Wall Street : le vert domine avant un vague de publications d'entreprises
Rebond en vue
Wall Street semble prête à rebondir ce mercredi après que Donald Trump a prolongé indéfiniment le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, atténuant ainsi les craintes d'une escalade imminente des hostilités. La prolongation de la trêve apporte un soulagement temporaire, mais l'avenir reste incertain. Les efforts des deux parties pour tenir une nouvelle série de négociations ont échoué, Donald Trump invoquant la difficulté de traiter avec un gouvernement iranien " profondément divisé ". Les responsables iraniens, quant à eux, affirment que les négociations sont une " perte de temps " en raison du manque d'engagement des États-Unis envers les accords précédents.
"Les investisseurs restent soit à l'écart, soit ont accepté l'influence émotionnelle qui pèse sur le marché, sachant que les négociations visant à mettre fin au conflit sont en cours", a déclaré à 'Bloomberg' Guillermo Hernandez Sampere, responsable des opérations chez le gestionnaire d'actifs MPPM.
La journée sera à nouveau marquée par une avalanche de publications d'entreprises. Outre Tesla, plusieurs valeurs technologiques, dont Texas Instruments et Lam Research, doivent publier leurs comptes. Boeing sera également de sortie après United Airlines hier soir.
Sur le front économique, la seule évolution des stocks pétroliers la semaine passée sera à suivre.
Les cours du brut pointent en légère hausse alors qu'un rapport indiquant que l'Iran aurait reçu des signes laisse penser que les États-Unis pourraient être disposés à lever le blocus. Le baril de brut WTI (contrat juin) gagne 0,3% à 90$, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance juin prend 0,55% à 99$. L'once d'or fin reprend de 0,7% à 4.754$. Enfin, l'indice dollar prend 0,2% face à un panier de devises. L'indice dollar recule de 0,1% face à un panier de devises, alors que le Bitcoin remonte de 2,1% à 78.110$.
Les valeurs
* United Airlines perdait de l'altitude hier en post-marché à New York après avoir revu à la baisse sa guidance annuelle en raison de la flambée des prix du carburant. La compagnie aérienne compagnie prévoit désormais un bpa ajusté entre 7 et 11 dollars en 2026, contre 12 à 14$ visés précédemment, et un consensus logé à 9,08$. Ces perspectives plus prudentes placent United dans la même catégorie que ses concurrents confrontés aux mêmes difficultés. Delta Air Lines a décidé de ne pas actualiser ses prévisions pour l'exercice, invoquant l'incertitude liée au coût du carburant et aux tensions géopolitiques, tandis qu'Alaska Air a retiré toutes ses prévisions pour 2026. Sur le premier trimestre, le groupe a enregistré un bpa ajusté de 1,19$ contre 91 cents un an plus tôt et 1,09$ attendus par les analystes, pour des revenus de 14,61 Mds$ (+11%). La firme basée à Chicago a indiqué que la demande restait soutenue, notamment auprès des clients à hauts revenus, reprenant ainsi les propos de Delta et d'Alaska.
Pour le deuxième trimestre, United prévoit un bénéfice par action compris entre 1 et 2 dollars, sur la base d'un prix du carburant d'environ 4,30$ le gallon. Les dépenses de carburant ont bondi de 12,6% au premier trimestre pour atteindre 3,04 milliards de dollars, soit une hausse d'environ 340 M$ par rapport à l'année précédente, a précisé la compagnie. Compte tenu de la hausse des coûts, United a annoncé une réduction de sa croissance prévue d'environ 5% et anticipe désormais une capacité (ou sièges-kilomètres offerts) stable ou en hausse d'environ 2% au second semestre 2026 par rapport à l'année précédente. La compagnie prévoit de récupérer environ 40% à 50% de la hausse des coûts du carburant grâce à une modification de ses prix au deuxième trimestre, et de 85% à 100% d'ici le quatrième trimestre.
* SpaceX se réserve le droit d'acquérir la startup d'intelligence artificielle Cursor pour 60 milliards de dollars d'ici la fin de l'année. En attendant, les deux groupes ont noué un partenariat dans le cadre duquel la firme d'Elon Musk devra verser 10 milliards de dollars à Cursor en indemnités de rupture si cette dernière ne tombait finalement pas dans l'escarcelle du géant des fusées, des satellites et de l'intelligence artificielle. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de la firme d'Elon Musk pour rattraper son retard sur ses concurrents dans le domaine des outils de programmation d'IA.
L'accord pourrait permettre à xAI, le fabricant de chatbots Grok avec lequel SpaceX a fusionné en février, de s'implanter plus solidement sur le marché de l'automatisation du codage, où il est jusqu'à présent resté à la traîne de ses rivaux. Cursor disposera également d'une plus grande capacité de calcul pour développer des modèles d'IA. "La combinaison du produit phare de Cursor et de sa distribution à des ingénieurs logiciels experts avec le supercalculateur de formation Colossus de SpaceX, qui équivaut à un million de H100, nous permettra de construire les modèles les plus utiles au monde", a déclaré SpaceX sur 'X'. Les deux entreprises " travaillent désormais en étroite collaboration pour créer la meilleure IA au monde pour la programmation et le traitement des connaissances ".
SpaceX a récemment fusionné avec xAI, la société d'intelligence artificielle de Musk, qui concurrence Anthropic et OpenAI dans la création d'outils d'IA générative pour les particuliers et les entreprises. Cet accord intervient peu après que Musk a déclaré que xAI était en retard sur ses concurrents en matière d'outils de programmation et s'est engagé à reconstruire l'entreprise de fond en comble. En mars, il avait ordonné une vague de licenciements. Il recherche également des ingénieurs de talent et a déjà recruté chez Cursor. Selon une source proche du dossier de 'Bloomberg', qui a requis l'anonymat, SpaceX n'acquiert pas Cursor immédiatement en raison de son introduction en bourse imminente. Une transaction majeure obligerait SpaceX à mettre à jour ses documents et ses informations financières, ce qui pourrait retarder l'introduction en bourse, dont l'objectif est une valorisation de 2.000 milliards de dollars.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote