Pétrole : le baril retombe lourdement
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Net repli des cours de l'or noir sur fond d'éloignement d'une intervention militaire américaine immédiate en Iran. Le baril Brent de la mer du nord (échéance mars) reflue de 4,1% à 63,8 dollars alors que le brut léger américain (contrat février) se replie de 4,2% à 59,4 dollars.
Une série d'événements survenus tôt mercredi matin laissaient présager des frappes imminentes. L'Iran avait brièvement fermé son espace aérien à la suite d'informations faisant état d'un redéploiement de troupes américaines dans la région, tandis que Donald Trump menaçait de réagir aux meurtres commis par le régime. Mais le président américain a depuis affirmé avoir reçu l'assurance que l'Iran cesserait de tuer des manifestants, réduisant ainsi la probabilité d'une riposte militaire immédiate et de perturbations de la production iranienne de brut et des principales voies maritimes.
"La situation en Iran, qui a largement contribué à la récente hausse des cours, s'est considérablement apaisée du jour au lendemain", indique à 'Bloomberg' John Evans, analyste chez PVM. "La prime de risque a disparu". " Bien que la situation demeure fragile, la prime de risque immédiate s'est atténuée, mais il est peu probable qu'elle disparaisse compte tenu du risque persistant de perturbation", ajoute Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
Aux Etats-Unis, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a indiqué mercredi que les stocks américains de brut et d'essence avaient augmenté la semaine dernière davantage que prévu par le marché, ce qui pèse également sur les prix. Par ailleurs, le Venezuela a commencé à lever les restrictions sur sa production pétrolière imposées par l'embargo américain et ses exportations de brut ont également repris, selon des sources de 'Reuters'.
Côté demande, les importations chinoises de pétrole brut ont augmenté de 17% en décembre par rapport à l'année précédente, tandis que les importations totales pour 2025 devraient progresser de 4,4%, selon les données gouvernementales. Les volumes quotidiens d'importations de brut ont atteint des niveaux records.
Le prix du pétrole a grimpé en flèche en ce début d'année, les turbulences au sein du quatrième producteur de l'OPEP, ainsi que les troubles au Venezuela, accentuant les risques géopolitiques pesant sur les cours. Les exportations kazakhes en mer Noire ont également subi d'importantes perturbations en raison d'une combinaison d'attaques de drones, de travaux de maintenance et de mauvaises conditions météorologiques, ce qui a également contribué à la hausse des prix.
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