Taux : nette détente, volonté de voir le verre à moitié plein
(Zonebourse.com) - Les mot paix, victoire militaire et diplomatique (l'Iran renoncerait "pour toujours" à développer "la bombe"), "cadeau sans précédent" (la hausse du pétrole enrichit les producteurs texans), "accord sur de nombreux points" savamment distillés par Donald Trump entretiennent l'espoir d'une désescalade... alors que dans les faits, l'Iran ne négocie rien avec la Maison Blanche, refuse même de discuter avec Jared Kushner et Steve Witkoff, et qualifie tout accord potentiel sur les bases actuelle comme une absurdité suicidaire pour Téhéran.
Autrement dit, Trump a surement envie d'éviter un embrasement, mais comme il serait en parallèle en train de déployer des troupes d'assaut pour une opération terrestre massive sur le sol iranien, ce double jeu risque de rendre toute négociation caduc avant même de solliciter l'entremise du Pakistan, d'Oman, de la Turquie, etc.
Trump aura donc gagné 72H, ou 96H qui auront permis aux taux de se détendre : le mouvement se poursuit d'ailleurs, malgré les frappes réciproques qui dévastent Tel Aviv et Téhéran, et qui débordent vers l'Irak, le Koweït... rien qui plaide pour une normalisation et le recul des anticipations inflationnistes.
Les T-Bonds effacent -7,5 points vers 4,319%, le "30 ans" -4,5 points vers 4,895%, le "2 ans" -5,6 points vers 3,88% : cela n'inverse pas pour autant une tendance à la remontée des taux à moyen terme.
Au chapitre des annonces "rassurantes", Téhéran a annoncé que les navires "non hostiles" pouvaient désormais emprunter le détroit d'Ormuz, moyennant un droit de passage.
Mais le trafic de pétroliers reste fortement restreint, par l'absence de feu vert des compagnies d'assurance, ce qui perturbe depuis le 28 février les expéditions mondiales de brut.
Pour l'heure, les cours de l'or noir demeurent assez hauts, le baril de WTI (West Texas Intermediate) gravitant autour de 89 USD, tandis que le baril de Brent se maintient autour de la barre symbolique des 100 USD.
A propos du pétrole, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) vient d'indiquer que les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis avaient augmenté de 6,9 millions de barils la semaine dernière, là où les analystes ne tablaient que sur une hausse de 500 000 barils.
Côté "macro", les prix américains à l'importation ont augmenté de 1,3% en février par rapport au mois précédent (des chiffres qui précédaient donc le déclenchement de la guerre en Iran), tirés par un bond de 3,8% des prix des carburants.
En Europe, l'activité reste dominée par la géopolitique et l'amélioration de l'ambiance générale : nos OAT effacent -8,5 points à 3,645%, les Bunds -5 points à 3,955%, les BTP italiens s'éloignent des 4% testés en début de semaine avec -10,5 points à 3,83%.
Les "Gilts" réalisent la meilleur performance avec -12,5 points à 4,828%.
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source : AOF
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