Clôture Paris : en baisse, sur fond de tensions au Moyen-Orient
Le rendement des obligations d'État reste surveillé...
Le marché parisien a finalement flanché lundi, face à une nouvelle remontée des cours du brut et à des tensions sur les taux. Le CAC 40 perd 0,8% à 8.335 points.
Le pétrole se maintient au-dessus du seuil symbolique des 90 dollars le baril, après des tirs entre Washington et Téhéran, qui ont mis fin à plusieurs semaines d'accalmie au Moyen-Orient. La hausse des cours du brut relance les risques inflationnistes et maintient la pression sur l'obligataire alors que le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a souligné vendredi que la banque centrale avait "du pain sur la planche" pour maîtriser l'inflation.
Les obligations d'État restent surveillées, avec un rendement de l'OAT français à 10 ans qui a touché un nouveau plus haut depuis 18 ans à 4,15%. L'agence Fitch a maintenu vendredi la note souveraine de la France à A+ avec une perspective stable. Fitch a cependant révisé en baisse ses estimations de déficit public qui évoluerait de 5,2% du PIB en 2026 à 5,5% en 2027 puis 5,2% en 2028. Le risque politique, avec l'élection présidentielle de 2027, est évoqué pour expliquer cette absence d'amélioration qui tient aussi à une croissance moins dynamique, un alourdissement de la charge d'intérêts et à l'augmentation du budget de défense.
Aux États-Unis, le T-Bond à 10 ans est monté à 4,76%, et le 30 ans a atteint 5,26% - toujours proche de ses pics de 19 ans. Pendant ce temps, le rendement de l'obligation d'État à 2 ans du Japon a atteint son plus haut niveau en 31 ans, tandis que ce même rendement du '2 ans' allemand s'affiche au sommet depuis juillet 2024. Le '30 ans' allemand est au plus haut depuis 2011.
VALEURS EN HAUSSE
Le secteur pétrolier est logiquement recherché. Sur le CAC40, TotalEnergies pointe dans le haut du palmarès à la faveur d'un gain de 1,1% à 75,5 euros. En dehors de l'indice de référence, Viridien et Vallourec progressent de 5 à 6%.
Pernod Ricard reprend plus de 2% à 64,5 euros après deux séances en nette baisse. Le groupe avait dévoilé des comptes annuels en retrait, sans surprise, mais a revu à la baisse ses perspectives de croissance en raison de la faiblesse du marché américain.
VALEURS EN BAISSE
Airbus (-2,9% à 197,2 euros) pourrait se séparer de ses activités spatiales aux Etats-Unis. Selon des sources proches du dossier interrogées par le 'Financial Times', le géant européen étudierait l'intérêt de potentiels acquéreurs pour ces actifs. Bien que l'entreprise ne publie pas de chiffres de chiffre d'affaires pour sa division spatiale américaine, celle-ci réalisait plusieurs centaines de millions de dollars de ventes, selon les sources du 'FT'.
Air France-KLM recule de 1% à 11,8 euros. La TAP, qui intégrera bientôt Air France KLM ou le groupe Lufthansa, a accusé un déficit de près de 100 millions d'euros au premier semestre, plombée par la hausse des prix du carburant. La compagnie aérienne nationale portugaise a pourtant vu ses revenus progresser de 4,3% à 2,04 milliards d'euros sur la période grâce à une hausse de 4,2% du nombre de passagers, à 8,2 millions, un record. Mais, les coûts du kérosène ont bondi de près de 19%, a souligné la TAP, expliquant la dégradation de 40% du résultat net. La compagnie a affirmé qu'elle continuerait à se concentrer sur l'amélioration de sa rentabilité tout en développant ses liaisons long-courriers. Ces résultats sont publiés alors que le Portugal s'apprête à choisir entre les deux prétendants à la reprise d'une participation minoritaire pouvant atteindre 49,9% dans la TAP.
Air Liquide perd 0,1% sous les 170 euros. Le géant des gaz industriels bénéficie pourtant du soutien de Mizuho Securities qui a initié la couverture du dossier avec un avis 'surperformer' et une cible de 200 euros. Le titre est clairement plébiscité par les analystes puisque, selon le consensus 'Bloomberg', 22 sont à l''achat', 4 à 'conserver' et aucun à 'vendre'. L'objectif à douze mois est fixé à 195,15 euros.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote