nouveau record record", a ajouté Kevan Parekh, directeur financier d'Apple. "Ces résultats exceptionnellement solides ont généré près de 54 milliards de dollars de flux de trésorerie d'exploitation, ce qui nous permet de rendre près de 32 milliards de dollars aux actionnaires".
Visa (-1,8%) a dépassé les attentes de profits à Wall Street hier soir, mais le titre est attendu en retrait avant bourse ce vendredi. Pour son 1er trimestre fiscal 2026 clos fin décembre 2025, le groupe a pourtant réalisé un bénéfice net GAAP de 5,9 milliards de dollars et un bénéfice net ajusté de 6,1 milliards de dollars, 3,17$ par action. Les revenus se sont appréciés quant à eux de 15% en glissement annuel à 10,9 milliards de dollars. La croissance à dollar constant a été de 13%. Le groupe souligne la progression du volume de paiements.
KLA Corporation, qui compte parmi les leaders mondiaux de la conception, de la production et de la commercialisation de procédés de contrôle et d'amélioration des processus de fabrication des semi-conducteurs, dévisse de 11% à Wall Street. Le groupe a publié pour son 2e trimestre fiscal un bénéfice net de 1,15 milliard de dollars et un bénéfice ajusté par action de 8,85$, légèrement au-dessus des attentes de marché, pour des revenus de 3,3 milliards de dollars en ligne avec les anticipations. Un an avant, les revenus étaient de 3,08 milliards pour un bénéfice net de 825 millions de dollars. Sur le trimestre entamé, se terminant en mars, KLA prévoit un bpa ajusté allant de 8,30 à 9,86$, ainsi que des revenus allant de 3,2 à 3,5 milliards de dollars.
Stryker (+4,2%), fabricant de dispositifs et d'équipements médicaux de Kalamazoo, Michigan, a annoncé pour son 4e trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 4,47$, au-dessus des attentes, contre 4,01$ un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 7,17 milliards de dollars, également supérieurs au consensus, à comparer aux 6,44 milliards de l'an dernier. Ainsi, les revenus progressent de 11,4% en glissement annuel, la croissance organique atteignant 11%. La marge opérationnelle se situe à 25,2%, ou 30,2% sur une base ajustée (+100 points de base). Le bénéfice ajusté par action grimpe de 11,5%. Sur l'exercice, les revenus progressent de 11,2% à 25,1 milliards de dollars, pour un bpa ajusté en hausse de 11,8% à 13,63$.
Western Digital (-5,9%), le concepteur américain de disques durs, décroche à Wall Street, malgré une vive croissance de ses derniers résultats avec la demande liée à l'IA. Le titre a rappelons-le plus que quintuplé de valeur sur un an ! Pour son 2e trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice ajusté par action de 2,13$ et des revenus de plus de 3 milliards de dollars - deux mesures dépassant les attentes. Les revenus se sont ainsi appréciés de 25% en glissement annuel, pour une marge brute ajustée de 46,1%. Le cash flow des opérations a représenté 745 millions de dollars et le free cash flow 653 millions de dollars. Le groupe prévoit, pour le 3e trimestre fiscal 2026, une accélération de croissance avec des revenus en hausse de 40% en milieu de fourchette.
SanDisk (+14%), dont le cours de bourse a déjà... décuplé depuis l'été dernier à Wall Street, s'enflamme encore ! Le concepteur de disques durs, cartes mémoire et clés USB a publié hier soir, pour son 2e trimestre fiscal, un bénéfice ajusté par action de 6,20$ représentant... près du double du consensus. Les revenus ont également très largement dépassé les anticipations de marché, à plus de 3 milliards de dollars, contre environ 2,7 milliards de consensus. La demande pour les produits du groupe demeure dopée par l'intelligence artificielle, et les revenus des activités dédiées aux centres de données se sont envolés de 64% par rapport au trimestre antérieur, sous l'effet d'une forte adoption parmi les constructeurs d'infrastructures d'IA, les clients semi-personnalisés et les entreprises technologiques qui déploient l'IA à grande échelle.
ExxonMobil (-0,6%), le géant pétrolier texan, a publié pour son 4e trimestre un bénéfice de 6,5 milliards de dollars, soit 1,53$ par action. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice s'élève à 7,3 milliards de dollars, soit 1,71$ par action, très légèrement au-dessus du consensus. Les revenus ont totalisé 82,3 milliards. Les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles ont atteint 12,7 milliards de dollars et le flux de trésorerie disponible 5,6 milliards de dollars. Les distributions aux actionnaires se sont élevées à 9,5 milliards de dollars, dont 4,4 milliards de dollars de dividendes et 5,1 milliards de dollars de rachats d'actions. Pour l'exercice 2025, la société a réalisé un bénéfice de 28,8 milliards de dollars et a distribué 37,2 milliards de dollars à ses actionnaires, dont 17,2 milliards de dollars de dividendes et 20 milliards de dollars de rachats d'actions, conformément aux prévisions annoncées. Le consensus était de 1,69$ de bénéfice ajusté par action et 81,7 milliards de dollars sur la période.
