Le patron d'AXA met en garde contre le discours de certains candidats à l'élection présidentielle
Le pays a besoin de réformes d'envergure....
Thomas Buberl, DG d'Axa, a appelé le prochain président français à s'attaquer à la montagne de dettes du pays par le biais de réformes structurelles et a qualifié de "dangereuse" la proposition de l'extrême gauche visant à annuler des obligations. La deuxième économie de la zone euro fait l'objet d'une surveillance étroite en raison d'un déficit qui dérape, de coûts d'intérêt en forte hausse et d'une croissance atone. Le redressement des finances publiques est devenu un enjeu majeur de la campagne pour l'élection présidentielle du printemps prochain. "Ce nouveau gouvernement devra s'attaquer aux problèmes structurels par des réformes afin de mieux équilibrer le budget", a déclaré le dirigeant sur 'Bloomberg Television'. "Augmenter la fiscalité année après année ne résoudra pas le problème structurel".
Le patron de l'assureur parisien a prévenu que les investisseurs réagiraient vivement si les défis de la France n'étaient pas relevés. L'écart de rendement entre les obligations françaises à 10 ans et leurs homologues allemandes (le fameux spread), un indicateur clef du risque, a déjà grimpé DE près d'un point de pourcentage, atteignant son niveau le plus élevé depuis la crise de la dette souveraine européenne il y a plus de dix ans. "Le risque est alors que les marchés manifestent très clairement leur mécontentement", a-t-il souligné. "Le message est très clair : il n'y a pas d'autre choix que de restructurer les finances publiques".
Les assureurs et les banques français figurent parmi les principaux créanciers de l'État. Axa détient environ 12% de ses actifs investis dans le pays. T.Buberl a également mis en garde contre la proposition du candidat à l'élection présidentielle d'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, visant à annuler les obligations détenues par la Banque centrale européenne et la Banque de France. Certains sondages d'intentions de vote le placent au second tour du scrutin. "Le discours autour de la dette et de l'éventuel non-remboursement de celle-ci constitue, à mon sens, une discussion très dangereuse", a-t-il déclaré. Cela revient à "jouer avec le feu et à mettre en péril la crédibilité de la France".
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote