Wall Street débute la semaine en hausse, de retour à l'approche de ses sommets
En attendant la Fed et les "Mag 7"...
Wall Street a terminé la séance de lundi en territoire positif, le S&P 500 s'accordant 0,50% à 6.950 pts, contre une progression de 0,64% à 49.412 pts pour le Dow Jones et une hausse de 0,43% sur le Nasdaq à 23.601 pts. Les opérateurs ont tenté quelques achats à l'approche des sommets, en attendant les annonces monétaires de la Fed mercredi et la possible désignation du successeur de Jerome Powell... Les publications financières vont s'accélérer par ailleurs, avec quelques grands noms des technologies les jours prochains, dont Microsoft, Meta et Tesla mercredi soir, puis Apple jeudi. Il s'agit plus globalement de la semaine la plus active du trimestre du point de vue des annonces de résultats d'entreprises...
Sur le front économique, les commandes de biens durables aux États-Unis pour le mois de novembre 2025 se sont établies en croissance de 5,3% d'un mois sur l'autre à 323,8 milliards de dollars, contre un consensus FactSet de +1% et une lecture révisée de -2,1% pour le mois antérieur (307,4 milliards). Hors transport, les nouvelles commandes ont augmenté de 0,5%. Hors défense, les nouvelles commandes ont augmenté de 6,6%... Les livraisons de biens durables manufacturés en novembre, en baisse après deux mois consécutifs de hausse, ont diminué de 0,7 milliard de dollars, soit 0,2%, pour s'établir à 308,7 milliards de dollars. Ce recul fait suite à une hausse de 0,5% en octobre.
L'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago est ressorti négatif à -0,42 pour le mois d'octobre et -0,04 sur le mois de novembre selon les données du jour.
L'indice manufacturier de la Fed de Dallas pour le mois de janvier 2026 est ressorti légèrement négatif à -1,2, contre -11,3 pour la lecture révisée de décembre 2025.
Les indices des prix des maisons FHFA et S&P/ Case-Shiller, ainsi que les ventes de logements neufs, l'indice de confiance des consommateurs et l'indice manufacturier de la Fed de Richmond seront dévoilés demain, alors que débute par ailleurs la réunion monétaire de la Fed. Mercredi, les opérateurs suivront la balance du commerce international des biens, le rapport sur les stocks pétroliers domestiques américains, et bien évidemment le communiqué monétaire de la Fed, suivi de la conférence de presse de Jerome Powell.
Jeudi, il faudra suivre encore la balance du commerce international des biens et services, les inscriptions hebdomadaires au chômage, les chiffres de la productivité trimestrielle non-agricole, mais aussi les commandes industrielles. Enfin, vendredi, l'indice des prix à la production et l'indice PMI de Chicago seront au programme.
Rick Rieder, le directeur des investissements fixed income mondiaux de BlackRock, apparaît depuis peu comme un candidat sérieux à la succession du président de la Fed, Jerome Powell, dont le mandat expire en mai... Il vient même de passer en tête sur la plateforme de paris Polymarket, devançant l'ancien membre du conseil des gouverneurs de la Fed, Kevin Warsh. Donald Trump s'est récemment entretenu avec Rieder et l'a qualifié de "très impressionnant". Rieder est un pur financier et n'a jamais travaillé pour la Fed. Il a travaillé deux décennies durant chez Lehman Brothers avant l'effondrement de la banque d'affaires en 2008 qui avait provoqué la "grande crise financière", ce qui n'est pas forcément fait pour rassurer. Il a créé R3 Capital Partners juste avant la faillite de Lehman. R3 Capital a été racheté l'année suivante par BlackRock.
En tant que directeur des investissements mondiaux fixed income de BlackRock, Rieder est responsable de la gestion de pratiquement 2.400 milliards de dollars d'actifs. Il est membre du comité exécutif mondial de la firme et de son sous-comité d'investissement. Il est également président du conseil d'investissement de l'entreprise. Avant de rejoindre BlackRock en 2009, il était donc directeur général de R3 Capital Partners. De 1987 à 2008, il a travaillé chez Lehman Brothers où il dirigeait l'équipe Global Principal Strategies, une plateforme d'investissement mondiale pour compte propre. Il était également responsable mondial des activités de crédit de la firme, président du comité d'engagement de capital pour les obligations et les prêts d'entreprises et membre du conseil d'administration du fonds de pension de l'entreprise. Avant de rejoindre Lehman Brothers, Rieder était analyste de crédit chez SunTrust Banks à Atlanta.
La décision de Trump concernant la succession de Powell est imminente, promise avant la fin du mois. Les candidats retenus sont, rappelons-le, le président du Conseil économique national américain Kevin Hassett, l'ancien membre du conseil des gouverneurs Kevin Warsh, Rick Rieder, et le gouverneur Christopher Waller.
La Fed tient par ailleurs mardi et mercredi sa réunion monétaire (FOMC), qui devrait se conclure mercredi par l'annonce d'un statu quo (probabilité de 97,2% selon l'outil CME FedWatch) laissant les taux entre 3,50 et 3,75% sur les fed funds. Les marchés anticipent ensuite une à deux baisses de taux supplémentaires cette année, mais Trump en attend beaucoup plus du nouveau patron de l'institution monétaire supposée indépendante.
Dans l'actualité des entreprises à Wall Street cette semaine, UnitedHealth, RTX, Boeing, Texas Instruments, NextEra, Union Pacific, HCA Healthcare, Northrop Grumman, UPS, General Motors, Seagate, Paccar, Roper Technologies, Sysco, Kimkerly-Clark, Synchrony et PPG, publieront leurs comptes mardi.
Mercredi, la soirée sera donc très animée avec trois des 'Magnificent 7', à savoir Microsoft, Meta Platforms et Tesla. ASML, Lam Research, IBM, Amphenol, GE Vernova, Danaher, AT&T, ServiceNow, Progressive Corporation, Starbucks, ADP, General Dynamics, Waste Management, Corning, Elevance Health, MSCI, Las Vegas Sands, Southwest Airlines, United Microelectronics, Celestica, Raymond James, Otis Worldwide et Teva, annoncent aussi mercredi. Apple sera en vedette jeudi soir, après bourse, avec Visa et KLA Corporation. Mastercard, Caterpillar, Thermo Fisher Scientific, Honeywell, Lockheed Martin, Parker-Hannifin, Blackstone, Comcast, Altria, Marsh, Sherwin-Williams, Trane Technologies, Western Digital, Royal Caribbean, Sandisk, Nasdaq Inc, Valero ou Norfolk Southern, seront aussi de la partie jeudi...
Enfin, vendredi, les investisseurs suivront surtout les publications des groupes ExxonMobil, Chevron, American Express, Verizon, Regeneron, Colgate-Palmolive, Air Products & Chemicals, SoFi Technologies et Charter Communications.
Sur le Nymex, le baril de brut WTI se stabilise à 60,6$. L'once d'or pointe à 5.080$. L'indice dollar fléchit de 0,6% face à un panier de devises. Le bitcoin déprime toujours autour des 88.000$.
Les valeurs
Merck (-0,7%), le laboratoire américain, n'est plus en pourparlers en vue d'une acquisition de Revolution Medicines, indique le Wall Street Journal, citant des personnes familières de la question. Le laboratoire avait récemment discuté d'un potentiel rachat de "RevMed" dans le cadre d'un deal qui aurait pu valoriser le groupe biotechnologique environ 30 milliards de dollars.
Cisco (+3,2%) se distingue sur la place américaine... De source de marché, Evercore ISI a revu son conseil sur le dossier du géant des équipements de réseaux de 'performance en ligne' à 'surperformance', portant dans le même temps son objectif de cours à 100$. Le broker juge Cisco capable de soutenir une croissance à deux chiffres bas du bénéfice par action durant plusieurs années avec l'IA, la reprise des marchés traditionnels et l'expansion des marges.
Meta (+2%) profite également des faveurs d'un broker. De source de marché, Rothschild & Co Redburn vient de relever son conseil de 'neutre' à 'achat' et de rehausser sa cible à 900$. L'intermédiaire souligne surtout la déconnexion entre la valeur actuelle de l'action et les perspectives de long terme du groupe de Mark Zuckerberg.
Steel Dynamics (-4,4%), le groupe américain de sidérurgie a publié pour son 4e trimestre fiscal des revenus de 4,4 milliards de dollars et un bénéfice net de 266 millions de dollars, ainsi qu'un bénéfice par action de 1,82$. Le consensus des analystes pour le trimestre clos se situait à 1,69$ de bénéfice ajusté par action pour 4,5 milliards de dollars de revenus. "Les équipes ont réalisé d'excellentes performances opérationnelles et financières sur l'ensemble de nos plateformes en 2025, générant un chiffre d'affaires net annuel de 18,2 milliards de dollars, un résultat d'exploitation de 1,5 milliard de dollars et un Ebitda ajusté de 2,2 milliards de dollars", résume Mark D. Millett, PDG du groupe. "Ces résultats témoignent de la robustesse et de la régularité de notre génération de trésorerie : nous avons généré 1,4 milliard de dollars de flux de trésorerie d'exploitation au cours de l'exercice, après avoir investi 450 millions de dollars dans le fonds de roulement nécessaire à la croissance de notre nouvelle plateforme de produits en aluminium. Notre rentabilité des capitaux investis après impôt, de 14% sur trois ans, atteste de la pertinence de notre stratégie d'allocation de capital à haut rendement. Nous sommes en croissance, nous rémunérons nos actionnaires et nous maintenons une forte rentabilité par rapport aux meilleurs fabricants nationaux", se félicite le dirigeant.
CoreWeave (+5,7%) bondit à Wall Street, alors que le géant des puces d'IA Nvidia (-0,6%) a décidé d'investir encore 2 milliards de dollars supplémentaires à 87,20$ par action dans son client, dans le cadre d'une extension de la collaboration entre les deux groupe et du renforcement des opérations de centres de données de CoreWeave. Le groupe "néocloud" entend construire une capacité de plus de 5 gigawatts pour ses centres de données d'IA d'ici 2030. Ce nouvel investissement de Nvidia permettra donc à ce fournisseur d'infrastructures d'IA d'accélérer l'acquisition des terrains et de l'énergie nécessaires à la construction des installations. Reuters note que Nvidia était déjà le troisième actionnaire de CoreWeave avec une participation de 6,3% pour 24,3 millions d'actions. L'entreprise double désormais presque sa participation en acquérant 23 millions d'actions supplémentaires, devenant ainsi son deuxième investisseur selon les calculs de Reuters...
USA Rare Earth (+7,8%) flambe à Wall Street et atteint une capitalisation de plus de 4 milliards, alors que selon le Wall Street Journal, le gouvernement américain va investir 1,6 milliard de dollars dans la compagnie minière. L'administration Trump intensifie en effet ses efforts pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement américaines en minéraux critiques et semi-conducteurs en convertissant les subventions fédérales aux entreprises en participations au capital dans le but de réduire la dépendance à l'égard de la Chine, ajoute Reuters, qui croit savoir que le gouvernement prendra une participation de 10% dans le cadre d'un package de financement en dette et actions. USA Rare Earth construirait ainsi une chaîne de production intégrée de terres rares et d'aimants aux États-Unis, soutenue par ce financement de 1,6 milliard dans le cadre de la loi CHIPS.
AppLovin (+2,1%). De source de marché, Needham vient de revoir sa recommandation de 'conserver' à 'achat' avec un objectif de cours de 700$. Le broker se montre confiant concernant la croissance du groupe pour l'exercice en cours.
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