Net repli du baril de pétrole sur des espoirs d'accord entre Washington et Téhéran
-5% pour les deux références mondiales...
Les cours pétroliers reculent nettement en ce début de semaine, sur des espoirs renforcés d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis. Le baril de Brent (contrat juillet) trébuche de 5,3% à 98 dollars à Londres tandis que le WTI (contrat mai) recule de 5,6% à 91,2 dollars.
Ce week-end, le président Donald Trump a déclaré que "les négociations se déroulaient de manière ordonnée et constructive", tout en précisant que les États-Unis ne souhaitaient pas précipiter les choses, d'après ses publications sur les réseaux sociaux. L'accord-cadre est "susceptible d'être finalisé" entre les États-Unis, l'Iran et plusieurs autres pays, et les "derniers aspects et détails de l'accord" seront annoncés prochainement, avait auparavant affirmé le locataire de la Maison Blanche dans une publication sur 'Truth Social'. Il a néanmoins ajouté que le blocus du détroit d'Ormuz par Washington serait maintenu jusqu'à la conclusion d'un accord.
Le président Trump subit une pression politique intérieure croissante pour mettre fin au conflit, notamment à l'approche des élections de mi-mandat de novembre qui détermineront la composition du Congrès. La guerre a fait grimper le prix des carburants, le prix moyen de l'essence aux États-Unis atteignant son plus haut niveau depuis 2022.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a adopté un ton prudemment optimiste ce matin, affirmant que les États-Unis allaient tout mettre en oeuvre pour parvenir à un accord diplomatique. "Nous pensions avoir des nouvelles hier soir", a-t-il déclaré aux journalistes à New Delhi. "Peut-être aujourd'hui".
Cependant, la manière dont seront abordées les principales divergences, notamment le sort du programme nucléaire iranien, reste floue. L'agence de presse iranienne 'Tasnim' a indiqué que le projet d'accord pourrait encore échouer, les États-Unis faisant obstruction à certaines clauses clés, notamment la demande de dégel de leurs avoirs, rapporte 'Bloomberg'.
"Les deux parties sont peut-être plus proches d'un cessez-le-feu et d'un cadre de réouverture du détroit d'Ormuz, mais restent très éloignées sur les questions les plus épineuses", indique à l'agence Charu Chanana, stratégiste en chef des investissements chez Saxo Markets à Singapour, citant les sanctions et le programme nucléaire. "Le pétrole a déjà intégré un certain soulagement, mais pas une solution durable".
Les États-Unis et l'Iran ont élaboré un mémorandum qui prolongerait le cessez-le-feu de 60 jours, les deux parties cherchant à parvenir à un accord permanent, a de son côté rapporté le 'Washington Post', citant un haut responsable de l'administration Trump. Si un accord est conclu, le détroit serait déminé et rouvert entre-temps, croit savoir le journal.
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