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L'examen du budget reprend à l'Assemblée, l'hypothèse du retour du 49.3 progresse

| AFP | 276 | 1 par 1 internautes
Vue de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 11 décembre 2025 à Paris
Vue de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 11 décembre 2025 à Paris ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives )

Les députés ont repris jeudi en commission l'examen du budget de l'Etat pour 2026, peinant toujours à faire émerger les contours d'un compromis. De quoi alimenter un peu plus l'hypothèse du retour de l'article 49.3.

Après l'échec des discussions en première lecture, le gouvernement a recouru en fin d'année à une loi spéciale. Elle permet d'assurer la continuité de l'Etat, en reconduisant en 2026 les impôts de 2025 mais a mis en suspens notamment l'augmentation des crédits de défense, ou encore plusieurs mesures agricoles à l'heure où la profession manifeste sa colère.

Le projet de loi de finances est désormais de retour en nouvelle lecture à la chambre basse, jusqu'à samedi en commission, puis à partir de mardi dans l'hémicycle, théoriquement jusqu'au 23 janvier. Les députés repartent de la version du Sénat, loin de faire l'unanimité.

Le chef des députés du Parti socialiste, Boris Vallaud, participe à une séance de questions au gouvernement, le 23 décembre 2025 à Paris
Le chef des députés du Parti socialiste, Boris Vallaud, participe à une séance de questions au gouvernement, le 23 décembre 2025 à Paris ( Thomas SAMSON / AFP/Archives )

Le gouvernement souhaite aller vite, afin de doter la France d'un véritable budget d'ici la fin du mois, et de revenir en 2026 sous la barre des 5% de déficit, contre 5,4% en 2025.

Le chef des députés PS, Boris Vallaud, a lui aussi estimé dans Libération mercredi qu'il était "temps (...) de sortir de cette séquence budgétaire".

Montchalin "n'exclut rien"

L'utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité, semble de plus en plus inéluctable, faute de majorité à l'Assemblée.

La ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé jeudi sur RTL qu'elle "n'excluait rien qui puisse donner à la fin un budget aux Français".

Interrogée lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes parlementaires, elle a souligné que si 49.3 il devait y avoir, la question se poserait plutôt à "la fin du débat", qui doit permettre de "rapprocher" les positions. "Je ne pense pas qu'on soit à quelques heures près (...) Je pense que la séance a une valeur", a-t-elle dit.

La voie des ordonnances, inédite, semble elle compromise, le PS y voyant la "pire des solutions".

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement, le 6 janvier 2026 à Paris
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement, le 6 janvier 2026 à Paris ( Bertrand GUAY / AFP )

Alors que Sébastien Lecornu s'est engagé auprès des socialistes en octobre à ne pas utiliser le 49.3, la balle est désormais dans son camp. Mais il "devra donner des motifs de ne pas être censuré", a prévenu M. Vallaud dans Libération.

Flou persistant en commission

Quels pourraient être les termes d'un pacte de non-censure?

Ils sont pour l'heure difficiles à cerner. Le rapporteur général du budget LR Philippe Juvin propose dans un document révélé par Les Echos et consulté par l'AFP une hausse des recettes de 2,93 milliards d'euros par rapport à la version du Sénat et une baisse des dépenses de 6,2 milliards.

Bien éloigné du PS, qui souhaite, lui, augmenter les dépenses de neuf milliards, par rapport à la version initiale du gouvernement.

Les premières heures d'examen du budget en commission, jeudi, n'ont pas permis d'y voir plus clair.

Si les députés se sont accordés sur le dégel total du barème de l'impôt sur le revenu, ils ne sont pas parvenus à bâtir de majorité au sujet de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l'un des points les plus tendus de la négociation.

Le PS en espère 8 milliards d'euros, LR au maximum 4. Mais la commission a in fine maintenu la suppression pure et simple du dispositif, votée au Sénat.

Le Rassemblement national a notamment voté la mesure, son député Jean-Philippe Tanguy refusant de participer à ce qu'il a qualifié de "clé de voûte d'un accord entre la Macronie, LR et le PS".

Même issue pour la taxe sur les holdings patrimoniales, dont la portée a été réduite par le Sénat. Faute d'accord pour en augmenter le rendement, elle a été supprimée.

Le groupe socialiste est en revanche parvenu à faire adopter une proposition pour élargir l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) en y intégrant la "fortune financière dite non professionnelle", incluant notamment les assurances-vie.

Au fil de leurs discussions, les députés ont supprimé diverses pistes de recettes: ils ont notamment rejeté la fiscalisation des indemnités journalières pour les personnes atteintes d'affection de longue durée, maintenu la réduction d'impôts pour frais de scolarité et la niche fiscale des retraités. Creusant encore le déficit.

"L'écart entre les positions du socle commun et ce que les groupes de gauche mettent sur la table s'est plutôt agrandi", a commenté auprès de la presse le président de la commission des Finances, Eric Coquerel (LFI).

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