Clôture Paris : le CAC40 cède un peu de terrain
L'or enchaîne les sommets...
Stable hier après un nouveau record de 8.378 points en séance, le CAC 40 se tasse, ce mardi, de -0,14%, revenant à 8.347 points alors que les records se sont enchaînés à Wall Street hier soir, et à Tokyo ce matin.
A Paris ce mardi, le secteur du BTP et des infrastructures de transport ainsi que la Défense subissent des prises de bénéfices.
Sur le plan macroéconomique, selon les données du ministère de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, le déficit du budget de l'Etat français s'est établi à 155,4 milliards d'euros à fin novembre 2025 ce qui marque un ralentissement par rapport aux 172,5 MdsE enregistrés à fin novembre 2024.
Le projet de budget, dans sa version remaniée par le Sénat, revient ce mardi devant l'Assemblée nationale. Le gouvernement entend ramener le déficit public à un maximum de 5% du produit intérieur brut (PIB) en 2026, alors que le PLF prévoit actuellement un déficit de -5,3%. Sébastien Lecornu s'est engagé à ne pas recourir au 49.3 permettant d'adopter le texte sans vote de l'Assemblée. Finalement, il pourrait y recourir face au blocage des parlementaires, encourant alors le risque d'un dépôt d'une nouvelle motion de censure à son encontre.
Outre-Atlantique, la séance est marquée par la publication de l'indice des prix à la consommation de décembre 2025. Attendu en hausse de +0,3% sur le mois et de +2,7% en rythme annuel, il est sans surprise. L'IPC s'affiche quasiment en ligne avec le consensus des économistes de la place. Hors alimentation et énergie, l'indice des prix rassure en n'augmentant que de +0,2% d'un mois sur l'autre et +2,6% sur un an, contre respectivement +0,3% et +2,7% de consensus.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis pour le mois d'octobre 2025 se sont établies au nombre de 737.000, contre un consensus de marché de 714.000 et une lecture de 738.000 en septembre.
Sur le plan de la politique intérieure aux Etats-Unis, les relations Trump-Fed sont toujours au centre de l'attention. Des personnalités américaines de tous bords ont en effet défendu, lundi, l'indépendance de la banque centrale américaine, qui serait selon leur approche menacée par une tentative de déstabilisation inédite du gouvernement Trump. La raison véritable des tensions : la Fed n'a pas fourni à Donald Trump les baisses de taux d'intérêt qu'il attendait...
En rendant publique, dimanche, une procédure lancée à son encontre par le ministère américain de la Justice, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell, a récolté une avalanche de soutiens. Ses prédécesseurs à la tête de la Fed ont dénoncé une instrumentalisation de la justice "sans précédent" visant à "saper l'indépendance" de l'institution monétaire. Une telle démarche "n'a pas sa place aux Etats-Unis" ont affirmé dans un communiqué Alan Greenspan, Ben Bernanke et Janet Yellen, et d'autres personnalités économiques de premier plan.
Ce nouveau rebondissement a surpris les investisseurs, qui apprécient généralement les baisses de taux directeurs, mais sont aussi attachés à l'indépendance de la Fed, garde-fou contre l'inflation.
Dans ce contexte relationnel intérieur tendu avec le Président Trump, Wall Street se tasse. A 17h45, le S&P 500 cède -0,24%, glissant à 6.960 pts. Le Dow Jones se tasse de -0,7% à 49.242 pts. Le Nasdaq rend -0,16% à 23.695 pts.
Les pétroles remontent encore, ce mardi. En Europe, à 17h45, le Brent de mer du Nord reprend +2,21% à 65,72$. Le baril de brut WTI, la référence américaine, gagne +2,42% à 61,38$.
Du côté des devises, l'euro se tasse de -0,22% face au billet vert, à 1,1643$.
L'once d'or continue de briller... A 17h45, le métal jaune prend encore +0,24% à 4.608$ (3.957 euros), avec un plus haut du jour à un nouveau record de 4.633,86$.
Le Bitcoin se reprend de +2,65% à 93.584$.
