Wall Street décroche avec Intel
Alors qu'Amazon tente de limiter ses pertes
La chute s'accélère à Wall Street sur les segments technologiques de la cote. Après une correction déjà lourde hier dans le sillage d'Alphabet (-12,6% en clôture sur la valeur de la maison mère de Google et -1,38% sur le Nasdaq), les indices sont orientés encore en très forte baisse ce vendredi. Le Nasdaq décroche de 2,05% à 25.648 pts et le S&P 500 perd 1,24% à 7.624 pts, alors qu'Intel plombe la tendance. Le DJIA résiste, en retrait de 0,44% à 52.113 pts.
Le baril de brut WTI se redresse de 2,2% à 104,2$, alors que les annonces de résultats éclipsent tout de même l'incertitude géopolitique depuis quelques jours. L'once d'or fin régresse de 2,7% à 3.915$. L'indice dollar fléchit de 0,1%. Le bitcoin retombe vers les 77.000$ suite à la cyberattaque ayant frappé Binance - des pirates informatiques ayant dérobé plus de 6 milliards de dollars.
Sur le front économique, la croissance du PIB américain du 3e trimestre publiée hier s'est établie au haut niveau de 3,4% d'après les données du BEA (Bureau of Economic Analysis), contre un consensus FactSet de 3,2%. Il s'agit de la première des trois estimations du PIB pour le troisième trimestre. Les dépenses personnelles de consommation ont augmenté sur un rythme de 3,8%, à comparer à un consensus Bloomberg de 3,5%. Sur le trimestre antérieur, le PIB avait progressé au rythme annualisé de 2,2% en lecture finale.
Les revenus personnels des ménages américains pour le mois de septembre ont augmenté de 0,2% d'un mois sur l'autre contre 0,3% de consensus. Les dépenses personnelles des ménages en septembre ont progressé quant à elles de 0,5% d'un mois sur l'autre, en ligne avec les attentes. L'indice des prix 'core PCE' suivi par la Fed a augmenté de 0,3% d'un mois sur l'autre et 3,1% sur un an, en ligne avec les anticipations.
L'indice du coût de l'emploi du 3e trimestre publié ce vendredi a progressé comme prévu de 0,8% d'un trimestre sur l'autre et de 3,4% sur un an... L'indice manufacturier PMI de Chicago du mois d'octobre 2026 s'est établi à 55,3, contre un consensus de place de 56 mesuré par FactSet et un niveau de 58,8 un mois avant. L'indicateur reste quoi qu'il en soit nettement sur la barre des 50, signalant toujours une franche expansion.
La réunion du FOMC, qui s'est tenue mardi et mercredi, a laissé comme prévu les taux d'intérêt directeurs de la Fed dans une fourchette de 3,75% à 4%. La décision a été prise à 10 voix contre 2, les voix dissidentes étant celles de la gouverneure Lisa Cook et de la présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, qui se sont toutes deux prononcées en faveur d'une hausse des coûts d'emprunt.
La Réserve fédérale américaine a reconnu que l'inflation "restait élevée" et laissé entendre que de nouvelles hausses de taux pourraient intervenir en fonction de l'évolution des prix. "La collecte d'informations supplémentaires aidera le comité à déterminer l'orientation de la politique monétaire appropriée pour garantir un retour en temps opportun de l'inflation vers l'objectif de 2%", a déclaré le comité de politique monétaire.
La banque centrale avait annoncé en septembre sa première hausse de taux depuis 2023, dans un contexte de flambée des cours du pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient. "Nous avons montré notre volonté d'agir", a déclaré le président de la Fed, Kevin Warsh, avant-hier soir, précisant que les informations à venir aideraient la banque centrale à déterminer l'orientation de sa politique monétaire. Si les données indiquent que l'économie américaine reste solide et que l'inflation accélère plus rapidement que prévu, les responsables de la banque centrale ont récemment laissé entendre qu'ils pourraient opter pour un rythme plus lent dans le relèvement des coûts d'emprunt.
Ce vendredi, les probabilités d'une hausse des taux lors de la prochaine réunion de décembre dans une fourchette de 4% à 4,25% atteignent 72,1% selon le baromètre FedWatch de CME Group. Sur les marchés, le rendement des Treasuries à dix ans perd 4 points de base à 4,95% environ.
Thomas Barkin, Mary Daly et Alberto Musalem prennent la parole ce jour. Barkin, patron de la Fed de Richmond, signale ce jour une approche graduelle en matière de politique monétaire.
Le secteur de l'IA reste au centre des préoccupations, mais après une meilleure tendance en début de semaine suite notamment au dépôt du dossier d'introduction d'Anthropic - dont la valorisation pourrait atteindre 2.000 milliards de dollars - puis avant-hier avec les excellents résultats de SK Hynix, Alphabet, Amazon et Intel ont refroidi les ardeurs des marchés.
La semaine était la plus intense pour les résultats du troisième trimestre. Des entreprises représentant environ 40% de la capitalisation boursière du S&P 500 ont publié leurs comptes. Après Amazon, Eli Lilly, Mastercard, Intel, Merck, Caterpillar, Gilead Sciences, Sandisk, Anheuser-Busch, Bristol-Myers Squibb, Altria, Stryker, Starbucks, Intercontinental Exchange, Mondelez ou encore Strategy hier, ExxonMobil, Chevron, General Dynamics, Regeneron, Colgate-Palmolive et AbbVie sont de la partie ce vendredi.
Les valeurs
Intel plonge de 27% à Wall Street, alors que le groupe a dépassé hier soir les attentes de marché pour son 3e trimestre, mais affiche par ailleurs une guidance jugée très décevante pour le 4e trimestre du fait du déclin des ventes PC. Ainsi, le groupe de Santa Clara prévoit pour son 4e trimestre des revenus allant de 15 à 16 milliards de dollars seulement, contre 17 milliards de consensus. Le géant des microprocesseurs explique ce manque à gagner par une baisse des revenus liés aux PC, plus prononcée qu'attendu sur fond de base de comparaison défavorable (effet Windows 11 l'an dernier) et de hausse des prix des PC.
En outre, une explosion meurtrière survenue dans une usine Intel en Israël limitera la capacité de l'entreprise à répondre à la demande. Cet incident devrait expliquer environ 300 millions de dollars du manque à gagner au quatrième trimestre. Pour le 4e trimestre, le bénéfice ajusté par action est anticipé à 25 cents, largement inférieur aux attentes (44 cents de consensus). La marge brute ajustée est attendue à 38% contre 44,1% au 3e trimestre - et près de 5 points en dessous du consensus.
Au troisième trimestre, Intel a dégagé un bénéfice par action ajusté de 0,52$ (+126%), à comparer à un consensus de 0,41$ et un bénéfice net ajusté, part du groupe, en vive hausse de 169% à 2,8 milliards de dollars. Le chiffre d'affaires s'est établi à 16,5 milliards de dollars, conformément aux estimations et en hausse de 21% sur un an.
Amazon (-1,9%), le géant américain du commerce en ligne et du cloud, a affiché des résultats inférieurs aux attentes mais parvient désormais à limiter ses pertes en bourse. Pour le 3e trimestre, le groupe a publié un bénéfice par action de 1,89$ à comparer à un consensus de 1,96$, tandis que les revenus ont totalisé 201,9 milliards de dollars (consensus 202,3 milliards). La guidance de revenus du 4e trimestre est également inférieure au consensus en milieu de fourchette. Quant au free cash flow à douze mois, il s'affiche... négatif de 42,4 milliards de dollars !
Le chiffre d'affaires du segment AWS a progressé de 39% à 46 milliards de dollars (45,4 milliards de consensus). Le résultat opérationnel a atteint 28,1 milliards de dollars au troisième trimestre contre 17,4 milliards au troisième trimestre 2025. Le résultat opérationnel du segment Amérique du Nord s'est élevé à 8,7 milliards de dollars contre 4,8 milliards au troisième trimestre 2025. Le résultat opérationnel du segment International a atteint 1,6 milliard de dollars contre 1,2 milliard un an avant. Le résultat opérationnel d'AWS s'est établi à 17,8 milliards de dollars contre 11,4 milliards au troisième trimestre 2025. Le résultat net a reculé à 20,7 milliards de dollars au troisième trimestre, soit 1,89$ par action, contre 21,2 milliards de dollars au troisième trimestre 2025. Cette baisse s'explique principalement par la comptabilisation, au troisième trimestre 2025, de gains avant impôts de 9,5 milliards de dollars liés aux investissements dans Anthropic.
Pour le quatrième trimestre 2026, le chiffre d'affaires devrait se situer entre 240 milliards et 247 milliards de dollars, soit une croissance comprise entre 12 et 16% par rapport au quatrième trimestre 2025. Le consensus était de 244,5 milliards. Ces prévisions intègrent un impact défavorable d'environ 60 points de base lié aux taux de change. Le résultat opérationnel devrait se situer entre 28,5 milliards et 33,5 milliards de dollars, contre 25 milliards de dollars au quatrième trimestre 2025. Le consensus était voisin de 33 milliards de dollars. Amazon maintient pour finir sa prévision d'investissements en capital (capex) pour 2026 à environ 220 milliards de dollars.
Sandisk (-9,1%), spécialiste de la conception et de la commercialisation de mémoires flash, dévisse à Wall Street malgré la très forte progression des comptes du premier trimestre fiscal 2027. Le chiffre d'affaires du premier trimestre de l'exercice s'est élevé à 11 milliards de dollars, soit une hausse de 23% par rapport au trimestre précédent et de... 378% en glissement annuel ! Le consensus était de 10,6 milliards. Le bénéfice net selon les normes GAAP s'est établi à 8,1 milliards de dollars, en progression séquentielle de 17% et multiplié par 72% en glissement annuel ! Le bénéfice net ajusté a été de 7,62 milliards, en croissance séquentielle de 24%, pour un bpa ajusté de 49,51$ à comparer à un consensus de 46$.
Sandisk a aussi annoncé une division par huit de ses actions (split), qui prendra effet le 19 novembre, afin de rendre les actions plus accessibles, notamment pour les salariés dans le cadre du plan d'actionnariat salarié. Pour le deuxième trimestre de l'exercice 2027, l'entreprise prévoit un chiffre d'affaires compris entre 12,2 et 12,6 milliards de dollars (consensus 12,2 milliards) et un bénéfice net ajusté par action compris entre 55 et 57$ (consensus 53,2$).
Coinbase (-13,5%), la plateforme d'échange de cryptomonnaies, a affiché une forte baisse de ses revenus au 3e trimestre, à 1,22 milliard de dollars (-35%). Le bénéfice net s'est tout de même fortement amélioré à 719 millions de dollars, contre 433 millions un an plus tôt. La majeure partie de ce bénéfice provient d'un gain non récurrent de 715 millions de dollars sur des investissements en cryptomonnaies. En dehors de ces gains, le bénéfice net ajusté du trimestre a été de 78 millions de dollars, soit un bpa ajusté de 27 cents environ. L'EBITDA ajusté a chuté pour sa part de 58% à 333 millions de dollars. Les revenus de transactions, correspondant à l'activité de trading en cryptomonnaies, ont décroché de 44% à 590 millions de dollars, alors même que le bitcoin est pourtant assez nettement remonté sur la période.
Strategy (-8,3%), première 'Bitcoin Treasury Company', a publié hier soir pour son 3e trimestre un bénéfice net de 19,5 milliards de dollars, dopé par le rebond du bitcoin sur la période. Le bpa s'établit à 44,75$, largement supérieur au consensus. Les revenus du groupe, qui conserve une activité software, ont été de 125 millions de dollars. Un an plus tôt, à la même époque, le bpa ressortait à 8,42$ et les revenus s'établissaient à 129 millions de dollars. Le titre chute quoi qu'il en soit à Wall Street, suivant la direction du bitcoin qui retombe vers les 77.000$ suite à la cyberattaque massive ayant frappé la plateforme de cryptomonnaies Binance et dans le cadre de laquelle plus de 6 milliards de dollars de 'cryptos' auraient été dérobés.
Gilead Sciences (+3%), spécialiste du développement et de la commercialisation de produits thérapeutiques destinés au traitement du VIH, de l'hépatite B ou des maladies d'oncologie, a publié hier soir pour son 3e trimestre un bénéfice net de 2,43 milliards de dollars (3,05 milliards un an plus tôt) et un bpa ajusté de 2,55$, largement supérieur au consensus, pour des revenus de 8,3 milliards de dollars (7,77 milliards un an avant) également bien au-dessus des attentes. Le total des ventes de produits au troisième trimestre 2026 a progressé de 13%, principalement grâce à la hausse des ventes de produits destinés au traitement du VIH, de Trodelvy et de Livdelzi. Cette progression a été partiellement compensée par une baisse des ventes de Veklury (remdesivir) et de produits de thérapie cellulaire.
Stryker (-5,7%), fabricant de dispositifs et d'équipements médicaux de Kalamazoo, Michigan, a annoncé hier soir des résultats du 3e trimestre inférieurs au consensus, ce qui plombe le titre avant bourse à Wall Street ce jour. Pour le T3, le groupe a affiché un bénéfice net de 753 millions de dollars et un bpa ajusté de 3,52$ (+10%), contre 3,56$ de consensus. Les revenus ont été de 6,52 milliards de dollars (+7,7% en données publiées comme en organique), également inférieurs aux attentes. Le groupe table désormais sur un bpa ajusté annuel allant de 14,80 à 14,90$, pour une croissance organique de 6,5 à 7%.
Roblox (-18%), la plateforme de jeux vidéo, décroche à Wall Street, au lendemain de sa publication financière trimestrielle. Pour le 3e trimestre, le groupe a déploré une perte nette de 227 millions de dollars, 32 cents par titre, tout de même un peu moins lourde que prévu. Les revenus ont été de 1,57 milliard de dollars (+16%) et le niveau de bookings a été de 1,7 milliard de dollars (-12%), également supérieur aux attentes. Pour le trimestre entamé, le groupe table sur un niveau de bookings allant de 1,89 à 2 milliards de dollars, en baisse de 10 à 15%. La déception principale provient d'un nombre d'utilisateurs moins élevé que prévu. Roblox a enregistré 138 millions d'utilisateurs actifs quotidiens, alors que le consensus Bloomberg était de 145,8 millions. Cela représente par ailleurs une baisse de 9% sur un an.
Mondelez (+2,6%) rapporte pour son 3e trimestre un chiffre d'affaires de 9,97 milliards de dollars, en progression de +2,3% en données publiées et de +2,1% en organique, soutenue par une hausse des volumes et du mix de +1,8% ainsi que par des prix nets en légère augmentation de +0,3%. La rentabilité enregistre une forte progression en données publiées, principalement sous l'effet de variations de valorisation des produits dérivés et de couvertures de change. Le bénéfice net attribuable au groupe s'élève à 1,31 milliard de dollars au troisième trimestre, soit une augmentation de +75,6%, portant le bénéfice net par action à 1,02$, en hausse de +5,5% à taux de change constants.
ExxonMobil (+1,2%), le colosse pétrolier américain, a publié au titre de son 3e trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 4,23$ à comparer à un consensus voisin de 4,1$. Le bénéfice ajusté trimestriel a atteint 17,5 milliards de dollars contre 14,7 milliards sur le précédent trimestre. Le bénéfice net publié a été de 15,4 milliards de dollars ou 3,72$ par titre, contre 14,5 milliards sur le 2e trimestre 2026. Le flux de trésorerie lié aux activités opérationnelles a atteint 25,7 milliards de dollars et le flux de trésorerie disponible s'est établi à 19,1 milliards de dollars. Les versements aux actionnaires ont atteint 9,4 milliards de dollars, se répartissant entre 4,3 milliards de dividendes et 5,1 milliards de dollars de rachats d'actions. Le chiffre d'affaires trimestriel a dépassé les 113 milliards de dollars, nettement au-dessus des attentes.
Chevron (+1,7%), autre géant pétrolier américain, a publié pour son 3e trimestre fiscal un bénéfice net consolidé de 9,9 milliards de dollars et un bénéfice ajusté par action de 5,28$, à comparer à un consensus de 4,9$ seulement. Le bénéfice net ajusté a même atteint 10,4 milliards de dollars. Les revenus ont été de 67,8 milliards de dollars contre environ 61 milliards de consensus. Ils se situaient à 49,7 milliards pour la période correspondante de l'an dernier. Dans l'amont, le bénéfice a totalisé 5,7 milliards de dollars, contre 4,9 milliards sur le segment aval. Le cash flow trimestriel des opérations a été de 16 milliards de dollars contre 9,4 milliards un an avant.
Colgate-Palmolive (+2,5%), le géant américain des produits d'hygiène, a annoncé pour son 3e trimestre des revenus de 5,37 milliards de dollars en croissance de 4,6%, légèrement au-dessus des attentes. Le bénéfice dilué par action a augmenté de 3% à 94 cents, lui aussi meilleur que prévu, tout comme le bpa ajusté, qui grimpe de 7% à 97 cents. La croissance organique a représenté 3,6% en glissement annuel. Le groupe resserre ses prévisions et table désormais sur une hausse de 4 à 5% de son chiffre d'affaires annuel (2 à 6% précédemment), incluant un léger impact positif lié aux taux de change. La croissance organique est attendue en ligne avec la performance des neuf premiers mois (contre 1 à 4% précédemment). La croissance du bpa ajusté est attendue entre 5 et 7% (contre 5% environ précédemment).
General Dynamics (+0,7%), le contractant américain de défense, a annoncé pour son 3e trimestre fiscal un bénéfice de 1,23 milliard de dollars (+16%) et un bpa dilué de 4,49$, bien au-dessus des anticipations de marché. Les revenus ont totalisé 14,57 milliards de dollars (+13%), également meilleurs que prévu. Le cash flow des activités opérationnelles a été de 1,7 milliard. Les commandes enregistrées au cours du trimestre ont atteint 93,8 milliards de dollars dans les secteurs liés à la défense, portées par d'importantes commandes dans le segment Marine Systems pour des sous-marins de classe Virginia et Columbia, et 5 milliards de dollars dans le secteur aérospatial, soit un total de 98,8 milliards. Le ratio commandes sur CA s'est établi à 8,5 pour le trimestre dans les secteurs liés à la défense, à 1,4 dans le secteur aérospatial et à 6,8 à l'échelle de l'entreprise.
AbbVie (+1,2%), le laboratoire américain, a publié pour son 3e trimestre fiscal un bénéfice net de 4,2 milliards de dollars et un bénéfice ajusté par action de 3,82$, supérieur aux attentes de marché, pour des revenus de 17,4 milliards de dollars (+10,3%) quant à eux en ligne avec le consensus de place. Le groupe vise désormais un bénéfice ajusté par action allant de 13,95 à 13,99$ sur l'exercice, soit un relèvement de la guidance antérieure. Une hausse de 5,2% du dividende 2027 a aussi été annoncée.
Regeneron (+11,9%), le partenaire de Sanofi, bondit à Wall Street. Le groupe a annoncé au titre de son 3e trimestre un chiffre d'affaires en croissance de 36% à 5,1 milliards de dollars. Les ventes mondiales de Dupixent (enregistrées par Sanofi) ont augmenté de 35% pour atteindre 6,5 milliards. Les ventes d'EYLEA HD aux États-Unis ont progressé de 62% à 699 millions. Les ventes de Libtayo ont augmenté de 51% à 550 millions. Le bénéfice ajusté par action a grimpé de 70% à 20,07$. Le groupe évoque aussi l'élargissement de la collaboration avec Sanofi, incluant plusieurs anticorps immunologiques de nouvelle génération à action prolongée. Un paiement initial de 1 milliard de dollars sera comptabilisé en tant que revenu de collaboration au T4, avec la possibilité de percevoir jusqu'à 7 Mds$ supplémentaires sous forme de paiements d'étapes futurs.
Microsoft (-1,3%) chercherait à emprunter 25 milliards de dollars au moins pour l'intelligence artificielle, croit savoir Bloomberg. Il s'agirait de la première émission obligataire de qualité investissement aux États-Unis pour le groupe depuis 2017.
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