Renault : en berne après un mois de février en retrait
Déçu ?
Renault reperd 0,5% à 28 euros ce mardi après une séquence boursière très négative. En février, alors que Stellantis (+9,8%) a largement surperformé le marché européen, Renault (-15,5%) a souffert. Le constructeur automobile qui mise sur l'électrique, l'hybride et l'international grâce à un rythme soutenu de lancements vient de présenter un plan stratégique visant à installer dans la durée le redressement récent du groupe au losange : Le groupe, dirigé depuis l'été dernier par l'ancien directeur des achats et des partenariats, François Provost, prévoit de lancer 36 nouveaux produits au cours des cinq prochaines années dans le cadre de son plan "FutuREady", contre 32 lors du plan précédent, dont 14 hors d'Europe contre huit sur les 5 années passées... 16 des 22 véhicules prévus en Europe d'ici 2030 seront électriques. "Avec le plan Renaulution, nous avons prouvé que nous pouvions gagner, maintenant nous devons prouver que nous pouvons durer", a expliqué François Provost. Le constructeur automobile historiques veut s'appuyer sur sa propre technologie pour développer des produits compétitifs en Europe, mais aussi développer sa présence hors du continent, notamment en Inde, en Amérique du Sud et en Corée du Sud, cette fois grâce à des partenaires comme le chinois Geely.
Grâce à cette offensive, la marque Renault devrait dépasser les deux millions de ventes par an d'ici 2030, pour moitié hors d'Europe, et 100% de ventes électrifiées en Europe et 50% hors d'Europe. L'an dernier, la marque au losange a écoulé 1,6 million de véhicules, dont 62% sur le marché européen.
"Plus compétitif que jamais"
Renault a réaffirmé ses objectifs de marge opérationnelle à moyen terme, comprise entre 5% et 7%, et de flux de trésorerie disponible automobile d'au moins 1,5 milliard d'euros par an en moyenne. L'entreprise prévoit de réduire ses coûts variables par véhicule d'environ 400 euros par an. Elle entend également abaisser davantage ses dépenses en utilisant en moyenne 30% de pièces en moins par véhicule et déploiera 350 robots humanoïdes pour les travaux lourds et les tâches à faible valeur ajoutée. "Devenir le constructeur automobile de référence en Europe signifie avoir l'ambition de concevoir et de produire en Europe des produits qui soient les meilleurs de leur catégorie en termes d'attractivité, de technologie et de compétitivité", a déclaré le DG du groupe.
Simplification globale
Parmi les derniers avis de brokers, Jefferies conserve le dossier avec un objectif ramené de 34 à 31 euros, tandis que HSBC est toujours à l'achat avec une cible à 42 euros. Goldman Sachs conserve de son côté le dossier avec un objectif ramené à 30 euros.
"Sur le moyen terme, Renault Group entend générer des résultats financiers solides et résilients", selon JPMorgan, la stratégie du groupe demeurant axée sur les produits. "Les objectifs et ambitions financiers étaient déjà connus depuis le mois dernier, donc pas de surprises... Plus largement, le plan futuREady signale une orientation vers des lancements de produits plus fréquents et une réduction drastique des coûts afin de concurrencer les équipementiers chinois en matière d'innovation et de rapidité", a estimé de son côté Oddo BHF. Outre les ambitions générales de réduction des coûts, qui incluent notamment un développement plus rapide et une simplification globale, l'accent mis sur l'efficacité du segment C à forte marge et le succès de l'offensive internationale robuste offrent une feuille de route claire pour la résilience des marges, même si la mise en oeuvre sera évidemment cruciale, ajoute le courtier, à 'surperformer'.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote