Mi-séance Paris : toujours en baisse, le CAC 40 se rapproche des 8.000 points
Aucune accalmie ne se dessine sur les marchés obligataires.
LA TENDANCE
Le mouvement de baisse continue sur les marchés boursiers et le CAC40 se rapproche un peu plus du seuil des 8.000 points. En baisse de 0,6% autour de 8.065 points en fin de matinée, le CAC 40 subit de nouveaux dégagements sur le secteur du luxe ou bancaire.
Le prix du baril de Brent continue à s'afficher à un niveau élevé, au-dessus de 108$. Aucune accalmie ne se dessine sur les marchés obligataires : le rendement de l'OAT 10 ans est monté ce matin jusqu'à 4,55%, ce qui maintient un spread de 100 points de base par rapport aux taux allemands. Aux Etats-Unis, le "10 ans" a dépassé hier les 5%, un niveau inédit depuis 2007.
Les investisseurs ont en ligne de mire le principal rendez-vous du mois, à savoir la très attendue réunion de la Fed demain soir. Jusqu'à peu très partagés, les investisseurs penchent désormais nettement, à plus de 92% selon le sondage FedWatch de CME Group, pour un tour de vis de 25 points de base sur les taux directeurs.
VALEURS EN HAUSSE
Seule hausse significative sur le CAC 40, Thales gagne plus de 3% à 238 euros. L'UGAP a sélectionné, suite à la procédure de consultation, les prestations portées par le groupement Atos, Open et Thales pour ses marchés PEC (prestations réalisées dans un environnement cloud) et EIR (prestations d'exploitation informatique et réseau), et ce pour une durée de quatre ans. Atos, mandataire du lot PEC et Open, mandataire du lot EIR, s'allient donc à Thales, qui vient compléter l'expertise du groupement en sécurité et souveraineté numérique. Ces marchés s'adressent aux ministères, collectivités territoriales, établissements publics, établissement de santé, caisses et entreprises et plus largement à l'ensemble des clients de l'UGAP. Ils visent à accompagner leur transformation sur l'ensemble du territoire, DROM-COM inclus, pour toutes prestations de services concernant les infrastructures informatiques et les services associés aux clouds publics ou privés.
DMS Group (+11% à 1,08 euro) a enregistré un EBITDA de 2,6 ME au 1er semestre 2026, en progression soutenue de +52% par rapport au 1er semestre 2025. La marge d'EBITDA semestrielle 2026 s'est ainsi établie à 11,7%, contre 7,2% un an plus tôt et 9,1% sur l'ensemble de l'exercice 2025. Dans un contexte de marché adverse, marqué par un repli de l'activité (-6%), le spécialiste des systèmes d'imagerie médicale note que cette nouvelle amélioration traduit les effets des actions engagées en matière de performance opérationnelle, en ligne avec les orientations et les objectifs du plan stratégique Imaging 2027. Le résultat opérationnel courant progresse de +185% au 1er semestre 2026, pour s'établir à 1,4 ME. Le résultat net consolidé s'établit à 0,5 ME, contre une légère perte nette au 1er semestre 2025.
Delfingen (+6% à 31,2 euros) a confirmé l'amélioration de sa rentabilité au premier semestre. Les objectifs annuels sont réaffirmés : une stabilité du chiffre d'affaires à taux de change constant, une marge opérationnelle courante supérieure à 7,5% et un levier d'endettement inférieur à 2,25 fois.
VALEURS EN BAISSE
En forte hausse hier en tant que bénéficiaires potentiels d'un ralentissement de la course aux investissements en IA, CapGemini et Dassault Systèmes refluent ce mardi d'environ 3%.
AXA perd un peu de terrain (-0,9% à 43,3 euros) après la présentation de son plan stratégique 2027-2029 ainsi que ses objectifs financiers. L'assureur vise un taux de croissance annuelle composé (TCAC) du résultat opérationnel par action compris entre 7% et 9% de 2026 à 2029, une rentabilité opérationnelle des capitaux propres (ROE) logée entre 15% et 17% sur la période, un TCAC de la valeur comptable par action, dividendes cumulés inclus, vers le milieu de la dizaine de pourcent, et environ 25 milliards d'euros cumulés de "remontées de trésorerie" organiques sur la période.
LVMH (-2% à 409 euros) est sur le point de perdre son titre d'entreprise française la mieux valorisée et de sortir du classement des 10 plus grandes sociétés cotées en Europe. Le numéro un mondial du luxe pèse en effet désormais très légèrement moins lourd que L'Oréal en Bourse à moins de 202 milliards d'euros. Ce recul fait sortir LVMH du top 10 européen pour la première fois depuis 2017. Un palmarès dominé par ASML, Roche et HSBC.
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