Wall Street a terminé l'exercice 2025 sur un gain de 16,3% sur le S&P500
Le Nasdaq a grimpé de plus de 20% !
Wall Street a terminé l'exercice 2025 dans le calme mercredi soir, à l'image du Dow Jones qui a cédé 0,63% à 48.063,29. points. Le S&P-500 a perdu 0,74%, à 6.845,50 points, tandis que le Nasdaq a reculé de son côté de 0,76% à 23.241,99 points. Sur l'ensemble de l'année, le Dow Jones affiche un gain confortable de 12,97%, le S&P 500 a grimpé de 16,39% et le Nasdaq de 20,36%.
Les trois principaux indices américains ont connu un parcours irrégulier, marqué par l'incertitude initiale générée par la l'annonce des droits de douane de Donald Trump au printemps dernier, mais aussi par l'engouement alimenté par le développement rapide de l'intelligence artificielle : symbole du secteur, Nvidia a flambé de 39% sur l'ensemble de l'année au cours de laquelle il est devenu le premier groupe coté en Bourse à atteindre une capitalisation de 5.000 milliards de dollars. Le secteur des services de communication a lui profité du bond d'Alphabet, maison-mère de Google, qui a réalisé sa meilleure performance annuelle depuis 2009 avec un bond de 65%.
En 2026, après les récentes baisses de taux intervenues outre-Atlantique, les décisions monétaires de la Fed resteront déterminantes, entre un marché du travail plus incertain, une inflation résiduelle persistante et une pression politique constante. Les anticipations d'une nouvelle gouvernance de la banque centrale américaine plus accommodante après l'arrivée à échéance du mandat de Jerome Powell en mai prochain ont alimenté récemment les spéculations sur de prochaines baisses de taux, surtout à partir du second semestre 2026.
Cette semaine, les opérateurs ont ainsi été particulièrement attentifs à la publication des "minutes" de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale au cours de laquelle celle-ci a procédé à une troisième baisse consécutive des taux et a maintenu ses prévisions d'une seule réduction en 2026. Les responsables de la Banque centrale américaine restent ainsi toujours aussi divisés sur la façon de naviguer entre la faiblesse du marché du travail et une inflation toujours élevée, et la trajectoire de taux pour 2026 s'en trouve incertaine... D'autant que Donald Trump s'apprête donc à nommer un nouveau président de la Fed pour succéder à Jerome Powell. Le locataire de la Maison blanche a fait savoir de son côté qu'il annoncerait le nom de son candidat en janvier.
La décision de la Réserve fédérale américaine au début du mois de commencer à acheter des obligations d'Etat à court terme a été prise après une recommandation du comité et alors que les responsables ont jugé que le niveau des réserves était tombé dans une fourchette cible "ample", souligne ainsi le compte rendu de cette réunion. "Les participants ont généralement souligné l'importance de communiquer sur le fait que les RMP (reserve management puchases) seraient effectués uniquement pour assurer le contrôle des taux d'intérêt et le bon fonctionnement du marché, et n'avaient aucune implication sur l'orientation de la politique monétaire", est-il noté dans les "minutes". Le président de la Fed, Jerome Powell, avait utilisé quasiment les mêmes termes lors de la conférence de presse qu'il a tenue à l'issue de la réunion monétaire du 10 décembre dernier. Lors de cette même réunion, la Fed a mis en évidence des signes laissant penser que les réserves étaient retombées, après avoir atteint des niveaux abondants, à une fourchette "ample", une évaluation dont les responsables de la Fed se sont fait l'écho, toujours selon le compte-rendu. Il a été indiqué aux décideurs de la Fed qu'il serait "prudent" de commencer bientôt les achats de réserves à un "rythme quelque peu élevé" jusqu'à la fin du mois d'avril, puis de réduire leur rythme par la suite. Les membres de la Fed étaient "généralement d'accord" sur le besoin de flexibilité pour ajuster la taille et le calendrier des achats de réserves, montrent enfin les "minutes"...
Sur le marché des métaux, l'or et l'argent sont restés haut perchés après leurs récents records, à l'image du métal jaune qui est revenu à 4.315$ l'once. Sur le Nymex, le baril de brut WTI (contrat février) s'est inscrit encore en berne à 57,80$. Du côté des devises, l'euro a terminé à 1,1750/$, tandis que le Bitcoin est revenu à 88.700$ à l'issue d'une deuxième partie d'année chahutée.
Les valeurs
Nike a grimpé de 2,2% à Wall Street mercredi. Un document déposé auprès de la SEC a indiqué que le directeur général Elliott Hill avait acheté des actions à hauteur de 1 million de dollars, soit 16.388 actions à 61,1$ l'unité, lundi. Tim Cook, directeur général d'Apple (-0,4%) et membre du conseil d'administration de Nike, a également accumulé des titres pour un montant de 3 millions de dollars la semaine dernière. L'amélioration récente des ventes en Amérique du Nord encourage certains investisseurs à redevenir plus offensifs sur le dossier, alors que Nike a perdu19% depuis le début de l'année en bourse, et est en passe de connaître sa quatrième année consécutive de baisse à Wall Street. Sur le trimestre clos, 2e trimestre fiscal de l'exercice décalé 2026, le groupe a largement dépassé les attentes de marché, réalisant un bénéfice dilué par action de 53 cents pour des revenus en croissance de 1% à 12,43 milliards de dollars. En devises locales, les revenus ont été quasiment stables. Les revenus wholesale ont progressé de 8% à 7,5 milliards de dollars, tandis que ceux de Nike Direct se sont tassés de 8% à 4,6 milliards de dollars. Parmi les éléments clés de ces trimestriels, les revenus digitaux ont régressé sur la marque Nike, et les revenus en Grande Chine ont chuté de 17% à 1,42 milliard de dollars (-21% pour les chaussures), contre +9% en Amérique du Nord à 5,63 milliards de dollars et +3% en zone EMEA à 3,39 milliards de dollars. La marge brute trimestrielle a décliné de 300 points de base à 40,6% avec les droits de douane. Le bénéfice net a été de 0,8 milliard, en recul d'un tiers en glissement annuel... La répartition de l'Ebit sur le trimestre clos montre une régression de 8% en Amérique du Nord à 1,26 milliard, une baisse de 12% en zone EMEA à 733 millions, une chute de 49% en Grande Chine à 191 millions de dollars, ainsi qu'une correction de 15% sur la région Asie Pacifique & Amérique latine à 389 millions.
Amerant Bancorp areculé de 1,2%, alors que la banque régionale a présenté les grandes tendances de qualité de ses actifs au 4ème trimestre. Le groupe bancaire prévoit ainsi de rétrograder 112,6 millions de dollars de prêts en prêts non productifs au T4, une opération en partie compensé par des remboursements, des passations en pertes et des ventes de prêts. La maison de courtage Stephens estime que cette mise à jour du 4ème trimestre est "décevante", mais "mineure" par rapport aux mises à jour précédentes. "On s'attendait à ce que le 3e trimestre marque le point culminant de la migration négative du crédit" a commenté Stephens, la réduction de la volatilité de la qualité des actifs étant essentielle à la réévaluation potentielle du titre en bourse...
La Food and Drug Administration a refusé d'approuver le médicament de Corcept Therapeutics (-50%) pour le traitement d'un trouble hormonal rare. La société a déclaré que la FDA ne pouvait pas parvenir à une évaluation favorable des avantages et des risques de son traitement bloquant les hormones, connu sous le nom de relacorilant, sans que Corcept ne fournisse des preuves supplémentaires de son efficacité... "Nous rencontrerons la FDA dès que possible pour discuter de la meilleure voie à suivre", a expliqué Joseph Belanoff, directeur général de Corcept. La société testait le relacorilant comme traitement pour les patients souffrant d'hypertension secondaire à l'hypercortisolisme. L'hypercortisolisme, également connu sous le nom de syndrome de Cushing, survient lorsque l'organisme est exposé à une forte activité du cortisol...
Vanda Pharmaceuticals (+25,4%) a annoncé que les autorités sanitaires américaines avaient finalement approuvé Nereus, un traitement oral destiné à la prévention du mal des transports. La direction du groupe a précisé que cette approbation était la première depuis près de 40 ans dans le cadre de cette indication... Vanda Pharmaceuticals Inc est une société biopharmaceutique qui se consacre au développement et à la commercialisation de thérapies visant à répondre à d'importants besoins médicaux non satisfaits et à améliorer la vie des patients.
TransDigm (+1%) va acheter Stellant Systems, société de portefeuille d'Arlington Capital Partners, pour environ 960 millions de dollars en cash, y compris certains avantages fiscaux. Stellant, dont le siège social se trouve à Torrance, en Californie, est un concepteur et un fabricant mondial de composants et de sous-systèmes électroniques de haute puissance destinés au marché final de l'aérospatiale et de la défense. "Stellant a établi des positions dans une gamme diversifiée de plates-formes commerciales et de défense, ajoutant de nouveaux produits et services au portefeuille de TransDigm", a déclaré Mike Lisman, directeur général de TransDigm.
Trump Media & Technology Group pointe en hausse de 5,3% à 13$ à Wall Street, l'entreprise du président américain ayant annoncé son intention de distribuer un nouveau jeton numérique à ses actionnaires en partenariat avec Crypto.com. "Trump Media prévoit que, dans un avenir proche, chaque propriétaire bénéficiaire final sera admissible à recevoir un des nouveaux jetons numériques par action entière de DJT", a expliqué la société. Diverses récompenses, qui peuvent inclure des réductions ou des avantages liés aux produits de Trump Media, seront également disponibles pour les détenteurs de jetons tout au long de l'année.
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