Valeurs en hausse
* Vente-unique.com (+7,79% à 16,6 euros). L'Ebitda ajusté du n°1 européen de la vente en ligne de mobilier, d'articles de décoration et d'équipements de la maison ressort à 21 ME, et représente 10,4% du chiffre d'affaires (10,9% en 2023-2024), "une performance solide alors que le Groupe a supporté le coût de la première année de relance commerciale de la marque Habitat et des ajustements de capacités logistiques dans l'attente de la mise en service du second entrepôt logistique". Les dotations aux amortissements et provisions atteignent 7,2 ME (dont 4,4 ME relatifs aux amortissements IFRS 16) et progressent de +0,2 ME sur un an, une évolution cohérente sur un an avec les investissements réalisés pour soutenir la trajectoire de croissance de long terme. Le résultat opérationnel courant ressort à 11,8 ME (+8%). Le bénéfice net annuel ressort à 8,1 ME, (7,4 ME en 2023-2024), soit une progression de +10% sur un an. Vente-unique.com réalise ainsi un 19e exercice consécutif bénéficiaire et entend surperformer une nouvelle fois son marché. Il anticipe un nouvel exercice de croissance rentable, en s'appuyant sur un 1er trimestre 2025-2026 affichant une performance commerciale à deux chiffres.
* SES (+3,28% à 6,45 euros). Grâce à une nouvelle prolongation d'accord, le groupe assurera des communications satellitaires sécurisées et ininterrompues aux Forces de défense australiennes pendant au moins 16 ans. Ce service sera fourni via le satellite SES Intelsat 22, et une charge utile de communications militaires à ultra-haute fréquence (UHF). Dans le cadre de ce nouvel accord, SES repositionnera le satellite IS-22 sur une nouvelle orbite définie par les Forces de défense australiennes, poursuivant ainsi une mission essentielle à la sécurité des communications militaires australiennes depuis le lancement d'IS-22 en 2012. SES construira un segment terrestre dédié, comprenant une antenne spécialement conçue à cet effet sur le sol australien, consolidant ainsi l'infrastructure nécessaire à la continuité des opérations, aujourd'hui comme demain.
* Airbus (+1,87% à 220,2 euros). Airbus a tenu son objectif, révisé à la baisse il y a quelques semaines, de livraisons en 2025. Le géant européen de l'aérien a expédié 793 appareils commerciaux à 91 clients l'an passé, soit une hausse de +4% sur un an. Airbus a notamment livré 607 appareils de la famille A320, un record depuis 2019. Comme d'habitude, les livraisons ont été très importantes en décembre. Le groupe est parvenu à expédier 136 unités sur le mois dépassant ainsi légèrement sa guidance annuelle de 790 avions. Le constructeur, qui a averti que l'environnement opérationnel reste "complexe et dynamique", a remporté 1.000 commandes brutes de la part de 57 clients, et 889 nettes en 2025. Son carnet de commandes affiche un record de 8.754 appareils à fin 2025. Airbus prévoit que l'approvisionnement en moteurs d'avion reste tendu en 2026, ce qui laisse penser que les goulets d'étranglement qui ont compliqué la production ces dernières années ne montrent aucun signe d'amélioration à court terme.
Par ailleurs le groupe aéronautique a annoncé la nomination de Matthieu Louvot en tant que Directeur Général d'Airbus Helicopters, à compter du 1er avril 2026. Il sera rattaché à Guillaume Faury (Directeur Général d'Airbus), et membre du Comité exécutif. Matthieu Louvot, actuellement Directeur Général Adjoint Stratégie d'Airbus, succédera à Bruno Even, qui a décidé de quitter l'entreprise pour se consacrer à de nouveaux projets personnels et professionnels.
* Pernod Ricard (+1,1% à 75,48 euros). L'action est dans une 4e séance consécutive de hausse. MedioBanca débute le suivi du groupe de spiritueux, à 'neutre' avec un objectif de 93 euros.
Hier, l'emblématique producteur de la boisson anisée a subi une dégradation d'Exane BNP Paribas. L'établissement financier avait abaissé son opinion sur le dossier à 'sous-performer', tout en coupant son objectif de 82 à 67 euros. Le courtier estime que 2026 sera une nouvelle année de révision à la baisse du consensus sur les entreprises européennes du secteur, et juge les attentes sur les ventes à périmètre comparable trop optimistes.
* Waga Energy (+1,07% à 23,65 euros). Le groupe français est retenu en Floride par le comté de Hillsborough pour produire du biométhane sur le site de stockage de déchets de la commune de Lithia. L'équipement fournira jusqu'à 180 GWh de biométhane par an. Le comté entend valoriser le biogaz de la commune de Lithia, grâce à la technologie Wagabox. L'unité pourra traiter jusqu'à 4.800 m3 de biogaz par heure, et produire environ 180 GWh de biométhane annuellement, dans le cadre d'un contrat d'une durée initiale de 20 ans. La production sera injectée directement dans le réseau de gaz local. L'équipement évitera l'émission d'environ 47.500 tonnes d'eqCO2 par an.
* EssilorLuxottica (+0,72% à 278 euros). En baisse toute la journée, l'action s'est soudainement retournée à la hausse sur une information de 'Bloomberg'. Meta Platforms et le numéro 1 mondial des verres optiques discutent de la possibilité de doubler la capacité de production de lunettes intelligentes dotées d'intelligence artificielle d'ici la fin de l'année, afin de répondre à la demande croissante et de devancer la concurrence.
* Crédit Agricole (+0,71% à 17,765 euros). La banque verte indique que, le 9 janvier, la Banque Centrale Européenne a notifié son autorisation pour le franchissement du seuil de 20% du capital de Banco BPM SpA (Banco BPM). Au cours du 3e trimestre 2025, Crédit Agricole SA a conclu des instruments relatifs aux actions Banco BPM et dispose d'une position additionnelle sous forme de produits dérivés portant sur 0,3% du capital de Banco BPM. Crédit Agricole SA a l'intention d'exercer son droit à la livraison en physique des actions Banco BPM sous-jacentes à cette position. Par conséquent, Crédit Agricole SA détiendra 20,1% du capital de Banco BPM. Crédit Agricole SA n'a pas l'intention d'acquérir ou d'exercer le contrôle sur Banco BPM, et maintiendra sa participation sous le seuil d'offre publique obligatoire.
* Michelin (+0,20% à 30,12 euros). L'équipementier de Clermont-Ferrand a organisé hier soir une conférence avec des analystes. Cité par 'Bloomberg', Citi ('acheter') indique que des points positifs supplémentaires ont été relevés lors de cet échange, "en accord avec les tendances du quatrième trimestre, meilleures que prévu". La Deutsche Bank ('acheter' avec un objectif rehaussé de 31 à 35 euros) prévoit un retour à la croissance des bénéfices pour l'exercice 2026 et juge possible de nouvelles annonces de rachats d'actions. La DB voit également l'entreprise confirmer ses prévisions 2026, communiquées lors de la publication des résultats du 3e trimestre 2025. Par ailleurs, Berenberg a initié la couverture de la valeur avec un avis 'conserver' et une cible de 28 euros.
D'autre part, Michelin a fait part de sa décision de renouveler le mandat de Gérant associé commandité de Florent Menegaux. Le Conseil de Surveillance de Michelin a aussi décidé de proposer la nomination de Philippe Jacquin en tant que Gérant non commandité.
Valeurs en baisse
* Haffner Energy (-14,98% à 0,042 euro). Les Commissaires aux comptes ont déclenché une procédure d'alerte impliquant la convocation des actionnaires en Assemblée générale. La situation est liée principalement au décalage de perception du Crédit d'Impôt Recherche (CIR) dont le paiement habituellement réalisé en fin d'année a été décalé. Ce décalage résulte d'un examen approfondi du dossier par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, dans le cadre duquel Haffner Energy apporte actuellement des compléments d'information. La société estime disposer d'un ensemble d'éléments complets et argumentés de nature à permettre la levée de cette situation dans les prochaines semaines.
* Vusion (-9,99% à 165,7 euros). Quatrième séance consécutive de forte baisse pour le titre. BNP Paribas a dégradé le dossier à 'neutre' avec un cours cible réduit de 275 à 210 euros.
