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Wall Street : finalement en baisse

| Boursier | 28 | Aucun vote sur cette news

Le pétrole reste sous tension

Wall Street : finalement en baisse

Wall Street a inversé la tendance mardi après une ouverture encore en hausse sur ses sommets, le marché s'est rétracté à l'écoute de la situation dans le Golfe persique. En clôture, le S&P 500 a perdu 0,63% à 7.064 pts, tandis que le Dow Jones a reculé de 0,59% à 49.149 pts. Le Nasdaq a perdu de son côté 0,59% à 24.259 pts.

Face au blocage des négociations entre Américains et Iraniens, Donald Trump a finalement annoncé mardi soir prolonger pour "une durée indéterminée" la trêve avec Téhéran, dont la fin était imminente, disant "vouloir permettre la poursuite des négociations". Revenant sur les menaces brandies plus tôt dans la journée, le président américain a déclaré que les Etats-Unis "allaient s'abstenir d'attaquer l'Iran jusqu'à ce qu'une proposition soit transmise par Téhéran et les discussions terminées", citant une demande du Pakistan, médiateur des négociations entre les deux camps. L'annonce du président américain reste toutefois unilatérale. Donald Trump a précisé que le blocus maritime de l'Iran par l'armée américaine, dénoncé par Téhéran, se poursuivrait... Un conseiller de Mohammed Baqer Qalibaf, président du Parlement et négociateur en chef iranien, a réagi à l'annonce du président américain en estimant que celle-ci ne "vaut rien", dénonçant un "stratagème" pour gagner du temps en vue d'une attaque et appelant à une réponse militaire au blocus maritime...

Du côté de la Fed, Kevin Warsh, le candidat du président Donald Trump pour prendre la tête de la Réserve fédérale américaine, a appelé devant les sénateurs à un "changement de cap" au sein de la banque centrale, qui inclurait un nouveau "cadre" de maîtrise de l'inflation et une éventuelle refonte de la manière dont l'institution communique au sujet de la politique monétaire. Lors d'une déclaration adressée aux membres de la commission bancaire du Sénat, qui doivent se prononcer sur sa nomination au conseil des gouverneurs ainsi que sur son mandat de quatre ans à la tête de l'institution, l'avocat et financier âgé de 56 ans a reproché à la banque centrale la crise inflationniste qui a suivi la pandémie de COVID-19 et qui continue de peser sur les ménages américains. "Les erreurs politiques fatales commises il y a quatre ou cinq ans" constituent un héritage dont les ménages ont encore du mal à se remettre, a-t-il dit, ajoutant que la Fed avait besoin d'"un changement de cap dans la conduite de sa politique". Cela implique un nouveau cadre de lutte contre l'inflation, différent de l'ancien, a souligné celui qui a également été gouverneur de la Fed par le passé.Cette réorganisation concerne notamment la communication de la Fed qui, selon Kevin Warsh, a "aggravé" le problème. Le candidat à la présidence de la Fed, qui doit remplacer l'actuel patron Jerome Powell dont le mandat prend fin le 15 mai, a ainsi laissé entendre qu'il pourrait vouloir modifier la pratique actuelle de la banque centrale consistant à publier des projections trimestrielles sur l'économie et les taux d'intérêt. Il a également promis qu'il prendrait ses décisions de politique monétaire indépendamment de tout conseil ou pression de la part de la Maison blanche, soulignant que le succès dans le maintien d'une inflation faible constituait une "armure narrative" qui protégerait la banque centrale des critiques.

