Ouverture Paris : le CAC40 reperd 1,2%
Les cours du pétrole remontent, toujours à l'écoute de la situation dans le Golfe persique
LA TENDANCE
Le début de semaine est négatif ce lundi en bourse de Paris (-1,20% sur le CAC 40 à 8.330 pts) après le vif rebond de vendredi (+1,97%) dans la foulée de l'annonce de la réouverture du détroit d'Ormuz... qui s'est rapidement refermé ce week-end. Vendredi soir, les marchés américains avaient auparavant terminé sur des sommets historiques avec un indice S&P 500 en hausse de 1,2%, à 7.126 pts (+3,48% sur la semaine). En séance, le S&P a même touché un nouveau record à 7.129 pts. Le Dow Jones a gagné 1,79%, à 49.447 pts et le Nasdaq Composite a inscrit lui aussi un nouveau sommet à 24.519 pts. En pré-séance, les indices US retombent logiquement ce lundi...
La saisie par les Etats-Unis d'un cargo iranien tentant de contourner le blocus américain dans le golfe d'Oman a renforcé au 52e jour du conflit les inquiétudes sur le sort du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran qui expire dans la nuit de mardi à mercredi, faisant craindre une impasse diplomatique au Moyen-Orient. Les cours du pétrole remontent à 95$ le brent ce matin... Le commandement de l'armée iranienne a prévenu dimanche soir que l'Iran répondrait sous peu à ce "braquage maritime", estimant qu'il s'agit d'une violation du cessez-le-feu de 15 jours conclu entre les deux camps. Parallèlement, la presse officielle iranienne a rapporté que Téhéran n'enverrait pas ce lundi de délégation au Pakistan pour participer à une deuxième session de négociations avec Washington, après l'échec d'une première réunion à Islamabad, il y a neuf jours.
Israël, de son côté, qui est censé avoir conclu une trêve de 10 jours au Liban, continue d'occuper le sud du pays et son armée a exhorté lundi les habitants à ne pas s'approcher des zones proches du fleuve Litani, dans le cadre d'une campagne militaire présentée comme destinée à démanteler le Hezbollah, soutien de l'Iran.
Donald Trump avait déclaré dimanche que des représentants américains se rendraient malgré tout ce lundi à Islamabad au Pakistan afin de soumettre à la partie iranienne ce que le président américain qualifie de "d'accord très équitable et raisonnable". Reprenant des menaces déjà brandies au début du mois, il a ajouté que, si Téhéran n'acceptait pas ce deal, l'armée américaine détruirait toutes les centrales électriques du pays et chacun de ses ponts.
Les cours pétrole remontent donc ce matin à 95$ le brent. L'euro revient à 1,1780/$. Le bitcoin campe à 74.115$.
VALEURS EN HAUSSE
Viridien remonte de 11% avec SoiTec (+10%) et OVH (+8%)
Lumibird : +5% avec M&P (+4%), Exail (+3%) et North Atlantic
Total Energies (+2%) suivi de Aubay, DBV, Technip Energies
Rubis : +2%. Le distributeur français de carburants étudierait une potentielle fusion avec Puma Energy, la compagnie pétrolière du groupe Trafigura, selon des sources proches du dossier citées par 'Bloomberg'. Rubis envisagerait de financer cette opération en numéraire et en actions. Puma Energy, distributeur de carburants, de lubrifiants et de bitume en Amérique centrale et en Afrique subsaharienne, pourrait être valorisée jusqu'à 2,5 milliards d'euros dans le cadre de cette opération, d'après certaines des sources de l'agence. Les discussions seraient en cours et les entreprises pourraient encore renoncer à l'opération. L'acquisition de Puma permettrait à Rubis d'étendre sa présence géographique au-delà de l'Europe, de l'Afrique et des Caraïbes. Trafigura, quant à elle, se désengagerait partiellement d'une activité déficitaire pendant des années, avant de connaître un récent redressement. En septembre dernier, Rubis avait indiqué explorer différentes options avec des entreprises industrielles et financières, à la suite d'un article de 'Bloomberg' mentionnant CVC Capital Partners et Trafigura parmi les acquéreurs potentiels du distributeur de carburants.