* Exail Technologies (-7,32% à 103,8 euros). L'action décroche après une nouvelle émission d'ODIRNANEs (obligations à durée indéterminée à option de remboursement en numéraire et/ou en actions nouvelles et/ou existantes) pour un montant nominal de 200 ME. Ces obligations sont émises selon les mêmes modalités que les obligations à durée indéterminée et non subordonnées, convertibles en actions nouvelles et/ou échangeables contre des actions existantes d'un montant de 300 ME, émises par Exail Technologies le 1er octobre 2025. "Ce type d'instrument permet de mettre à profit la valeur des fonds propres pour se financer tout en contrôlant sa dilution (nous estimons qu'à un cours de 200 euros, en remboursant l'obligation en cash et la prime en titres, le groupe s'expose à une dilution totale nette de 10,3% en incluant les actions en auto-contrôle). Le groupe s'est en outre acheté à bon compte un répit jusqu'en 2030 et parvient à considérablement renforcer son bilan", analyse TP ICAP Midcap, qui est à 'achat' sur le titre.
* Saint-Gobain (-3,64% à 83,66 euros). Le groupe français est pénalisé par la chute de son homologue suisse Sika (-9,5% à 149,1 CHF). La firme helvète a dévoilé des résultats préliminaires 2025 inférieurs aux attentes, avec une prévision de marge qui devrait entraîner une dégradation du consensus. La marge d'Ebitda pour l'exercice 2025 devrait être légèrement supérieure à 19%, hors coûts exceptionnels liés à l'opération " Fast Forward ". Elle tient compte de l'impact de la faiblesse des marchés sur la croissance organique au 4e trimestre, a indiqué Sika.
* Stellantis (-3,51% à 8,681 euros). Le groupe automobile est sous pression. UBS indique que le propriétaire des marques Peugeot et Jeep pourrait annoncer d'importantes charges exceptionnelles, estimées à 5 MdsE. Selon la banque suisse, citée par 'Bloomberg', ces charges pourraient dépasser les prévisions et inciter l'entreprise à publier ses résultats annuels avant la date prévue. UBS souligne que la direction a déjà donné le ton lors de la conférence de présentation des revenus du 3e trimestre. Lors de cet évènement, le constructeur a déclaré prévoir des charges exceptionnelles au second semestre, les pressions politiques, économiques et réglementaires contraignant le constructeur automobile à procéder à des changements stratégiques. Le broker estime toutefois que ces charges ne seront pas aussi importantes que celles annoncées par Ford en décembre, c'est-à-dire près de 20 Mds$.
* TF1 (-3,69% à 7,835 euros) / M6 (-4,47% à 11,54 euros). Les deux groupes de médias sont sous pression. Bernstein a abaissé sa recommandation sur les deux groupes à 'performance de marché', anticipant un ralentissement du marché publicitaire télévisé français, dans un contexte de visibilité macroéconomique qui se détériore en France. Le courtier souligne cependant l'intérêt du rendement proposé par TF1 et M6, la solidité de leurs bilans et leurs possibilités de consolidation à moyen terme.
* L'incertitude budgétaire et réglementaire en France déplaît à Bank of America. Le broker dégrade les grands groupes d'infrastructure nationaux qui reculent : Vinci (-4,51% à 116,55 euros), Eiffage (-3,15% à 121,5 euros), Groupe ADP (-3,84% à 110,2 euros), et Getlink (-2,96% à 16,04 euros).
* Thalès (-2,22% à 264,2 euros). La Deutsche Bank a dégradé le groupe de défense à 'Conserver' en ciblant 280 euros contre 285 euros précédemment. Le broker évoque "l'absence de catalyseurs imminents et un contexte d'incertitudes croissantes autour du budget de la défense français", ainsi que de ventes "toujours en retrait dans la division cybersécurité".
* Bouygues (-2,07% à 44,58 euros). Au 1er janvier 2026, le groupe a décidé de regrouper ses filiales Colas, Bouygues Construction et Bouygues Immobilier au sein d'une nouvelle Division Construction, placée sous la responsabilité de Pascal Minault. Les activités de construction du groupe Bouygues réalisent un chiffre d'affaires supérieur à 27 MdsE, comptent environ 100.000 collaborateurs, et opèrent dans plus de 50 pays. Ce regroupement vise à développer les synergies commerciales, rechercher des gains d'efficacité opérationnelle, renforcer le partage de connaissances et de savoir-faire, et multiplier les opportunités de mobilité interne pour les collaborateurs.
Le groupe pâtit aujourd'hui du désamour sectoriel lié à la révision de BoA. Pour sa part, Citi confirme son avis à 'neutre' mais porte de 39,2 à 47,8 euros son objectif de cours.
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