Kevin Warsh qui a refusé de reconnaître que le président Donald Trump avait perdu l'élection présidentielle de 2020, a encore estimé que "les présidents ont généralement tendance à être favorables à des baisses de taux"..."Le président Trump l'exprime très ouvertement", a-t-il ajouté. L'ancien gouverneur de la banque centrale a ajouté qu'il appartenait "en grande partie à la Fed" de préserver son indépendance en atteignant ses objectifs et en ne s'écartant pas du mandat qui lui a été confié par le Congrès. "Je ne pense pas que l'indépendance opérationnelle de la politique monétaire soit particulièrement menacée lorsque des élus - présidents, sénateurs ou membres de la Chambre des représentants - expriment leur point de vue sur les taux d'intérêt", a-t-il déclaré. "Le Congrès a confié à la Fed la mission d'assurer la stabilité des prix, sans excuse ni équivoque, sans argument ni angoisse. L'inflation est un choix, et la Fed doit en assumer la responsabilité. Une faible inflation est le bouclier de la Fed", a-t-il insisté...

Le sénateur républicain Thom Tillis, membre de la commission bancaire, a affirmé lors de l'audition que la confirmation de Kevin Warsh serait reportée "jusqu'à ce que le Département de la Justice mette fin à l'enquête sur Jerome Powell", que le sénateur considère comme futile et comme s'inscrivant dans la stratégie de Donald Trump visant à faire pression sur la Fed pour qu'elle abaisse ses taux...

Sur le front économique, les ventes au détail de mars ont agréablement surpris en mars. Ce chiffre, plus élevé que prévu, est un signal positif indiquant que les Américains continuent de dépenser malgré l'impact des prix de l'essence sur leur budget dans tout le pays. Dans l'immobilier, les promesses de ventes de logements pour le même mois sot également ressorties supérieures aux attentes.

Dans l'actualité entreprises, Apple a annoncé le prochain départ de Tim Cook de la direction générale de la firme à la pomme, Amazon a dévoilé un nouvel investissement massif dans Anthropic alors que la saison des trimestriels monte en puissance ce mardi.

Les cours du brut sont repartis à la hausse avec un baril de brut WTI (contrat mai) à 90$, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord grimpe à 97$. L'once d'or fin se replie de 1% à 4.766$. Enfin, l'indice dollar prend 0,2% face à un panier de devises. L'indice dollar progresse de 0,1% face à un panier de devises, alors que le Bitcoin pointe à 77.550$.

Les valeurs

* Apple (-2,5%). Après 15 années à la tête d'Apple, Tim Cook va laisser sa place à John Ternus à la directeur générale de la firme à la pomme. Entré chez Apple en 2001, John Ternus supervisait récemment l'ingénierie matérielle du groupe et a joué un rôle clé dans le redressement des ventes de produits comme les ordinateurs Mac, dont les parts de marché ont progressé ces dernières années. Tim Cook, CEO d'Apple depuis 2011, deviendra président exécutif. Avec la désignation de John Ternus à la tête de l'entreprise, la société californienne privilégie un dirigeant historiquement centré sur le design et les produits, qui devrait travailler dans la continuité de celui qu'il considère comme son mentor. J.Ternus doit néanmoins tracer une nouvelle voie pour l'une des entreprises les plus emblématiques de la Silicon Valley, à un moment charnière. Bien que la croissance d'Apple reste soutenue, la société peine à rattraper son retard en matière d'intelligence artificielle, une technologie qui promet de transformer l'utilisation des appareils par les consommateurs. "John Ternus possède l'esprit d'un ingénieur, l'âme d'un innovateur et le coeur d'un dirigeant intègre et honorable", a déclaré Tim Cook dans un communiqué. "Visionnaire, ses contributions à Apple en plus de 25 ans sont déjà innombrables, et il est sans aucun doute la personne idéale pour mener Apple vers l'avenir". Un cadre d'Apple de longue date, ayant travaillé sous les ordres de Cook et de Ternus, a déclaré à 'Bloomberg' : "il dirigera l'entreprise avec style et il continuera probablement à mener les opérations comme Tim le faisait". Le prochain DG n'est pas un homme de spectacle à la Steve Jobs, a précisé cette personne. " Ce n'est pas un as du marketing. Mais c'est un expert produit, doté d'un sens politique aigu". Sous la direction de Tim Cook, l'entreprise a lancé des iPhones plus grands, plusieurs nouveaux iPads et des services comme Apple Music et Apple TV. Le chiffre d'affaires annuel de la firme a presque quadruplé pour atteindre 416 milliards de dollars lors du dernier exercice fiscal, et Apple revendique aujourd'hui une base installée active de plus de 2,5 milliards d'appareils. L'entreprise de Cupertino a néanmoins aussi connu quelques échecs, notamment le casque Vision Pro et une tentative infructueuse de développer une voiture autonome. Elle apparaît également à la traine dans le domaine de l'intelligence artificielle. Enfin, Apple a annoncé que Johny Srouji, jusqu'ici en charge de la conception des puces et capteurs maison, a été nommé directeur du matériel. Les changements seront effectifs le 1er septembre.

* Unitedhealth bondit de 6,9% après avoir relevé sa prévision de bénéfice annuel et dépassé les attentes de Wall Street pour le premier trimestre. Le conglomérat spécialisé dans la santé a maîtrisé ses coûts et reçu de meilleurs paiements de l'administration américaine pour son activité d'assurance maladie.

* Amazon.com (+0,6%) renforce encore ses liens avec Anthropic. Le groupe basé à Seattle va injecter immédiatement 5 milliards de dollars dans la startup dédiée à l'intelligence artificielle, suivis de 20 milliards de dollars supplémentaires à l'avenir, sous réserve de l'atteinte de certains jalons commerciaux. Ces montants s'ajoutent aux 8 milliards de dollars déjà investis par Amazon dans la société. L'accord a été conclu sur la base d'une valorisation de 350 milliards de dollars, hors nouveaux financements, a indiqué Anthropic. Cela suggère qu'Amazon a négocié des conditions plus avantageuses que d'autres investisseurs récemment. Anthropic avait en effet bouclé une levée de fonds de 30 milliards de dollars en février, valorisant la startup basée à San Francisco à 380 milliards de dollars, et a depuis reçu des offres d'investisseurs pour une valorisation supérieure à 800 Mds$, souligne 'Bloomberg'. " En échange ", Anthropic s'est engagé à dépenser plus de 100 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années dans les technologies cloud du géant de l'e-commerce. Amazon prévoit environ 200 milliards de dollars de dépenses d'investissement cette année, principalement destinées au développement de l'IA. Amazon mise gros sur les plus importantes startups du secteur. Ce nouvel investissement dans Anthropic, le créateur de Claude, fait suite à l'annonce faite, plus tôt cette année, d'un investissement pouvant atteindre 50 milliards de dollars dans OpenAI, le concepteur de ChatGPT. Pour Amazon, ce partenariat avec Anthropic a déjà permis à son activité cloud de se doter d'un modèle d'IA de pointe et d'un client majeur pour sa gamme de puces Trainium, développée en interne. Anthropic, de son côté, a bénéficié de l'accès au vaste portefeuille de clients entreprises d'Amazon. Plus de 100.000 clients utilisent des modèles Claude sur Amazon Web Services, ont indiqué les deux sociétés. Anthropic, fondée en 2021 par d'anciens employés d'OpenAI, devrait entrer en bourse dès cette année.

* Halliburton (+4%) a dépassé les attentes de Wall Street au premier trimestre, la demande soutenue en Amérique latine et en Europe ayant permis de compenser un ralentissement de l'activité au Moyen-Orient dû à la guerre en Iran. Le fournisseur américain de services pétroliers a dégagé sur les trois premiers mois de 2026 un bpa ajusté de 55 cents contre 50 cents de consensus pour un chiffre d'affaires en repli de 0,3% à 5,4 milliards de dollars. Les revenus ont bondi de 22% en Amérique latine et de 11% en Europe et en Afrique mais ont diminué de 12,7% au Moyen-Orient. Le conflit en Iran a eu un impact d'environ 2 cents à 3 cents sur le bénéfice par action du premier trimestre, a déclaré Halliburton. Le profit opérationnel ajusté a reculé de 14% à 679 M$.

