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Clôture Wall Street : les marchés toujours sous pression

| Boursier | 249 | Aucun vote sur cette news

Alors que l'incertitude géopolitique persiste, les pétroles s'envolent de plus de 15% sur la semaine...

Clôture Wall Street : les marchés toujours sous pression
Credits Dids

Au terme d'une semaine tendue avec la montée en puissance du conflit au Moyen-Orient, les marchés américains terminent une nouvelle fois, dans le rouge soutenu. A la fermeture des marchés, le S&P 500 cède -0,61%, revenant à 6.632 pts. Sur la semaine, l'indice décroche de -2,41%. Le Dow Jones redonne -0,26%, tombant à 46.558 pts. Cette semaine les valeurs industrielles décrochent de -2,48%. La glissade du Nasdaq est également soutenue. Le Composite décroche de -0,63% ce vendredi, revenant à 22.105 pts. En glissement hebdomadaire, l'indice se replie de -2,6%.
Malgré quelques tentatives de résistance, la prudence se maintient à Wall Street. Les craintes persistent en l'absence de résolution du conflit en Iran. Malgré les sanctions frappant Moscou, les Etats-Unis viennent d'accorder une dérogation de 30 jours aux Etats pour l'achat de produits pétroliers russes, ce qui laisse entrevoir la perspective d'un conflit s'inscrivant dans la durée. La volonté est cependant de stabiliser les marchés des énergies, qui subissent des fluctuations erratiques depuis les débuts du conflit.
Les investisseurs se montrent également très attentifs aux indices préoccupants concernant le marché du crédit privé, avec des limitations de retraits affectant plusieurs grands noms de la finance.
Manifestement, les marchés affichent aujourd'hui leur défiance envers la promesse de Donald Trump d'un conflit de courte durée en Iran. La dérogation accordée par la Maison Blanche sur le pétrole russe -valable jusqu'au 11 avril- confirme indirectement que le président américain n'est pas véritablement certain de ses engagements. Washington multiplie donc les mesures pour tenter de maîtriser la flambée des cours du brut, alors que le conflit est parvenu à bloquer la circulation et donc la sortie des cargos par le détroit d'Ormuz.

Le conflit au Moyen-Orient entre dans son 14e jour, même si Trump a déclaré, mercredi, que les Etats-Unis cherchent à "terminer le travail" à brève échéance. Dans le même temps, l'Iran joue la montre sur les approvisionnement en pétroles et indirectement, sur la capacité de production et la vitalité économique des pays importateurs. Le nouveau guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré que le détroit d'Ormuz devait rester fermé, et qu'il ne reculerait pas dans la guerre au Moyen-Orient. Pour ses premières déclarations depuis son accession au pouvoir, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, qui succède à son père assassiné, a estimé : "La possibilité de fermer le détroit d'Ormuz doit absolument continuer d'être utilisée", et d'ajouter : "Des études ont été menées sur l'ouverture d'autres fronts où l'ennemi a peu d'expérience et serait extrêmement vulnérable. Leur activation aura lieu si l'état de guerre persiste et conformément aux intérêts nationaux".
Selon 'Reuters', citant un responsable iranien, Mojtaba Khamenei aurait été légèrement blessé mais continuerait d'exercer ses fonctions.

Ce vendredi, le ton de Trump reste offensif. Le président américain a menacé l'Iran de nouvelles attaques. "Nous sommes en train d'anéantir totalement le régime terroriste iranien, militairement, économiquement et à tous les niveaux. Pourtant, à lire le New York Times, ce journal en déclin, on pourrait croire, à tort, que nous ne sommes pas en train de gagner. La marine iranienne a disparu, son armée de l'air n'existe plus, ses missiles, ses drones et tout le reste sont décimés, et ses dirigeants ont été rayés de la carte. Nous disposons d'une puissance de feu sans égale, de munitions illimitées et de tout le temps nécessaire. Voyez ce qui arrive à ces fanatiques aujourd'hui. Ils ont tué des innocents partout dans le monde pendant 47 ans, et maintenant, moi, le 47e président des États-Unis d'Amérique, je les élimine. Quel honneur !", a lancé Trump sur Truth Social.

