L'inflation pèse sur Wall Street, Trump poursuit son show
(Zonebourse.com) - Près d'une heure trente après l'ouverture de Wall Street, le Dow Jones et le S&P 500 abandonnent 0,6% tandis que le Nasdaq s'enfonce un peu plus franchement (-1%). Les indices sont notamment plombés par des chiffres de l'inflation, ressortis un peu plus élevés qu'attendu. Par ailleurs, le détroit d'Ormuz reste toujours congestionné et l'or noir poursuit sa hausse.
Toujours très attendu, l'indice des prix à la consommation (IPC) du mois d'avril a progressé de 0,6% aux Etats-Unis, sous l'effet de la hausse des coûts de l'énergie, tandis que l'indice sous-jacent a légèrement surpris, à 0,4%.
"Cette évolution porte l'accélération de l'inflation sur deux mois à 1,5%, soit son niveau le plus élevé depuis 2022 et une lecture figurant parmi les plus élevées observées depuis le milieu des années 1970", note Josh Jamner, Senior Investment Strategy Analyst chez ClearBridge Investments (filiale de Franklin Templeton).
Par ailleurs, les prix du transport aérien ont de nouveau fortement progressé en avril ( 2,8%), signe que la hausse des coûts du carburant continue d'être progressivement répercutée sur les consommateurs.
Selon le FedWatch Tool de CME Group, les taux devraient rester inchangés jusqu'en septembre. La probabilité d'assister à une hausse des taux se renforce à partir d'octobre (environ 20%, contre 6% six semaines plus tôt), puis en décembre (environ 35%).
Trump multiplie les provocations sur les réseaux
La trajectoire de l'inflation américaine ne semble pas inquiéter Donald Trump outre mesure : celui-ci a affiché une mine triomphante sur son réseau Truth Social, se vantant des récents sommets atteints par le S&P 500 à plus de 7 300 points. Le milliardaire a poussé le narcissisme un peu plus loin en publiant un montage affichant son portrait sur le billet de 100 USD.
Ne s'arrêtant toujours pas en si bon chemin, il a aussi publié une série d'illustrations générées par l'IA mettant en scène la destruction de bateaux iraniens, accompagnée d'un "bye bye fast boats", continuant à traiter la guerre au Moyen-Orient comme un vulgaire divertissement. Pour rappel, au début du conflit, il avait qualifié ce conflit comme une simple "excursion" pour son armée.
Un risque d'escalade bien réel
Cette mise en scène intervient après que Donald Trump a jugé la réponse de l'Iran à une proposition américaine "inacceptable". La République islamique a précisé aujourd'hui que sa réponse portait avant tout sur "l'arrêt total des agressions, la levée du blocus des ports, des garanties sécuritaires et la définition d'un mécanisme durable pour la sécurité du détroit d'Ormuz".
"Si Washington persiste à rejeter les propositions iraniennes, le risque d'escalade vers une situation plus dangereuse augmentera, avec des conséquences économiques et politiques globales", a prévenu Téhéran. L'Iran a par ailleurs averti la France et la Grande-Bretagne qu'envoyer des forces (dont le porte-avions Charles-de-Gaulle) à Ormuz n'était pas une bonne idée. "La sécurité maritime ne saurait être assurée par des démonstrations de puissance militaire, en particulier de la part d'acteurs qui, par leur soutien, leur participation ou leur silence face à l'agression et au blocus, font eux-mêmes partie du problème."
Dans ces conditions, l'or noir poursuit sa hausse : le WTI s'approche des 102 USD le baril, tandis que le Brent frôle les 108 USD.
Les sociétés à suivre
Dans l'actualité des sociétés, Netflix ( 3,70%) a annoncé mardi avoir investi plus de 135 milliards de dollars dans la production de films et de séries au cours des dix dernières années, un effort qui aurait contribué à hauteur de plus de 325 milliards de dollars à l'économie mondiale, selon les données communiquées par la plateforme de streaming vidéo.
Amazon (-1,80%) indique déployer son service de livraison ultra-rapide Amazon Now, qui fournit des milliers de produits frais, d'essentiels ménagers et d'articles locaux en environ 30 minutes ou moins, dans des dizaines de villes auprès de millions de clients aux Etats-Unis.
Under Armour chute de 18% à la Bourse de New York après avoir prédit une nouvelle baisse de son chiffre d'affaires annuel pour l'exercice 2026/2027, qui a débuté le 1er avril.
Enfin, eBay (-0,40%) a annoncé mardi que son conseil d'administration avait officiellement rejeté l'offre d'acquisition non sollicitée et non contraignante soumise la semaine passée par GameStop, estimant que la proposition du distributeur de jeux vidéo n'était "ni crédible, ni attrayante".
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source : AOF
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