Nouvelles attaques au Moyen-Orient, le baril de pétrole remonte en direction des 100$
Fortes tensions en Iran...
Les cours de l'or noir remontent encore en début de journée en Europe sur fond de reprise des hostilités au Moyen-Orient. Le baril de Brent (contrat août) avance de 2% à 97,9 dollars, tandis que le West Texas Intermediate avoisine les 96 dollars (+2,2%) après avoir progressé de plus de 7% lors des deux premières séances de la semaine.
Les forces américaines ont intercepté des missiles balistiques et des drones iraniens visant des pays voisins du Moyen-Orient et ont frappé un centre de commandement en Iran en représailles. Cet échange de frappes fait suite à plusieurs jours d'escalade militaire israélienne contre le Hezbollah, soutenu par l'Iran, au Liban, ce qui a conduit à un entretien téléphonique entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le Commandement central américain a déclaré que l'Iran avait lancé mardi plusieurs missiles balistiques vers des pays comme le Koweït et Bahreïn. Certains drones ont été abattus par la défense aérienne américaine et bahreïnie, mais aucun n'a atteint sa cible, a indiqué le Centcom dans un communiqué. Les Gardiens iraniens de la révolution de leur côté ont dit avoir ciblé un navire lié aux Etats-Unis après qu'un pétrolier iranien a été touché près d'Ormuz. Parallèlement, le Koweït a suspendu les vols vers son aéroport international après qu'une attaque de drone iranienne a endommagé un terminal passagers.
Ces attaques interviennent après que Donald Trump a déclaré rester optimiste quant à la possibilité pour les États-Unis de parvenir prochainement à un accord de paix intérimaire avec Téhéran, contredisant ainsi les informations diffusées par les médias d'État iraniens selon lesquelles les discussions avec Washington auraient été suspendues en raison des combats au Liban.
Le détroit d'Ormuz, qui voyait transiter environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié avant le début de la guerre, reste au centre des préoccupations du marché pétrolier, le trafic commercial visible y demeurant limité. Les négociateurs américains et iraniens s'efforcent de résoudre plusieurs autres questions cruciales, notamment la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, l'avenir des fonds iraniens gelés à l'étranger et la portée de tout accord de sécurité régional plus large.
"L'écart entre les États-Unis et l'Iran laisse penser qu'un accord menant à une normalisation des flux n'est pas pour demain", déclare à 'Bloomberg' Warren Patterson, responsable de la stratégie matières premières chez ING Groep à Singapour. "Les risques sont orientés à la hausse, surtout à l'approche du troisième trimestre, période traditionnellement marquée par une demande plus forte".
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