Sur le front macroéconomique

Face à l'actualité internationale, l'impact de l'actualité économique est moins puissant. Ce vendredi aux Etats-Unis, les marchés ont pourtant pris connaissance des chiffres des commandes de biens durables pour janvier 2026. Elles sont ressorties stables contre +0,5% de consensus, et +0,4% hors transport. Le PIB du 4e trimestre est révisé à +0,7% contre +1,4% précédemment. La croissance du PIB ressort à +2,1% sur l'ensemble de l'année 2025 (+2,8% en 2024). Les revenus et dépenses des ménages pour janvier sont en hausse de +0,4%, des niveaux proches du consensus. Comme attendu, l'indice des prix 'core PCE' gagne +0,4% d'un mois sur l'autre.

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour le mois de mars 2026 s'est établi à 55,5, contre un consensus FactSet de 55,3 et une lecture de 56,6 pour le mois antérieur. L'indice des anticipations d'inflation à un an s'affiche stable à 3,4%...

Les ouvertures de postes aux Etats-Unis pour le mois de janvier 2026 mesurées par le rapport JOLTS du Département au Travail se sont affichées à 6,946 millions d'unités, contre 6,75 millions de consensus et 6,55 millions pour la lecture révisée du mois antérieur.

Pétroles et devises

Le conflit en Iran continue de générer des turbulences sans précédent sur les marchés pétroliers et affecterait 7,5% de l'offre mondiale, et une part encore plus importante des exportations, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). "La guerre au Moyen-Orient engendre la plus grande perturbation de l'approvisionnement jamais enregistrée sur le marché pétrolier mondial", indique l'AIE dans le rapport mensuel, publié jeudi. L'AIE considère que le conflit réduirait l'offre mondiale de pétrole de 8 millions de barils par jour ce mois-ci, soit près de 250 millions de barils au total. Le trafic maritime à travers le détroit d'Ormuz, par lequel transitaient 20 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés l'an dernier, a chuté de plus de 90% selon l'AIE.

Dans le contexte d'incertitudes au Moyen-Orient et en l'absence de fluidité de circulation des cargos en sortie du golfe persique, les tensions sur cours de l'or noir persistent. Même si l'AIE a indiqué que les Etats membres allaient libérer une quantité record d'environ 400 millions de barils de pétrole afin d'atténuer les pressions sur les prix des énergies, l'emballement sur les cours se poursuit ce vendredi... Le baril de brut WTI est au contact de 100$, à 99,35$ sur une hausse de +3,10%. Sur la semaine, la référence pétrolière américaine bondit de +15,11%.
Le baril de Brent de mer du Nord s'inscrit désormais franchement au-dessus des 100$, à 103,89$. La référence pétrolière européenne progresse de +16,39% cette semaine.
Du côté des devises, le dollar gagne +0,46% ce vendredi, et s'apprécie de +1,85% sur la semaine. Face à la monnaie européenne, le billet vert s'échange désormais 0,876 euro.
L'once d'or termine la semaine à 5.019 $, en recul de -1,35%.
Le Bitcoin se reprend de +0,96% à 70.808$.

Les valeurs

* Lennar (+2,62% à 94,96$). Le promoteur immobilier américain a publié un bénéfice ajusté trimestriel par action de 88 cents, ratant le consensus, alors qu'il avait dégagé l'an dernier, à la même période, un bpa ajusté de 2,14$. Les revenus trimestriels ont totalisé 6,62 Mds$, manquant également le consensus, (7,63 Mds$ sur la période correspondante de l'an dernier). Le bénéfice net a représenté 229 M$. Les commandes nouvelles ont progressé de +1% à 18.515 logements. Le backlog a atteint 15.588 logements avec une valeur de 6 Mds$.

* Ulta Beauty (-14,24% à 535,72$). Le spécialiste américain des produits de beauté décroche à Wall Street. Les comptes trimestriels, publiés jeudi soir, sont ressortis en ligne mais sans plus avec le consensus de marché. Le bénéfice ajusté par action s'est établi à 8,01$ (8,46$ sur la période comparable de l'an dernier). Les revenus ont totalisé 3,9 Mds$ (3,5 Mds$ pour la période correspondante, l'année précédente). Les revenus se sont appréciés de +11,8% sur le 4e trimestre et de +9,7% sur l'exercice. La croissance à comparable a été de +5,8% sur la période trimestrielle close et +5,4% sur l'exercice. Le groupe envisage pour l'exercice 2026 une croissance des ventes de 6 à 7%, ainsi qu'une augmentation du bpa dilué de 9,4 à 11,4%.

* Adobe (-7,58% à 249,32$). L'action plonge à Wall Street, alors que le groupe software a battu le consensus de profit pour le trimestre clos et annoncé le départ programmé de son directeur général.
Shantanu Narayen quittera ses fonctions de DG après 18 ans à ce poste, mais restera président du Conseil d'administration et travaillera avec Frank Calderoni, administrateur indépendant principal, au cours des prochains mois afin de trouver un successeur. Narayen a décidé de quitter ses fonctions après la nomination de son successeur. Frank Calderoni a été nommé à la présidence du comité spécial chargé de piloter le processus de sélection des candidats, internes et externes.
Le groupe fait face à l'essor de l'IA et s'adapte en intégrant de nouvelles fonctionnalités à ses logiciels de création. Depuis le début de l'année, le titre perd 1/5 de sa valeur en bourse avec les inquiétudes sur le secteur software.
Pourtant, Adobe vient de publier un 1er trimestre fiscal record, réalisant des revenus de 6,4 Mds$ en croissance de 12% en données publiées et 11% à devises constantes, pour un bpa dilué ajusté de 6,06$. Le chiffre d'affaires récurrent annuel total (ARR) à la fin du trimestre s'élevait à 26,06 Mds$. Le résultat net GAAP a été de 1,89 Md$ et le résultat net ajusté de 2,49 Mds$ sur la période close. Les flux de trésorerie d'exploitation du 1er trimestre ont atteint un niveau record de 2,96 Mds$. En fin de trimestre, les obligations de performance restantes (RPO) s'élevaient à 22,22 Mds$. Pour le 2e trimestre, Adobe prévoit un chiffre d'affaires compris entre 6,43 et 6,48 Mds$, pour un bpa ajusté de 5,80 à 5,85$.

* Meta (-3,83% à 613,71$). La maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp aurait, selon le New York Times, reporté la sortie de son nouveau modèle d'IA, baptisé Avocado, au moins jusqu'au mois de mai. La sortie était prévue ce mois. La performance du nouveau modèle s'afficherait actuellement entre celle de Gemini 2.5 et celle du Gemini 3 de Google (Alphabet), selon Reuters. La sortie pourrait avoir lieu en mai ou juin. En janvier, Meta avait affiché des plans de dépenses massifs allant de 115 à 135 Mds$ sur l'année, le groupe ambitionnant en particulier d'atteindre la fameuse "superintelligence" qui dépasserait les capacités humaines.

* Apple (-2,21% à 250,12$). Selon Reuters, le groupe californien a annoncé une baisse des commissions prélevées sur son App Store en Chine continentale, décision favorable aux développeurs chinois, suite aux pressions exercées par les autorités locales de régulation sur le 2e marché du groupe. Les commissions sur les achats intégrés et les transactions payantes passeront ainsi de 30 à 25% à compter de dimanche. Pour les développeurs participant aux programmes partenaires 'Petites entreprises' et 'Mini-applications', la commission sera réduite de 15 à 12%, selon Reuters.

* Nvidia (-1,58% 180,25$). Le groupe tient sa conférence annuelle des développeurs, la GTC, du 16 au 19 mars à San Jose, en Californie. Jensen Huang montera sur scène lundi pour lancer la conférence, et devrait dévoiler des produits et partenariats destinés à maintenir le fabricant de puces d'IA en tête de son marché. Cette conférence GTC est l'événement de prédilection de Huang pour présenter les avancées de Nvidia en matière d'IA, des puces et centres de données aux logiciels (CUDA), en passant par les agents d'IA ou la robotique.

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