Chevron (+1,4%), le groupe pétrolier de Houston, a publié pour son 4e trimestre fiscal un bénéfice net de 2,8 milliards de dollars et un bénéfice ajusté par action de 1,52$, au-dessus des attentes, pour des revenus de 46,9 milliards de dollars. Ce trimestre inclut une perte nette de 128 millions de dollars liée aux coûts de règlement des régimes de retraite. Les effets de change ont réduit le résultat de 130 millions de dollars. Le résultat ajusté s'établit à 3 milliards de dollars (1,52$ par action) au quatrième trimestre 2025, contre 3,6 milliards de dollars au quatrième trimestre 2024. Le consensus de place est logé à 1,58$ de bénéfice ajusté par action pour 45,6 milliards de dollars de revenus. Le flux de trésorerie d'exploitation est ressorti à 10,8 milliards de dollars et le flux de trésorerie disponible ajusté à 4,2 milliards de dollars...
American Express (-2,1%) a publié au titre de son 4e trimestre un bénéfice net de 2,5 milliards et un bénéfice ajusté par action de 3,53$, légèrement inférieur au consensus de marché, pour des revenus de près de 19 milliards de dollars quant à eux au-dessus des attentes. En glissement annuel, le bénéfice par action a augmenté de 16% et les revenus se sont appréciés de 10%. Le groupe envisage pour l'exercice entamé un bénéfice ajusté par action allant de 17,30 à 17,90$. "2025 a été une année exceptionnelle pour American Express. Le chiffre d'affaires annuel a progressé de 10%, atteignant un nouveau record, et le bpa ajusté a augmenté de 15% par rapport à l'année précédente. Au quatrième trimestre, les dépenses des titulaires de carte ont progressé de 8% à taux de change constant, les revenus nets des commissions sur cartes ont enregistré une croissance à deux chiffres pour le 30e trimestre consécutif et nos indicateurs de crédit sont restés parmi les meilleurs du secteur", a ajouté le PDG Stephen J. Squeri.
Verizon (+8,9%), l'opérateur télécom américain, a publié pour son 4e trimestre fiscal un bénéfice net de 2,4 milliards et un bénéfice ajusté par action de 1,09$, supérieur aux attentes de marché, pour des revenus de 36,4 milliards de dollars. En 2025, le bénéfice par action s'est établi à 4,06$ et le bpa ajusté à 4,71$. Le chiffre d'affaires total a atteint 138,2 milliards de dollars en 2025, contre 134,8 milliards de dollars en 2024. Les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles se sont élevés à 37,1 milliards de dollars en 2025, contre 36,9 milliards de dollars en 2024. Le flux de trésorerie disponible a atteint 20,1 milliards de dollars en 2025, contre 19,8 milliards de dollars en 2024. En 2025, le résultat net consolidé s'est élevé à 17,6 milliards de dollars et l'Ebitda ajusté consolidé à 50 milliards de dollars. Les investissements ont totalisé 17 milliards de dollars en 2025.
Colgate-Palmolive (+3,6%) prend de la hauteur à Wall Street, alors que l'acteur américain des produits d'hygiène et d'entretien a affiché au titre du 4e trimestre une perte de 37 millions de dollars, pour un bénéfice ajusté par action de 95 cents, supérieur au consensus, et des revenus de 5,23 milliards de dollars également meilleurs que prévu. Les ventes ont progressé de 5,8% en glissement annuel et de 2,2% sur une base organique, tandis que le bpa ajusté s'est apprécié de 4%. Sur l'exercice, le groupe a réalisé des revenus totaux de 20,38 milliards en croissance de 1,4% en données publiées et en organique, pour un bénéfice de 2,13 milliards de dollars et un bénéfice dilué par action en retrait de 25% à 2,63$. Le bpa ajusté a augmenté de 3% à 3,69$.
Tesla (+5,5% !). SpaceX, le groupe d'astronautique et de vol spatial d'Elon Musk, envisagerait selon Bloomberg une fusion potentielle... avec Tesla, ainsi qu'un rapprochement avec la société d'intelligence artificielle xAI. L'agence cite des sources proches du dossier. Cela témoignerait de la volonté du multimilliardaire de consolider son empire. L'entreprise aurait ainsi discuté de la faisabilité d'un rapprochement entre SpaceX et Tesla, une idée soutenue par certains investisseurs, ont indiqué ces sources de Bloomberg, qui ont requis l'anonymat car l'information n'est pas publique. Par ailleurs, SpaceX étudierait également un rapprochement un peu plus raisonnable avec la startup xAI en vue d'une introduction en bourse, ont précisé certaines des mêmes sources de l'agence.
Selon des sources de Bloomberg, toute transaction pourrait susciter un vif intérêt de la part de fonds d'infrastructure et d'investisseurs souverains du Moyen-Orient. Un accord pourrait également nécessiter un financement important, a précisé l'une des sources. Aucune décision définitive n'a été prise et les détails pourraient évoluer, toujours selon les sources de Bloomberg. L'agence note que différents aspects de la vision ambitieuse de Musk pour SpaceX - à savoir l'installation de centres de données dans l'espace pour effectuer des calculs complexes destinés à l'IA - pourraient être pris en compte par les scénarios envisagés. xAI pourrait tirer un profit considérable de la capacité de calcul offerte par les centres de données orbitaux de SpaceX, si l'entreprise parvenait à mener à bien le projet. La capacité de Tesla à fabriquer des systèmes de stockage d'énergie pourrait quant à elle aider SpaceX...
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