* Boeing (-2,6%) et Ethiopian Airlines ont annoncé l'acquisition par le transporteur africain de six Boeing 787 Dreamliner, la compagnie aérienne honorant ainsi l'intégralité de sa commande historique de 2023. Ethiopian Airlines utilisera ces 787-9 pour étendre son réseau intercontinental au départ d'Addis-Abeba et accroître sa capacité de fret face à la demande croissante de vols long-courriers.

* 3M recule de 1,9% malgré l'annonce d'une hausse de son bénéfice au titre du premier trimestre, les mesures prises pour maîtriser les coûts, le relèvement de ses prix et le lancement de nouveaux produits ayant permis de compenser les pressions inflationnistes. La société basée à Saint Paul (Minnesota) a confirmé ses prévisions pour l'exercice complet, tablant sur un bénéfice ajusté par action compris entre 8,50$ et 8,70$ et une croissance du chiffre d'affaires total ajusté d'environ 4%. Le consensus était logé à 8,65$. Sur le premier trimestre, le conglomérat a enregistré un bpa ajusté de 2,14$, contre 2$ de consensus, pour des revenus de 6 Mds$, en croissance organique de 1,2%, contre 2% attendu. La marge d'exploitation ajustée a augmenté de 30 points de base par rapport à l'année précédente pour atteindre 23,8%. "Nous mettons en oeuvre le cadre de création de valeur de 3M afin de bâtir une entreprise plus forte", a déclaré William Brown, PDG du groupe. "Nous restons concentrés sur l'amélioration de l'exécution de nos fondamentaux et la transformation de l'entreprise par la simplification et la standardisation de nos processus et de notre implantation, ainsi que par la restructuration de notre portefeuille".

* GE Aerospace (-5,5%). Le fabricant de moteurs d'avions s'est pourtant dit en bonne voie pour atteindre le haut de sa fourchette de prévision de bénéfice pour 2026, entre 7,10 et 7,40 dollars, après avoir dépassé les attentes de Wall Street au premier trimestre. Le groupe a néanmoins mis en garde contre les goulets d'étranglement liés à la hausse des prix du pétrole, aux contraintes d'approvisionnement en carburant et au ralentissement de la croissance mondiale. Sur les trois premiers mois de l'année, le bénéfice ajusté s'est établi à 1,86$ par action, contre 1,60$ attendus par les analystes. Les ventes ont atteint 11,6 milliards de dollars, en hausse de près de 30%, contre 10,7 Mds$ de consensus. Ces résultats soulignent comment l'entreprise basée à Cincinnati continue de tirer profit de la forte demande en pièces détachées et en services de maintenance dont les compagnies aériennes ont besoin pour assurer le fonctionnement de leurs avions.

* RTX (-4,4%). Le fournisseur de matériel de défense a revu à la hausse ses prévisions de bénéfice et de chiffre d'affaires pour 2026, misant sur le marché des pièces de rechange et la demande croissante pour ses systèmes de missiles et autres armes, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes. La société s'attend maintenant à un bénéfice ajusté par action pour l'année entière de 6,7 à 6,9 dollars, contre 6,6 à 6,8$ précédemment et 6,84$ de consensus, pour des revenus entre 92,5 et 93,5 milliards de dollars, contre 92 à 93 Mds$ visés jusqu'ici, et 93,7 Mds$ de consensus. Sur les trois premiers mois de l'année, la firme a dégagé un bpa ajusté de 1,78$ contre 1,53$ de consensus, pour un chiffre d'affaires en hausse de 8,7% à 22,08 Mds$. Le FCF a bondi de 61% à 1,31 Md$...

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