Vallourec : +1,5% avec Voltalia, EdS, Ramsay
Carrefour (+0,5%) a annoncé la signature d'un accord avec Aydin, propriétaire de l'enseigne A101, en vue de la cession de la participation de 89 % détenue conjointement par Carrefour (32%) et Sabanci (57%) dans CarrefourSA. Cette opération s'inscrit dans le cadre de la revue stratégique initiée par Carrefour au début de l'année 2025 et témoigne de la gestion dynamique du portefeuille d'actifs du Groupe. Cette opération n'aura pas d'impact financier significatif pour Carrefour. CarrefourSA exploite en Turquie un réseau multi-format de 1.237 magasins au 31 décembre 2025. En 2025, la société a généré un chiffre d'affaires de 1,9 milliard USD. À l'issue de la transaction, l'enseigne continuera d'opérer sous la marque CarrefourSA pendant une durée minimum de 2 ans dans le cadre d'un accord de licence de marque. La réalisation de l'opération est soumise à l'approbation des autorités de la concurrence et aux conditions usuelles.
VALEURS EN BAISSE
Coty : -4% suivi de S30, Ubisoft, Eramet
Lagardère : -3% avec Séché
Manitou : -2,5% avec Altarea, Saint-Gobain, Essilor, Hermès, Seb
Vicat : -2% suivi de Stellantis, Forvia, Safran, Euroapi, Nexity, GL Events, LVMH, Planisware, Vivendi
Sanofi (-2%) Le vaccin contre la COVID-19 à base de protéines et non-ARNm de Sanofi, Nuvaxovid (NVX-CoV2705), a démontré une réactogénicité systémique -les effets secondaires attendus pouvant survenir après la vaccination- statistiquement significativement plus faible par rapport au dernier vaccin à ARNm contre la COVID-19 de Moderna, mNEXSPIKE (mRNA-1283), sur l'ensemble des critères d'évaluation prédéfinis de l'étude COMPARE. Cette étude randomisée en double aveugle, qui a recruté 1.000 adultes aux Etats-Unis, a été présentée au Congrès mondial de la Société européenne de microbiologie clinique et des maladies infectieuses (ESCMID) à Munich, en Allemagne. Ces résultats mettent en lumière un défi persistant : malgré la fin de la pandémie, la COVID-19 continue d'entraîner un nombre important d'hospitalisations et de décès dans le monde entier, tout en exerçant une pression considérable sur les systèmes de santé lors des pics saisonniers. Dans l'étude COMPARE, lorsque des effets secondaires se sont produits avec le Nuvaxovid, ils étaient moins graves et de plus courte durée que ceux observés avec le mNEXSPIKE. Une analyse des données a montré que les symptômes systémiques graves -réactions concernant l'ensemble de l'organisme, telles que fatigue, maux de tête ou fièvre- qui empêchent les personnes de mener leurs activités quotidiennes normales étaient plus de 50% moins fréquents avec le Nuvaxovid, touchant moins de 1 personne sur 10 ayant reçu ce vaccin, contre 1 personne sur 5 ayant reçu le mNEXSPIKE. Les symptômes locaux graves (réactions au site d'injection telles que douleur, rougeur ou gonflement) avec le Nuvaxovid étaient rares et plus de 75% moins fréquents par rapport au mNEXSPIKE. Cela s'est reflété dans l'expérience vécue par les participants à l'étude : ceux qui avaient reçu le Nuvaxovid étaient presque 2 fois plus nombreux que les receveurs du mNEXSPIKE à déclarer qu'ils choisiraient sans doute le même type de vaccin l'année suivante. L'étude a atteint son critère d'évaluation principal. Au-delà des paramètres cliniques, l'étude COMPARE a également recueilli les résultats rapportés par les patients, confirmant la pertinence, en situation réelle, du profil de tolérance du Nuvaxovid. Les receveurs du Nuvaxovid ont signalé moins de perturbations dans leurs activités quotidiennes, notamment au travail, à l'école, dans leurs loisirs et leurs responsabilités familiales, au cours des 7 jours suivant la vaccination. Il convient de noter que plus de la moitié des participants ont signalé avoir planifié leur vaccination un jour spécifique de la semaine en anticipant les éventuels effets secondaires, ce qui montre à quel point les inquiétudes liées à la tolérance influencent le comportement en matière de vaccination. Ces résultats suggèrent qu'une meilleure expérience de tolérance au vaccin pourrait favoriser une plus grande confiance dans celui-ci et une plus grande disposition à renouveler l'immunisation chaque année.
Groupe ADP : -1,5% avec Mersen, Ose, Emeis
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