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Wall Street accélère sur des espoirs de désescalade en Iran

| Boursier | 87 | 5 par 1 internautes

Alors que Trump pourrait choisir de sortir du conflit

Wall Street accélère sur des espoirs de désescalade en Iran
Credits Reuters

Wall Street accélère avant bourse ce mardi. Le S&P 500 et le Nasdaq reprennent 1,2%, tandis que le Dow Jones grimpe de 1,1%, suite aux commentaires rapportés de Donald Trump laissant entendre qu'il envisagerait de mettre un terme au conflit en Iran sans pour autant rouvrir le détroit d'Ormuz dans l'immédiat. Les cours du pétrole se stabilisent à haut niveau, avec un baril de brut WTI à 103$ et un Brent de la mer du Nord à 107$ environ. L'indice dollar perd 0,3% face à un panier de devises de référence.

Le président américain aurait déclaré à ses conseillers qu'il était prêt à mettre fin à la campagne militaire contre l'Iran même si le détroit d'Ormuz restait en grande partie fermé et à reporter à une date ultérieure la mise en place d'une opération complexe pour le rouvrir, a rapporté le Wall Street Journal lundi, citant des responsables de l'administration. La décision potentielle découlerait de la volonté de ne pas prolonger le conflit au-delà des quatre à six semaines auparavant promises.

L'article du Wall Street Journal fait suite à des menaces pourtant directes de Trump, qui avait indiqué qu'il pourrait détruire les infrastructures électriques iraniennes ainsi que les usines de désalinisation et les puits de pétrole de l'Iran, demandant à Téhéran de rouvrir le détroit sans plus attendre et d'accepter un accord avec Washington.

Selon le Wall Street Journal, citant des responsables de l'administration Trump, les États-Unis atteindraient leurs principaux objectifs : paralyser la marine iranienne et réduire l'arsenal de missiles iraniens, tout en mettant fin aux hostilités en cours. Washington entendrait maintenant exercer des pressions diplomatiques sur Téhéran pour rétablir la libre navigation dans le détroit d'Ormuz, ajoute le journal.

Officiellement, l'administration Trump maintient pourtant un discours ferme sur cette voie maritime. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré à Fox News hier que les États-Unis allaient "reprendre le contrôle" du détroit d'Ormuz d'une manière ou d'une autre, garantissant une navigation sûre grâce à des escortes américaines ou multinationales.

Notons que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part précisé dans une interview à la chaîne américaine Newsmax qu'il ne souhaitait pas déterminer de calendrier pour la fin du conflit en Iran. Il a déclaré que la guerre contre l'Iran était "au-delà du point du milieu" en termes d'objectifs, bien que ce ne soit pas le cas en termes de temps. Il a affirmé qu'Israël et les États-Unis avaient considérablement endommagé le programme nucléaire iranien, en détruisant des installations clés, tout en notant que l'Iran conserve encore des stocks d'uranium enrichi.

"À tous ces pays qui ne peuvent pas s'approvisionner en kérosène à cause du détroit d'Ormuz, comme le Royaume-Uni qui a refusé de participer à la décapitation de l'Iran, j'ai une suggestion : premièrement, achetez aux États-Unis, nous en avons en abondance ; deuxièmement, prenez votre courage à deux mains, allez au détroit et prenez-le. Vous devrez apprendre à vous défendre seuls, les États-Unis ne seront plus là pour vous aider, tout comme vous ne l'avez pas été pour nous. L'Iran est, pour ainsi dire, anéanti. Le plus dur est fait", a lancé Trump il y a quelques instants sur Truth Social.

Concernant la politique monétaire cette fois, le président de la Fed, Jerome Powell, a tenu hier soir des propos étrangement "souples" dans une intervention à Harvard, minimisant l'impact des tarifs douaniers de Trump ou bien encore des rachats obligataires sur l'inflation et se montrant optimiste quant à l'évolution de l'économie. Powell a aussi jugé qu'il n'y avait pas de risque apparent de contagion de la crise du marché du crédit privé dans le système bancaire. Le timonier de la Fed juge que les taux sont actuellement bien positionnés pour 'attendre et voir'...

Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité de statu quo monétaire le 29 avril à l'issue de la prochaine réunion reste de plus de 97%, tandis que pour la dernière réunion monétaire de l'année, le 9 décembre, les taux sont également attendus entre 3,50 et 3,75% ('proba' de 73,6%), au même niveau qu'actuellement.

Sur le front économique aux États-Unis ce mardi, les opérateurs suivront à 15 heures les indices des prix des maisons S&P / Case-Shiller et FHFA pour le mois de janvier 2026, puis à 15h45 l'indice manufacturier PMI de Chicago pour le mois de mars, et à 16 heures l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board pour le mois de mars, ainsi que le rapport JOLTS sur les ouvertures de postes pour février.

Demain, les marchés suivront aux USA le rapport d'ADP sur l'emploi privé pour le mois de mars, les ventes de détail de février, l'indice PMI manufacturier national américain de mars, ou encore l'ISM manufacturier. Jeudi, les inscriptions au chômage pour la semaine close le 28 mars et la balance commerciale de février seront surveillées. Vendredi, les opérateurs suivront le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi pour le mois de mars (consensus 60.000 créations de postes et 4,4% de chômage selon FactSet), ainsi que l'indice PMI composite final de mars et que le PMI des services.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street, FactSet, TD Synnex et McCormick & Company publient leurs comptes avant bourse ce mardi, tandis que Nike et PVH annoncent après la clôture des marchés. ConAgra, Cal-Maine et Lamb Weston annoncent demain.

Les valeurs

Nvidia et Marvell Technology ont annoncé un partenariat stratégique pour connecter Marvell à l'usine Nvidia AI et à l'écosystème AI-RAN via Nvidia NVLink Fusion, offrant aux clients s'appuyant sur les architectures Nvidia un plus grand choix et une plus grande flexibilité dans le développement d'infrastructures de nouvelle génération. Les entreprises collaboreront également sur la technologie de la photonique du silicium. De plus, Nvidia investira 2 milliards de dollars dans Marvell. "L'inflexion de l'inférence est arrivée. La demande de la génération de jetons augmente et le monde s'emballe pour construire des usines d'IA", a déclaré Jensen Huang, fondateur et DG de Nvidia. "Avec Marvell, nous permettons aux clients de tirer parti de l'écosystème et de l'échelle de l'infrastructure d'IA de Nvidia pour construire un calcul d'IA spécialisé".

Nebius Group, le spécialiste néocloud des infrastructures d'IA, a annoncé ce jour qu'il poursuivait son expansion en Europe avec un centre de données de 310 mégawatts en Finlande, qui serait l'un des plus grands du continent, avec une valeur estimée à plus de 10 milliards de dollars. La première capacité du centre de données de Lappeenranta devrait être disponible pour les clients en 2027. Une fois pleinement opérationnel, ce centre sera donc l'un des plus grands d'Europe dédiés à l'IA.

Microsoft, le géant software de Redmond, prévoit d'investir 1 milliard de dollars en Thaïlande au cours des deux prochaines années dans les services cloud et l'infrastructure d'IA, indique Reuters, citant le gouvernement thaïlandais. L'investissement comprend le développement des compétences numériques de la main-d'oeuvre thaïlandaise.

McCormick, le géant américain des assaisonnements et épices, a publié pour son 1er trimestre fiscal 2026, clos fin février, des revenus en croissance de 16,7% à 1,87 milliard de dollars et une expansion organique de 1,2%, pour un bénéfice d'exploitation porté à 228 millions et un bénéfice d'exploitation ajusté de 268 millions, à comparer aux 225 millions de l'année antérieure. Le bénéfice ajusté par action a été de 66 cents contre 60 cents un an plus tôt. Pour l'exercice, le groupe confirme ses estimations de croissance des ventes, de bénéfice opérationnel ajusté et de bpa ajusté.

McCormick confirme par ailleurs qu'il va fusionner avec la division alimentaire du colosse britannique Unilever pour créer un leader mondial des arômes. Cette fusion réunit des activités complémentaires, stratégiquement et culturellement alignées, bénéficiant d'une forte dynamique et de marques emblématiques répondant à la demande croissante des consommateurs en matière de saveurs, indiquent les deux groupes.

Cette opération devrait avoir un effet positif sur le taux de croissance du chiffre d'affaires, la marge opérationnelle et le bpa ajusté de McCormick dès la première année complète. Des synergies de coûts annuelles sont attendues à hauteur de 600 millions de dollars, nettes de réinvestissements - objectif qui serait atteint d'ici la troisième année, dont environ les deux tiers dès la deuxième année. 100 millions de dollars de synergies supplémentaires (coûts et revenus) seront réinvesties dans la croissance, indique McCormick. La nouvelle entité sera dirigée par l'équipe dirigeante de McCormick, avec une représentation de la haute direction d'Unilever Foods. McCormick conservera son nom, son siège social mondial à Hunt Valley (Maryland) et sa cotation au NYSE, son siège international étant situé aux Pays-Bas. McCormick devrait maintenir son engagement en matière de versement de dividendes, conformément à sa politique historique.

McCormick et Unilever PLC ont ainsi signé un accord portant sur le regroupement de McCormick avec les activités alimentaires d'Unilever, hors Inde et autres activités exclues, donnant naissance à un leader mondial des arômes sur des segments porteurs et à forte croissance, avec un chiffre d'affaires combiné d'environ 20 milliards de dollars pour 2025.

Unilever et ses actionnaires devraient recevoir des actions représentant 65% des capitaux en circulation de l'entité combinée, après dilution, soit 29,1 milliards de dollars sur la base du cours moyen pondéré par les volumes de McCormick sur un mois, qui s'établit à 57,84$. Unilever recevra également 15,7 milliards de dollars en numéraire, sous réserve de certains ajustements de clôture. Cela implique une valeur d'entreprise pour Unilever Foods d'environ 44,8 milliards de dollars, soit environ 13,8 fois l'Ebitda 2025, ainsi qu'une valeur d'entreprise pour McCormick d'environ 21 milliards de dollars, soit 13,8 fois l'Ebitda.

Eli Lilly a annoncé ce mardi l'acquisition de Centessa Pharmaceuticals pour plus de 6,3 milliards de dollars, afin de faire progresser les traitements des troubles du cycle veille-sommeil. Lilly et Centessa, société biopharmaceutique en phase clinique développant une nouvelle classe de médicaments pour le traitement de la somnolence diurne excessive et d'autres affections neurologiques, ont annoncé ainsi un accord définitif portant sur l'acquisition de Centessa par Lilly.

Centessa développe un portefeuille d'agonistes du récepteur de l'orexine 2 (OX2R) conçus pour cibler le système neurobiologique essentiel au cycle veille-sommeil, afin de traiter la somnolence diurne excessive et les troubles de l'éveil. Son principal candidat-médicament expérimental, le cleminorexton (anciennement ORX750), a démontré un profil "potentiellement exceptionnel" lors d'études cliniques de phase 2a menées dans le cadre de la narcolepsie de type 1, de la narcolepsie de type 2 et de l'hypersomnie idiopathique.

Lilly acquerra la totalité du capital émis et à émettre de Centessa (y compris les American Depositary Shares) pour 38$ en cash par action, plus un droit à valeur contingente (CVR) non transférable donnant droit à son détenteur de recevoir jusqu'à 9$ au total, sous réserve de la réalisation d'étapes, pour une contrepartie potentielle totale par action pouvant atteindre 47$.

Biogen Idec, le géant biotechnologique américain, va s'offrir Apellis Pharmaceuticals pour 5,6 milliards de dollars, étendant ainsi son portefeuille dans les maladies rares et l'immunologie. Selon les termes de l'accord, les actionnaires d'Apellis recevront 41$ par titre en cash, ce qui représente une prime généreuse de 140% environ sur les derniers cours avant l'annonce. Les actionnaires seront par ailleurs éligibles à deux paiements additionnels de 2$ par titre chacun, sous réserve de certaines étapes de ventes pour le traitement des désordres oculaires Syfovre.

FactSet prend de la hauteur avant bourse à Wall Street, la plateforme numérique financière globale ayant publié pour son 2e trimestre fiscal des revenus GAAP de 611 millions de dollars en croissance de 7%, pour une marge opérationnelle ajustée en repli de 230 pb à 35% et un bénéfice ajusté par action en croissance de 4% à 4,46$. Revenus et bpa dépassent ainsi... le consensus FactSet (!). Sur l'exercice 2026, les revenus sont attendus entre 2,45 et 2,47 milliards de dollars, pour un bpa ajusté allant de 17,25 à 17,75$.

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